Un dîner familial banal qui vire au cauchemar absolu. Une table vide, une maison ravagée, et soudain Maya se retrouve arrachée à son monde pour être retenue captive dans le domaine d’une divinité solitaire et capricieuse. C’est le point de départ de LOVE ETERNAL, le nouveau titre de brlka et Ysbryd Games – les éditeurs derrière WORLD OF HORROR et VA-11 Hall-A – qui sortira le 19 février 2026 sur Steam, Nintendo Switch, Xbox Series X|S, PS5 et PS4.
Ce n’est pas un simple jeu de plateformes. C’est une descente dans un labyrinthe de souvenirs amers, où chaque saut, chaque inversion de gravité, chaque piège mortel porte l’empreinte d’une souffrance ancienne. Maya doit traverser plus de 100 écrans saturés de lasers, de pointes acérées et de gouffres sans fond, tout en manipulant la gravité pour atterrir en sécurité… ou pour tromper la mort une fois de plus.
Une prison faite de souvenirs et de duplicatas glaçants
Le château n’est pas seulement un décor. Il est vivant, organique, construit à partir des regrets et des pertes de son geôlier divin. Maya y croise d’autres captifs, mais surtout des imitations troublantes de ses proches disparus – des copies imparfaites, presque tendres, qui distillent un malaise profond. Ces rencontres ne sont jamais anodines : elles questionnent ce qu’est vraiment l’amour, la perte, et la façon dont un être immortel peut tenter de combler son vide en capturant des âmes humaines.
Le gameplay repose sur une mécanique de gravité inversable, fluide et impitoyable. Un faux pas et c’est la chute ; une bonne lecture du level design et on flotte soudain vers le haut, traversant des plafonds devenus sols. Les puzzles exigent précision et timing, dans la lignée des grands du genre, mais toujours au service d’une atmosphère oppressante : pixel art stylisé, bande-son minimaliste et anxiogène, narration expérimentale qui distille ses révélations par fragments.
Pourquoi ce mélange horreur / platformer fonctionne si bien
Ysbryd Games a toujours eu un faible pour les expériences qui sortent des sentiers battus. Ici, brlka pousse le curseur encore plus loin en fusionnant la tension viscérale du survival horror psychologique avec la satisfaction pure du platforming exigeant. On pense à Celeste pour la fluidité des contrôles, à certains moments de Limbo ou Inside pour l’ambiance suffocante, mais LOVE ETERNAL trace sa propre voie : celle d’une horreur intime, presque familiale, où le véritable monstre n’est pas forcément la divinité, mais ce qu’elle révèle de nos propres failles.
Le jeu propose déjà une démo sur Steam, histoire de goûter à l’atmosphère et de tester les mécaniques avant la sortie. Et si l’univers vous happe, sachez que des clés de review ou d’accès anticipé circulent encore pour les plateformes PC, Switch, Xbox et PlayStation.