Assassin’s Creed Chronicles : India

Prince et Princesse

Le second volet des Chroniques d’Assassin’s Creed s’est fait attendre, et il est même curieux qu’un seul mois sépare dorénavant la sortie d’India et de Russia, car si l’on en croit la rumeur, aucun autre volet canonique de la série ne verra le jour cette année. Après les aventures chaotiques et vengeresses de Shao Jun, c’est au tour du plus désinvolte Arbaaz Mir d’enfiler la capuche quelques 300 ans plus tard…

Les environnements sont souvent magnifiques

Les environnements sont souvent magnifiques

Koh-I-Noor

Ici encore il s’agit d’une histoire annexe à la lutte entre les Assassins et les Templiers, Arbaaz ne désirant que courtiser secrètement la Princesse. Jusqu’à l’arrivée d’un Templier en possession d’une étrange boite des Précurseurs et convoitant le diamant maudit Koh-I-Noor.

La vision de l'aigle est indispensable pour déceler vos cibles... ou trouver les menaces cachées

La vision de l’aigle est indispensable pour déceler vos cibles… ou trouver les menaces cachées

Pourquoi maudit ? La légende raconte qu’il porte malheur à tous les hommes le possédant, mais épargne les femmes. Le diamant, d’une valeur de 105 carat aujourd’hui (suite à des retailles), est aujourd’hui exposé avec les Joyaux de la Couronne d’Angleterre et – par ordre de la Reine Victoria – uniquement porté par des femmes.

Quand à la boîte, il est ici toujours question de celle léguée par Ezio Auditore à Shao Jun (Assassin’s Creed Embers), qu’elle avait elle-même perdue au début d’Assassin’s Creed China. Dans quel but les Templiers veulent-ils réunir ces deux objets ? Il vous incombe de le découvrir en vous faufilant dans les différents niveaux très bien gardés d’Inde, de châteaux en prisons en passant par les ruines très bien défendues des Précurseurs

Les ruines des Précurseurs mettrons vos réflexes à rude épreuve

Les ruines des Précurseurs mettrons vos réflexes à rude épreuve

On peut donc en déduire que les Chroniques ont pour fil rouge la destinée de la Boîte au fil des siècles à travers le conflits entre les deux factions (on verra ce qu’il en est pour Russia).

Stealth Assassin

Les pérégrinations de Shao Jun étaient perfectibles et les combats ne manquaient pas. Combats d’ailleurs assez patauds, chose qui a été corrigée dans cet épisode. Chaque affrontement devient une véritable épreuve en soi, de nombreuses classes d’ennemis aux réactions différentes vous barrant la route. Chaque tableau constitue une petite énigme sur la meilleure façon de le traverser sans se faire repérer. Dans le cas contraire, il s’agira souvent d’un Game-Over rapide. Vous allez d’ailleurs régulièrement voir l’écran de chargement, la faute à quelques tableaux ne laissant jamais place à l’hésitation ou à l’erreur.

A partir d'un certain moment, les gardes seront toujours sur le qui-vive

A partir d’un certain moment, les gardes seront toujours sur le qui-vive

Différents défis chronométrés vous demanderont un run parfait pour espérer arriver in-extremis à destination dans le temps imparti. Heureusement, de nombreux checkpoints jonchent votre parcours, c’est d’ailleurs ce qui a sauvé ma manette, promise plus d’une fois à un voyage sans retour par ma fenêtre. Car les essais n’ont pas manqué et Ubisoft a été sans pitié sur certains séquences de Parkour, par ailleurs très prenantes. Plateformes qui s’effondrent, pièges mortels ou sonores à répétitions, éléphants vous fonçant dessus, ennemis sur votre route, fils explosifs, souvent le tout en même temps sans aucun temps mort. On ressort de certains niveaux épuisés, mais content d’avoir réussi et paré pour réessayer. Par bien des aspects, India s’apparente d’ailleurs bien plus à un petit Die & Retry, tant les essais sont indispensables pour trouver la façon correcte d’aborder bon nombre de tableaux.

La furtivité, comme je l’ai déjà dit, est réellement au cœur du gameplay. On passe d’une cachette à l’autre, on assomme les garde en prenant  bien soin de cacher leur corps, chaque détection étant sanctionnée dans la note finale de chaque tableau, le must consistant à ne jamais se faire détecter tout en débarrassant des tableaux entiers d’ennemis.

Quelques séquences de tir vous demanderont tantôt d'être rapide, tantôt d'être discret

Quelques séquences de tir vous demanderont tantôt d’être rapide, tantôt d’être discret

Arbaaz dispose pour se faire d’un arsenal limité mais utile, comprenant toujours le sifflement destiné à attirer les ennemis, de bombes fumigènes indispensables dans certains cas ou de chakrams bien utiles pour couper quelques cordes ou briser des lumières. Au fil du jeu, les quelques “hacks” Helix reviendront agrémenter votre panel d’action en vous permettant de passer d’une cache à l’autre de façon invisible, de disparaître littéralement de la vue de vos ennemis ou d’éliminer automatiquement les corps, tant que votre jauge Helix est remplie. Cela donne parfois des situations un peu étranges, comme les éliminations automatiques lors de certaines phases, montrant bien que les combats ici sont complètement accessoires.

Graphiquement, les décors sont souvent superbes, et même si le déroulement est en 2 dimensions, il n’est pas rare – comme pour China – de changer de plan en profondeur, ou de voir la caméra se positionner à 45° pour continuer à avancer. Les environnements sont assez variés, mention spéciale pour les différentes ruines de Précurseurs, prêtes à s’effondrer ou actionnant sans cesse leurs défenses mortelles.

Un côté "Prince de Perse" vous ne trouvez pas ?

Un côté « Prince de Perse » vous ne trouvez pas ?

L’histoire est ici un peu moins décousue et plus directe, et on s’attarde d’avantage à la boîte des Précurseurs que lors des aventures chinoises, ce qui n’est pas un mal, tant on pouvait vite perdre de l’intérêt dans l’épisode précédent.

Conclusion

Quelques fois sans pitié, Assassin’s Creed Chronicles India se révèle plus réussi que son prédécesseur. Ubisoft a légitimement décidé de placer les combats très en retrait au profit d’une infiltration méticuleuse. La patte artistique est indéniable (même si j’ai personnellement eu quelques problèmes avec certaines illustrations aux proportions étranges) et on prend davantage de plaisir à évoluer dans les environnements, et surtout on comprend mieux dans quel but. Gardons en mémoire qu’il s’agit ici bien de Chroniques destinées à donner un peu plus de corps à la mythologie d’Assassin’s Creed, les fans assidus y trouverons quelques indices de plus à mettre dans leurs cahiers de théorie. Reste maintenant à Russia de conclure ce triptyque dans quelques semaines.

Assassin’s Creed Chronicles : India

  • Développeurs Climax Studios
  • Type Infiltration
  • Support PS4, PC, XBoc One
  • Sortie 12 Janvier 2016
Note Les feux de l'amour
Note Pas de pxlection

Y’a bon!

  • La direction artistique
  • Une histoire mieux menée
  • L’infiltration très mise en avant
  • Du challenge
  • Le « New Game Plus » avec toutes les améliorations

Beuargh!

  • Des séquences chronométrées à la seconde près
  • Le doublage anglais, peu convaincant
  • Finalement très linéaire
  • Des approximations dans le gameplay lié à Helix
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Tests jeux
Xavier Henry - Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.
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