Senran Kagura Bon Appétit !

  • Développeurs Marvelous
  • Editeur Marvelous
  • Type Rythm’n Boin’
  • Support PSVita
  • Sortie 11/11/2014

Dans le même genre :

  • Project Diva F
  • Brazzer Top Chef

Senran Kagura est une série principalement connue pour ses épisodes Beat’m Up sur portable mettant en avant diverses écoles de combattantes aux atouts aptes à faire rougir de honte les plus plantureuses créatures de Dead or Alive. Mais quand la série s’attaque au jeu de rythme mâtiné d’érotisme, cela donne Bon Appétit, un jeu portable qui ne cache aucunement ses intentions. Vous aimez les melons ? On va vous donner du melon. Beaucoup de melons.

Miam

Paré pour la bataille ?
Paré pour la bataille ?

C’est d’abord par son format de distribution chez nous que Senran Kagura étonne. Vendu uniquement en dématérialisé sur la nomade de Sony, on est d’abord surpris par le prix. A peine 14,99€, là où le Beat’m Up Shinovi Versus se monnaie le double sur le même mode de distribution. Puis on constate qu’en fait, nous n’avions acheté que Senran Kagura Bon Appetit Hanzo x Crimson Squad, deux des quatre écoles ninjas de la série, soit 10 filles. Pour obtenir l’intégralité du casting et la bande originale complète, il vous en coûtera donc 9,99€ supplémentaires pour l’extension Gessen X Hebijo, et une ribambelle de DLC cosmétiques sont également vendus séparément. L’extension “jeu en kit” trouve ici tout son sens, néanmoins pas de manière péjorative. Le prix très doux n’est ramené au final qu’à 25€ pour le jeu complet, et permet de tester le jeu à moindre coût avant éventuellement de payer l’intégralité. Car avec les 10 filles présente dans le jeu, ce sont 10 histoires différentes auxquelles vous allez assister, pour une durée de vie honnête pour ce type de production.

Lorsqu’un grand maître organise un concours de cuisine, il n’hésite pas à mettre en jeu un parchemin d’une puissance considérable en guise de récompense pour le vainqueur. Ainsi, n’importe quel voeu sera exaucé à l’aide de ce mystérieux parchemin… La motivation avouée ? Manger et s’amuser, rien de plus.

Les deux écoles vont donc se mettre en quête de ce grand pouvoir, chaque protagoniste ayant ses propres motivations…

Je crois que j'ai gagné
Je crois que j’ai gagné

Boing

Un développement scénaristique ? Pour quoi faire ? On nage en plein délire avec des motivations plus douteuses les unes que les autres et des filles fort peu vêtues qui s’affrontent à coup de plats cuisinés exagérément mis en scène avec des excès de rebonds, sur fond de JPop. Vous vous attendiez à quoi ? A aucun moment le jeu ne vous a promis d’avantage.

Ah si, mais nous y reviendrons.

Chaque fille a donc sa propre quête à mener et va devoir affronter 5 adversaires dans un concours de cuisine en 3 manches, dont seule la dernière influera sur la victoire. A quoi bon tenter de gagner les deux premières ? Nous y reviendrons, disais-je.

Les dialogues sont à la mesure du concept du jeu
Les dialogues sont à la mesure du concept du jeu

Là où le jeu se veut plus original, c’est que vos petits yeux vont devoir arrêter de loucher sur la modélisation extra-terrestre des protagonistes et se concentrer sur deux lignes présentes en bas de l’écran et sur lesquelles apparaissent les touches à presser en rythme. J’ai bien dit deux lignes, et c’est là que la difficulté arrive et où je vous conseille ardemment de commencer en mode “facile” pour vous habituer à la gymnastique visuelle. En effet, il y a six fois moins de touches à presser en “facile” qu’en mode “normal”. Et ne me parlez pas du mode difficile… Chaque affrontement est donc divisé en 3 manches, qui seront chacune notées par le grand maître en fonction de votre adresse, jusqu’au plat final, qui sera sujet à une petite cinématique complètement délirante comme seuls les japonais savent en faire. Chaque manche perdue infligera des dégâts vestimentaires jusqu’à ce qu’il ne lui reste plus rien. Top Chef a soudain perdu beaucoup d’intérêt à vos yeux, n’est-ce pas ?

