Les yeux des joueurs sont rivés sur le mastodonte Final Fantasy XV, qui déboule au mois de novembre. Mais le plus gros projet de Square-Enix pourrait se faire rafler les honneurs par le vent de fraîcheur porté par World of Final Fantasy, prévu pour octobre prochain.

Et je me demande franchement si Square-Enix n’a pas placé des micros chez moi, tant ce WoFF semble offrir tout ce qui me manquait dans la saga.

Sarah de Cornélia

Nous avons pu mettre les mains quelques heures sur ce titre annexe à la licence en toute décontraction. WoFF nous fait incarner les jumeaux Lann et Reyne. Ceux-ci ont perdu la mémoire (comme c’est original me direz-vous) et voyagent au pays de Grymoire afin de la retrouver. Mais n’allez pas penser que l’ambiance est lourde, au contraire. La joie et la fraîcheur apportée en son temps par un Kingdom Hearts sont de mise. Les décors sont chatoyants, la bonne humeur constante et les personnages rivalisent d’humour. Bref, c’est le sourire aux lèvres que je me suis plongé dans l’aventure.

Cornélia, qui rappèlera des souvenirs aux fans
Cornélia, qui rappellera des souvenirs aux fans

Bien entendu, pas question ici de vous parler du scénario : tout d’abord parce que mes quelques heures passées dessus ne sont pas représentatives de cet aspect et ça serait également gâcher une partie du plaisir.

Par contre, c’est graphiquement souvent magnifique, avec des effets de flous pour les avant-plans, une caméra fixe qui multiplie les traveling et les mouvements pour suivre les déplacements, des environnements enchanteurs à mi-chemin entre Crystal Chronicles et Chrono Cross (pour les parties que j’ai vues du moins), voire Final Fantasy X pour sa forêt de Macalania ou Final Fantasy IX pour son univers. La modélisation des personnages est des plus réussies, ils sont très expressifs et l’on peut passer de l’un à l’autre d’une pression de touche à tout moment. Moins bon constat du côté du premier donjon arpenté, plutôt tristounet, mais mettant en avant des mécaniques de puzzles dépendant des Myrages capturés. Le donjon suivant, était déjà beaucoup plus agréable à l’oeil, avec ses couleurs et ses particules de lumières.

De nombreuses figures connues seront de la partie
De nombreuses figures connues seront de la partie

Grymoire est une sorte de bible référentielle de Final Fantasy et c’est avec une certaine nostalgie que l’on retrouve la princesse Sarah de Cornélia aux prises avec les Bahamutiens (traduction approximative, ma version de jeu tournant en anglais). Petit plus, la direction artistique nous présente tous les habitants de Grymoire en SD (Super Deformed), ce qui rajoute à l’ambiance déjà très amusante du titre. Les clins d’oeil pullulent, attendez-vous à rencontrer moults héros de Final Fantasy (en commençant par le Guerrier de Lumière forcément), mais aussi des attaques bien connues, comme le claquement de doigt si significatif de Shiva lors de son attaque Poussière de Diamant, dont la chorégraphie a été reprise de Final Fantasy VII.

Car oui, vous allez assez tôt rencontrer Shiva, Ramuh et Ifrit, mais vous ne pourrez en affronter qu’un seul en début de partie, au choix. N’espérez pas pouvoir les récupérer aussi facilement, car ce premier affrontement ne vous offrira qu’un nouveau Myrage du même type que l’Invocation… et la possibilité de la capturer lors de votre prochaine rencontre grâce à un Prisme de capture.

Empilez-les tous !

Car oui, à l’image de Final Fantasy XIII-2 (oui, de Pokemon aussi), il vous sera possible de capturer vos ennemis pour les faire combattre à vos côtés… enfin, verticalement. Nul besoin de Pokeball, les jumeaux disposant d’un pouvoir leur permettant de transformer un ennemi en crystal pour l’invoquer en combat. Pour cela, il vous faudra d’abord réussir une condition requise pour sa capture. Certains demanderont d’être affaiblis, d’autres seuls ou subissant une altération d’état en particulier. Le sort de Scan (Libra) devient alors primordial pour savoir les forces et faiblesses du Myrage convoité, mais aussi ses conditions de capture.

A gauche, la jauge ATB commune, en bas, les paramètres des personnages « empilés »

Autre chose : les combats se déroulent au tour par tour. Oui, c’est le grand retour d’un tour par tour rappelant un peu Grandia, une jauge unique indiquant l’ordre des tours de chacun, et permettant d’agir via un menu – classique ou avec des raccourcis au choix – une fois remplie. Un mix entre l’ATB bien connu et le CTB de FFX, avec une touche de Grandia en somme. Exit les combats hyper nerveux, bon retour aux affrontements quelque peu stratégiques qui laissent place à la réflexion. Ouf ! Je suis content de le revoir ce système !

