Dragon Quest Builder | Test

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Quid de la version Switch ?

Avant de passer au test de Titiks sorti le 20 Octobre 2016, attardons nous un tout petit peu sur la version Switch. Dragon quest Builders sur Nintendo Switch est sorti le 9 Février 2018.

Beaucoup de titres consoles et PC ressortent sur la dernière portable de Nintendo, ce qui peut être inquiétant : Un portage de jeu PC ou console sur une console portable peut poser quelques problèmes au niveau de la fluidité ou de la qualité des graphismes. Mais nous vous rappelons que Dragon Quest Builders était également sorti sur PlayStation Vita, ainsi, Square Enix n’était pas à son coup essai pour optimiser le jeu sur des machines moins puissantes. Sur Nintendo Switch, cela se ressent : Le jeu tourne en 720p 60fps sur la télévision, et en 720p 30fps en mode portable : Ça fait le job, on n’a pas vraiment besoin de plus, quand on voit la direction artistique du jeu. On sent néanmoins quelques petites chutes dans les forêts un peu plus denses en terme d’objets à l’écran

Voici maintenant le test original de Titiks :

Bon on va pas tortiller 107 ans, j’ai toujours trouvé Minecraft assez nul. Enfin, inintéressant pour être plus précis. Je n’ai pas pu tenir plus de 3-4 heures avant de passer sur autre chose et l’engouement pour la licence m’a toujours paru quelque peu exagéré. Mais soit, ce n’était pas un titre pour moi. Quand Square-enix a décidé de surfer sur la vague après le succès monstre de Minecraft au Japon, il a fait le choix d’y combiner la hype avec son autre licence phare (Dragon Quest) pour être certain d’accoucher d’un mastodonte. Ainsi naquit Dragon Quest Builders sur les consoles de Sony.

Et j’ai donc raccroché au wagon de la Hype.

Ne suis-pas irrésistible ?

Ne suis-pas irrésistible ?

DQB

La DA est mignonette

La DA est mignonette

Fallait-il une surchouche JRPG pour qu’enfin je m’y intéresse ? Allez savoir, en tout cas, la couche narrative fonctionne à merveille et confronte le joueur à Dragonlord, un roi-démon qui a dominé le monde et réduit les humains à peau de chagrin. Pire, l’Homme a aussi oublié comment bâtir des choses, confectionner des outils et se voit condamné à errer de ruines en ruines en se cachant des monstres. C’est dans ce contexte peu reluisant que vous apparaissez, mené par une voix mystérieuse et divine, armé d’un simple gourdin et de votre ingéniosité. Vous êtes le Bâtisseur, celui voué à reconstruire le monde en chassant Lordragon.

Votre premier petit hameau de Cantelin n’est que ruine, mais vous pouvez le rebâtir en suivant les conseils avisés de ceux qui rejoindront votre communauté. Tous ont quelque chose à vous apprendre et vous pourrez bien vite construire des Forges, des armes, des armures et des fortifications à la sueur de votre marteau. Chaque pièce pourra devenir une chambre si elle dispose d’un lit, d’une source de chaleur et de lumière ainsi que d’un coffre, ou un espace de repos pour les blessés, voire une armurerie pour renforcer les armes et armures des villageois. Chaque pièce construite de la bonne manière apporte son lot de bonus et des constructions spéciales à réaliser à l’aide de plans pourront vous être demandées, à l’image d’une tour de guet ou d’un mur de défense ou d’une infirmerie.

Fouillez les moindres recoins des édifices ou des grottes est souvent payant

Fouillez les moindres recoins des édifices ou des grottes est souvent payant

Car c’est bien de cela qu’il s’agit : rebâtir sur des ruines des cités florissantes, disposant de tout le confort et des défenses nécessaires à la survie de la communauté. Armé de votre simple bâton pour commencer, vous pouvez creuser la terre pour ériger des murs – deux étages suffisent pour créer un mur infranchissable, pas besoin de toit – récolter quelques matériaux, comme des branches, du slime ou des feuilles pour créer des portes, des lits sommaires ou des coffres. Plus vous fabriquer, plus les plans de nouvelles inventions jaillissent de votre cerveau, bientôt imité par les autres habitants qui vous proposeront leurs propres inventions. Car les villageois sont autonomes et fabriqueront eux-même des choses qu’ils stockeront dans les coffres à votre intention.

Nouvelle contrée, retour à la case départ

Nouvelle contrée, retour à la case départ

Les but est alors de réussir toutes les quêtes prodiguées par les villageois en vue de renforcer la ville et résister aux assauts du seigneur démon de la contrée, qui n’hésitera pas à envoyer sur vous – à des moments clés de l’histoire – ses hordes de monstres avant de venir en personne vous affronter au cours d’un combat mémorable.

Heureusement, le jeu ne vous prend jamais par surprise et chaque affrontement est clairement signalé, libre à vous de le lancer pour  faire progresser le scénario ou d’aller explorer le monde à la recherche d’ingrédients.