Vous pourrez personnaliser des pieds à la tête votre cuisinière...
Vous pourrez personnaliser des pieds à la tête votre cuisinière…

Il y a deux petits bonus qui viendront récompenser votre adresse si vous remportez toutes les manches. D’abord les deux premières manches gagnées vous rapporteront chacune une moitié de coeur. Celui-ci pourra être utilisé dans la dernière manche pour vous offrir “un point de vue inédit sur votre adversaire”. En clair, des gros plans plutôt astucieusement cadrés sur son anatomie l’espace de quelques secondes. Mais ravalez votre salive, le rythme soutenu du jeu vous empêchera souvent de regarder ce qu’il se passe à l’écran en dehors des deux lignes. Et si d’aventure vous vous laissiez aller au voyeurisme, vous passeriez sans nul doute à côté du bonus final récompensant la victoire sur les trois manches…

Sur un plateau

Non, sans blague. Si vous parvenez à vaincre votre adversaire sans faiblir, une séquence bonus vous présentant la perdante nue sur un plateau et entourée de nourriture ou de chantilly dans des poses plus que suggestives vous sera offerte en vue de rentabiliser la fonction “capture d’écran” de la console, la caméra pouvant être manipulée presque librement (presque j’ai dit, l’honneur de ces dames restant sauf – à défaut de leur dignité).

La perdante est littéralement servie sur un plateau... et c'est l'un des plus soft.
La perdante est littéralement servie sur un plateau

Et nous avons fait le tour du jeu principal ! Un mode “libre” vous permettant d’enchaîner les chansons est également accessible, mais vous passerez à mon avis plus de temps à personnaliser votre combattante préférée dans le mode dédié, lui attribuant de nouvelles coupes de cheveux, de nouveaux vêtements, divers accessoires tous plus ridicules ou mignons les uns que les autres, et même des sous-vêtements fripons que vous débloquerez au fil de vos victoires. Le dernier mode vous permettra simplement d’admirer les demoiselles sous toutes les coutures dans leur version “mangeable” si je puis dire ou de regarder les images débloquées.

Perfect

Vous feriez mieux de gardez vos yeux rivés sur les deux lignes du bas si vous ne voulez pas vous louper.
Vous feriez mieux de gardez vos yeux rivés sur les deux lignes du bas si vous ne voulez pas vous louper.

La modélisation des personnages est de qualité, mais nous sommes ici en face d’un pur produit dérivé fan service assumé comme il en existe peu. Il est en effet bien rare que des jeux vidéos ne se contentent que de vous faire miroiter du contenu polisson en ne se cachant pas derrière des justifications douteuses, et en cela Senran Kagura Bon Appetit est pleinement honnête. D’autres titres se sont essayés à la communication coquine, ce qui les a plutôt desservis. Avec des balcons pouvant rassembler la population entière du Honduras, il est pourtant regrettable de voir le peu de morceaux musicaux disponibles. En effet, il n’existe qu’un seul morceau par fille, chacune ayant son thème. On tourne alors vite en rond avec seulement la moitié du jeu.

Coooonclusion. Je dis non! Mais un Avis, je dis OUI!

Même si les agréments de ces dames sont le principal attrait du jeu, Senran Kagura se montre tout de même intéressant à jouer et le challenge est bien présent pour autant qu’on décolle vite du mode de jeu le plus simple. Tout ce mélange complètement barré fonctionne bien, de la compétition de cuisine absurde à la façon de récompenser le joueur si il s’applique – paradoxalement  – à ignorer tout stimuli visuel pour se concentrer sur le jeu de rythme. Un Mindfuck entre le désir de se rincer l’œil et celui de réussir l’épreuve en somme. A réserver tout de même à un public averti, pour les autres, il reste Project Diva F.

Y’a bon!

  • Le délire assumé
  • La réalisation graphique
  • Le challenge
  • Le prix
  • Certaines musiques
  • Durée de vie honnête

Beuargh!

  • Impossible d’y jouer dans le train
  • Seulement 1 musique par combattante
  • Modes de jeux limités
  • Trop de rebond tue le rebond

La désinfo en +

Le rebond

Au basket-ball, le rebond désigne le fait de capter la balle après un tir manqué et avant que celle-ci ne touche le sol.

Il existe deux catégories de rebonds :

  • le rebond défensif, lorsque l’adversaire attaquant manque son tir et qu’un défenseur récupère la balle tir. Le rebond entre alors dans la catégorie « récupération active » ;
  • le rebond offensif, lorsqu’un attaquant récupère la balle suite à un tir manqué d’un partenaire ou de lui-même.

Lorsqu’un joueur effectuant un rebond offensif en suspension tente directement de marquer avant même de retoucher le sol, on parle de « claquette ». Un même joueur est autorisé à prendre un nombre illimité de fois le rebond sur son propre tir ou sa propre claquette, sauf si le tir ne touche pas le panier (airball), auquel cas le ballon est rendu à l’équipe adverse.

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Xavier Henry

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de me raconter une bonne histoire. Touch-à-tout invétéré (mais surtout de bonnes aventures qui savent me surprendre) et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de ma jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.

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