Les plus gros Myrages en imposent
Les plus gros Myrages en imposent

Si Lann et Reyne sont les deux seuls protagonistes des combats, ils vont pouvoir faire agir leurs Myrages capturés non pas en temps réel, mais en préparant leur équipe à la base. N’espérez donc pas changer de Myrages à la volée comme dans Pokemon. Les jumeaux pourront ainsi commencer le combat avec un Myrage… sur la tête. En effet, en se positionnant au-dessus des héros, ces derniers et les Myrages combinent leurs statistiques et capacités, fusionnant leurs listes de commandes et leurs points de vie.

De trois tailles différentes, les grands Myrages peuvent ainsi supporter le poids d’un moyen, qui lui-même supportera le poids d’un petit. Vos statistiques seront donc boostées par ce système, d’autant que chaque Myrage gagne des niveaux (même en ne participant pas au combat) et des points à dépenser dans un sphérier qui lui est dédié pour améliorer ses statistiques ou apprendre de nouvelles compétences. Et comme vous vous en doutez, ces Myrages pourront aussi évoluer vers d’autres formes à débloquer par ce système, voire même servir de montures ou nous accompagner durant l’exploration pour découvrir des objets cachés.

Grymoire est une sorte de bible référentielle de Final Fantasy

Néanmoins, faites attention : cet empilement est soumis à la gravité, et suivant les créatures empilées, la configuration sera plus ou moins stable. Certaines “constructions” seront alors plus vulnérables aux coups puissants, ce qui aura pour effet de “désempiler” tout le monde et de voir tout ce beau monde assommé.

Mambo de Chocobo

Mais il est aussi possible de “désempiler” les créatures en plein combat, divisant alors les statistiques et compétences, mais offrant un plus grand panel stratégique – à utiliser si le besoin s’en fait sentir. Notez aussi que suivant les créatures empilées, les sorts disponibles changeront. Si vous empilez deux créatures disposant de la magie du feu, vous obtiendrez un sort incendiaire plus efficace (la loi de Fira+Fira=Firaga), voire une modification des attaques élémentaires infligées par vos armes.

De plus, Lann et Reyne peuvent aussi passer à l’envi de leur apparence normale à leur apparence SD, ouvrant alors la possibilité de personnaliser chaque “forme” avec des Myrages différents à utiliser en combat.

Bref, ce système de Myrage promet d’être très profond, et je suis conscient de n’en avoir touché que les prémisses lors des 3 premières heures.

Certains lieux visités réveilleront à coup sûr notre fibre nostalgique
Certains lieux visités réveilleront à coup sûr notre fibre nostalgique

Pas de carte du monde non plus, mais une progression plus proche de FFX, dans des environnements parfois plus petits mais très détaillés, et un grand retour des combats aléatoires, rendant à l’exploration et la capture son excitation originale : vais-je tomber sur une créature que je ne possède pas ? La fréquence des combats n’étant pas des plus agressive, la progression n’en est pas affectée – on espérerait presque voir apparaître un sort provoquant plus de combats plus loin dans le jeu, histoire de maximiser les captures – de tels sorts existants déjà dans la série, ce n’est donc pas impossible.

Bon, ça a un côté rigolo, mais la stratégie est primordiale
Bon, ça a un côté rigolo, mais la stratégie est primordiale

De plus, un système de portail ramenant vers un Hub central permet de se téléporter vers tous les endroits déjà visités – comme le ferait le sacro-saint Airship de la série. En filigrane, une prophétie, un passé mystérieux, des ennemis énigmatiques masqués opérant dans l’ombre, certainement dépositaires de retournements de situations rocambolesques. Tous les ingrédients d’un Final Fantasy certes classique, mais qu’on aimerait voir revenir depuis des années.

Avis de Preview

Bref, que de bonnes augures sur ce World of Final Fantasy ! Débordant d’humour, coloré, doté d’un solide système de combat mêlant captures et stratégie, d’un système d’évolution profond, plein de références à l’univers étendu de Final Fantasy, WoFF est la bouffée d’air attendue par les fans de longue date sans doute déçus par la direction prise depuis FFXII.

Les environnements visités balançaient entre le magnifique et le plus limité, néanmoins la direction artistique dégoulinant de magie et l’attrait de la découverte dans des donjons jamais trop longs compensaient largement.

Et nous n’avons découvert ici que le début du jeu.

Pour rappel, le titre sort le 28 octobre, sur PS4 et PSVita. Il sera Cross-Save, mais pas Cross-buy !

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Xavier Henry - Titiks
Xavier Henry - Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.

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