VEV : Viva Ex Vivo | Test

Sais-tu danser l’Eucaryota ?

Truant Pixel est sans doute un tout petit studio qui vous est inconnu, mais celui-ci officiait jusqu’ici sur les fameux Thèmes Dynamiques disponibles pour habiller les Playstation 4. Assez loin donc du développement de jeux vidéos. Pourtant, les voici qui lancent leur premier titre sur la console de Sony : VEV : Viva Ex Vevo, qui pourra en déconcerter plus d’un sans pour autant se révéler inintéressant.

AAAH DU SANG !

AAAH DU SANG !

Innerspace

Quand j’étais petit, j’ai regardé un bon nombre de fois une comédie avec Denis Quaid (Pandorum, Dragonheart…) et Meg Ryan (faut-il vraiment présenter Meg Ryan ?) nommée “L’Aventure Intérieure” dans laquelle un scientifique miniaturisé dans une sorte de vaisseau se voit être injecté dans le corps d’un autre être humain par erreur. Et c’est un peu ce à quoi nous avons droit dans VEV. Aux commandes d’une microscopique unité d’exploration, le VEV (le Virtual Eukaryote Visualizer), vous voilà plongé dans diverses solutions aqueuses – allant de l’eau pure au sang – dans le seul but de survivre pendant 30 minutes et tester les limites du vaisseau.

Dans une galaxie très très petite...

Dans une galaxie très très petite…

On touche ici le principal problème du titre : sans autre objectif que la survie durant une période beaucoup trop longue, VEV se révèle être – en l’état – plutôt ennuyeux. Notre petit vaisseau usant de l’énergie à chaque instant, il conviendra de trouver assez rapidement de la nourriture dans les niveaux assez vastes sous la forme de petites cellules à avaler, ou à combiner pour un bonus énergétique plus élevé, le tout avec une distance d’affichage des dits nutriments plutôt faible. Plutôt que de magnétiser un tout petit peu les amas de nourriture à l’approche de notre VEV, nous sommes dans l’obligation de viser juste pour que notre petit organisme l’avale correctement. En découlent quelques retournements gênants et plutôt agaçants surtout quand vous devez faire face à d’autres habitants des lieux.

Être plongé à l’état microscopique dans des fluides divers a quelque chose de fascinant.

Car oui, vous n’êtes point seul dans cet univers microscopique et d’autres organismes auront tôt fait de vous attaquer, de tenter de vous dévorer, de s’agglutiner autour de vous voire de drainer votre précieuse énergie. Notre petit vaisseau n’ayant d’autres commandes qu’une accélération énergivore pour échapper à ses poursuivants, il ne pourra donc pas jeter un coup d’oeil en arrière pour voir si il a échappé au danger, mais, comme nous le verrons après, cette façon de faire à une raison d’être plutôt logique.

Si l’on rajoute une interface peu ergonomique et peu lisible, VEV fleure bon le premier projet d’une toute petite équipe inexpérimentée – ce qu’il est complètement.

On y fait des rencontres sympathiques... ou non

On y fait des rencontres sympathiques… ou non

Mais que cela soit dit : le jeu à une sacrée gueule. être plongé à l’état microscopique dans des fluides divers a quelque chose de fascinant. Les deux premiers niveaux étant principalement tournés vers la collecte de nourriture (tandis que les deux suivants vous plongent plutôt dans un environnement hostile), ils sont une parfaite mise en situation pour dompter les commandes avant de passer aux choses sérieuses. D’autres niveaux bonus sont également à débloquer, constitués d’environnements plus psychédéliques, mais encore faudra-t-il tenir jusque là.

Une certaine magie se dégage du titre

Une certaine magie se dégage du titre

Là où l’expérience peut s’avérer intéressante, c’est lors de la mise à jour prévue pour sa compatibilité avec le… Playstation VR. Impossible de dire aujourd’hui si cela sauvera le titre en terme de gameplay, mais l’expérience promet d’être immersive et dépaysante. De plus, une certaine tension se fait sentir : survivre 30 minutes se révèle angoissant. Il faut trouver de la nourriture, souvent gardée par d’autres organismes dont on ignore la nature, fuir rapidement en espérant les semer, tout en consommant plus d’énergie… Aussi simpliste que soit le gameplay, et aussi perturbants que soient les problèmes du jeu, on peut dire que VEV réussit cependant bien à reproduire le sentiment de survie ne tenant qu’à un fil.

Conclusion

Pour un premier titre issu d’un studio ne développant que des thèmes dynamiques, VEV n’a pas spécialement à rougir face aux autres productions du même type. Original, beau, fluide et proposé à un tarif assez doux tout de même (5€), c’est surtout le manque d’objectif amusant et la rigidité de ses commandes qui plombent l’ensemble. Survivre 30 minutes dans un miasme abstrait sans un contrôle parfait de son vaisseau et une profondeur de champ digne de la machine sur laquelle il tourne relève d’un certain défi contre l’ennui qui risque d’en laisser une grosse majorité sur le carreau.

Toutefois, si  tant est que VEV est pris comme une expérience nouvelle, il risque d’ouvrir des portes intéressantes pour la suite. N’étant pas réellement un jeu, je me garde bien de lui mettre une appréciation tant le ressenti sera personnel. Je vous renvoie donc à la vidéo ci-contre pour vous faire une idée plus précise.

VEV : Viva Ex Vivo

  • Développeurs Truant Pixel
  • Type Expérience In Vivo
  • Support PS4
  • Sortie 17 Mai 2016
Note Pas de pxlection

Y’a bon!

  • Le concept est franchement intéressant
  • C’est beau
  • C’est fluide

Beuargh!

  • C’est ennuyeux en terme de jeu
  • La maniabilité et l’ergonomie générale sont à revoir

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Xavier Henry - Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.
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