A l’occasion de la sortie console, on vous parle de la série de Point’n Clic d’aventure Deponia. Oui, le titre de 2012 s’est vu récemment porté sur consoles avec 4 années de retard et des contrôles adaptés, par les allemands Daedalic (que personnellement j’aime beaucoup) à qui nous devions déjà Silence, sorti au même moment. Mais contrairement à ce dernier, Deponia se destine aux joueurs habitués au genre qui ont déjà poncé les titres Lucas Arts.

Goal, littéralement le but de Rufus… subtil.

Rufus

Car en effet, sous les dehors enfantins et ses graphismes cartoons se cache un titre très complexe à aborder en 2016, à base de combinaisons plus ou moins absurde d’objets et d’énigmes assez tordues, comme à la bonne époque de Monkey Island.

Sur la planète Deponia vit Rufus, un looser dont le père s’est fait la malle après avoir découvert une source d’eau sur la planète poubelle. Depuis, il n’aspire plus qu’à quitter le dépotoir pour atteindre Elyseum, un monde parfait pour accueillir son ego surdimensionné. En découlent des inventions toutes plus… explosives et foireuses les unes que les autres pour tenter de gagner son paradis, au grand dam de la population environnante et de Toni, son ex petite copine chez qui il vit encore et qui n’aspire qu’à le mettre à la porte.

Se lancer dans Deponia, c’est l’assurance de bien rigoler, mais aussi s’arracher les cheveux

Seulement voilà, son dernier plan en date fonctionne contre toute attente et Deponia toute entière souffle enfin de voir cette calamité disparaître dans le ciel, accroché à un vaisseau en partance d’Elyseum. A bord, il tentera de sauver on ne sait trop pourquoi la belle Goal, causant leur chute à tous les deux sur Deponia…

Toni ne lâchera pas ses coupons pour vous… et on la comprend !

Retour à la case départ pour Rufus qui n’a plus qu’une idée en tête : ravir le coeur de sa princesse en détresse… devenue objet de bien des convoitises sur Deponia, même si elle restera une bonne partie de l’aventure dans les pommes. Jamais sérieux pour un sous, l’histoire de Deponia nous accroche à un anti-héro à l’ego démesuré, menteur et voleur au milieu d’une population qui en a plus qu’assez de le voir traîner sur la planète des détritus. Même si l’univers n’est pas bien original, l’humour omniprésent et les dialogues (en anglais mais les textes sont en français) très bien écrits nous happent dans cette aventure rocambolesque.

Néanmoins, la progression pourra prendre un temps certain, puisque si les différents chapitres ne sont limités qu’à quelques tableaux, il faudra souvent discuter avec tout le monde, combiner des objets tous plus inutiles les uns que les autres pour en créer de nouveaux en faisant chauffer nos méninges et mettant à rude épreuve notre logique. Certaines quêtes sont également assez longues et demandent pas mal de concentration lors des dialogues pour repérer une information utile. L’inventaire permet de coupler deux objets pour en créer un nouveau, et on passe finalement pas mal de temps à essayer d’en assembler deux pour tomber un peu par hasard sur un nouvel objet dont il faudra deviner l’usage.

On frappe avant d’ouvrir la douche… non, on n’ouvre pas la douche tout court, voyons !

Visuellement, Deponia offre des illustration à la main très colorées, rehaussées sur cette version console, et l’intégration des objets et personnages dans les décors est juste parfaite. Certains décors – malgré la palette de couleur un peu redondantes – valent le coup d’oeil et on progresse dans les différents décors de manière rapide une fois qu’on a compris que la touche rond nous permettait de sauter les déplacements relativement lents de Rufus pour rejoindre en un clin d’oeil le tableau suivant.

Conclusion

Deponia n’a pas pris une ride en 4 ans et c’est au tour des joueurs console de profiter – si je puis dire – des frasques de Rufus. En attendant la suite “Chaos on Deponia” l’année prochaine, on vous prévient tout de même que se lancer dans Deponia, c’est l’assurance de bien rigoler, mais aussi s’arracher quelques cheveux au passage.

Deponia

  • Développeurs Daedalic
  • Type Point’n Clic
  • Support PS3, PS4, PC
  • Sortie 15 Novembre 2016
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Xavier Henry - Titiks
Xavier Henry - Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.

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