3D Dot Game Heroes

C’est d’ailleurs une des grande force de Dragon Quest Builder : on a envie d’explorer. Des téléporteurs qui se débloquent au fil du jeu vous invitent à partir voir ce qui se trouve sur d’autres îles inaccessibles autrement. Si les quêtes vous obligent à vous y rendre pour récupérer des matériaux, l’exploration est souvent récompensée par des coffres aux trésors cachés derrière un faux mur d’une construction ennemie ou au plus profond d’une grotte parsemée de minerais indispensables. Et on se promène, on explore, on attaque toutes les créatures pour récupérer des matériaux, et on creuse, on creuse énormément, à en détruire nos équipements. Ceux-ci sont rangés dans un coffre à part et vous pouvez équiper plusieurs armes différentes pour passer de l’une à l’autre à la volée, entre épées, masses ou pelles par exemple. Autre grosse trouvaille : si le jeu vous impose un inventaire limité et la possibilité de fabriquer des coffres pour y ranger vos matériaux, vous aurez assez rapidement accès à un coffre gigantesque à poser dans votre village, mais auquel vous pourrez accéder à tout moment pour éviter de se retrouver avec un inventaire constamment plein dans un titre qui vise la récolte constante.

DQB est une proposition quasi parfaite, jamais contraignante, toujours amusante

Le coffre colossal est indispensable

Le coffre colossal est indispensable

Niveau combat, il n’y a aucune gestion d’expérience ou de niveau, toute amélioration passe par des graines de vie qui augmentent votre jauge de vie, et par les équipements que vous fabriquerez, des fripes les plus humbles aux plus puissantes armures. Dommage par contre de n’avoir qu’un système de combat hyper limité, se résumant la majorité du temps à martelez une touche et se soigner. Seuls les boss demandent un peu de stratégie, quelque peu prémâchée par les quêtes y aboutissant.

On peut d’ailleurs trouver surprenant d’être suréquipé vers la fin du premier chapitre, mais le jeu utilise une petite astuce pour que le défi soit toujours présent. Une fois une contrée libérée, vous pourrez soit y rester pour compléter des défis annexes et améliorer encore votre ville, soit partir pour une nouvelle contrée soumise au joug du Dragonlord en repartant de zéro. Toute amélioration acquise et tous les équipements resteront sur une sauvegarde séparée propre à la contrée terminée, et vous débuterez dans le pays hostile presque aussi nu qu’au début, tout étant à refaire. L’ingéniosité venant ici du fait que vous conservez toutes les recettes découvertes et apprenez de nouvelles choses grâce aux matériaux inédits en présence sur la nouvelle carte.

Alors on creuse, emballé par la découverte et les nouveautés tout en profitant d’un défi renouvelé.

Un monde à démolir et à remodeler

Un monde à démolir et à remodeler

Dragon Quest

On ressent la patte artistique des premiers Dragon Quest via des références constantes, l’univers cubique de Minecraft étant ici magnifiquement adapté, avec cependant une différence de taille : la caméra se place ici au-dessus de votre avatar, et est totalement libre. On parvient rarement à la prendre en défaut, hormis dans quelques passages étroits où elle s’emballe un peu. Voir le monde se construire peu à peu et profitant de l’habillage chatoyant de Dragon Quest est un véritable plaisir, tout comme mener une quête épique scénarisée, le gros point noir de Minecraft à mon sens. Car je fais partie de ces personne pour qui construire sans but est inintéressant. J’ai besoin d’être porté par un objectif et en ce sens, DQB est une proposition quasi parfaite, jamais contraignante, toujours amusante, même dans les moments les plus rébarbatifs.

Point de réel multijoueur ici, puisque nous pouvons tout au plus importer des constructions d’amis dans un mode dédié, tout en partageant les nôtres. Chaque chapitre complété apporte son lot de défis et de score, mais rien de très engageant du point de vue purement multijoueur. Dragon Quest Builder se veut un plaisir solitaire, adepte des “allez, encore 5 minutes” qui se transforment en heures ou “allez, je vais juste terminer ça” muant invariablement par l’accomplissement de 5 ou 6 quêtes supplémentaires s’enchaînant sans temps mort.

Conclusion

Dragon Quest Builder n’est pas Minecraft. Et heureusement. Dragon Quest Builder est l’alternative qu’il fallait pour ceux n’ayant pas accroché au phénomène de Notch. Dorloté comme tout bébé issu de la licence chérie des japonais, passionnant à chaque instant, sage avec son univers mais chatoyant, DQB arrivera certainement à convertir les réfractaires au genre par ses mécaniques très simples mais nombreuses, son sens de la découverte et ses combats de boss titanesques.

Dragon Quest Builder

  • Développeurs Square-Enix
  • Type J-Minecraft-RPG
  • Support PS4, PSVita
  • Sortie 14 Octobre 2016
Note Passion Brulante
Note PXLECTION

Y’a bon!

  • Très jolie réalisation
  • La découverte est permanente
  • La richesse de Minecraft et l’univers de Dragon Quest <3
  • En français et très simple à prendre en main
  • Tout est enseigné simplement en récompensant aussi l’expérimentation
  • Les villageois apportent un vrai plus
  • Terriblement addictif

Beuargh!

  • Le système de combat très limité
  • Fonctions multi anecdotiques
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Tests jeux
Xavier Henry - Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.
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