Quand on parle de claviers mécaniques, on pense souvent à des modèles qui coûtent un rein, avec des prix qui grimpent vite au-delà des 100 €. Alors, quand Trust Gaming sort un clavier comme le GXT 871 Zora, annoncé à moins de 50 €, je suis surpris. Un clavier mécanique abordable, avec des switchs Huano White, une plaque en alu et un éclairage RGB qui claque ? Après avoir passé du temps à taper dessus, à jouer, et à bidouiller ses réglages, je peux vous dire que ce Zora m’a surpris, mais pas sans quelques bémols.

Un design qui fait le job, sans chichi
Dès que j’ai sorti le Zora de sa boîte, j’ai senti une que c’était du solide. Avec ses 800gr, il a ce poids rassurant qui dit « je vais pas glisser partout sur le bureau ». Ses dimensions – 44 cm de large, 13,6 cm de profondeur et 3,3 cm de haut – en font un clavier full-size classique, pavé numérique inclus. Si vous avez un petit bureau, il faudra prévoir de l’espace, mais pour un setup standard, il s’intègre sans broncher. La plaque supérieure en aluminium donne une impression de robustesse qu’on retrouve rarement à ce prix-là. J’ai tapé comme un bourrin sur des sessions de Vampire Survivors, et rien n’a bougé. Pas de flex, pas de grincements suspects.

Le châssis noir mat, avec des bordures fines, reste dans un style gaming sans trop en faire. Pas de logos criards ou de design futuriste. C’est sobre, et j’apprécie ça. Les pieds réglables, avec deux niveaux d’inclinaison, sont un plus pour ajuster l’angle à votre confort. Les patins en caoutchouc dessous accrochent bien. Par contre, pas de repose-poignets, amovible ou non. Après trois heures d’affilée, mes poignets m’ont fait comprendre que ça manquait.
Les touches en plastique ABS, c’est le compromis attendu à ce tarif. Elles font le travail, mais la texture est un peu lisse, et j’ai vite vu des traces de doigts apparaître. Sur du long terme, je me demande si les inscriptions vont tenir, surtout sur les touches les plus utilisées comme ZQSD. Des touches en PBT auraient été un luxe, mais à 50 €, je vais pas rêver non plus.

Des switchs Huano White qui surprennent
Le cœur du Zora, ce sont ses switchs mécaniques Huano White. Linéaires, avec une force d’activation autour de 45-55 g et une course totale de 3,3 à 4 mm, ils sont faits pour aller vite. En jeu, je les ai trouvés réactifs, avec une frappe douce qui ne fatigue pas les doigts, la réponse est immédiate. Le point d’activation, à environ 2 mm, donne ce feeling de précision sans avoir à enfoncer la touche à fond. Trust annonce 50 millions de frappes par switch, ce qui devrait tenir quelques années, même si vous êtes du genre à martyriser votre clavier.
Pour taper du texte, c’est aussi plaisant. La frappe est fluide, avec un retour juste assez marqué pour sentir que vous faites quelque chose de concret. J’ai écrit une bonne partie de cet article avec (malgré le format QWERTY reçu), et je me suis surpris à apprécier le rythme. Mais attention, ces switchs ne sont pas silencieux. Le bruit est typique d’un clavier mécanique : un claquement net à chaque frappe, amplifié par la plaque en alu qui fait résonner un peu. Dans un open space ou une pièce à vivre à la maison, ça peut vite agacer. Si vous cherchez du discret, passez votre chemin. Personnellement, c’est assez rédibitoire.

Comparés à des switchs plus connus comme les Cherry MX Red, les Huano White tiennent la route. Ils sont peut-être un poil moins raffinés, mais pour un clavier à ce prix, je m’attendais à bien pire. Honnêtement, pour du gaming ou de la bureautique, ils font plus que le job.
Un éclairage RGB qui en met plein les yeux
L’éclairage RGB, c’est souvent ce qui fait briller un setup gaming. Le Zora ne déçoit pas de ce côté-là. Avec 16,8 millions de couleurs possibles, il offre une palette quasi infinie. Les LED sont vives, bien réparties, et les caractères des touches restent lisibles même en pleine lumière. J’ai passé un bon moment à jouer avec les effets lumineux : vagues, pulsations, arcs-en-ciel, ou juste une couleur fixe. Les 20 modes préréglés sont variés, et vous pouvez les ajuster directement via des combinaisons de touches, sans passer par le logiciel, chose que j’apprécie vraiment chez Trust : c’est simple. Par contre, les effets lumineux étaient à activer manuellement dans le logiciel avant de les utiliser.

Mais parlons du logiciel, justement. Trust propose une appli pour personnaliser l’éclairage et les macros, mais elle est pour le coup franchement basique. L’interface est claire, avec des onglets pour les réglages du clavier, des effets lumine, et des macros, mais elle manque de fonctiinnalités avancées. Si vous voulez créer des animations complexes ou synchroniser le Zora avec d’autres périphériques RGB, vous risquez de rester sur votre faim. Des softs comme ceux de Razer ou Steelseries sont bien plus poussés. Heureusement, les raccourcis clavier suffisent pour les réglages de base, et j’ai vite trouvé mes marques.



Un truc sympa : vous pouvez totalement zapper le logiciel et tout gérer depuis le clavier. Pratique si vous passez d’un PC à une console ou si vous formatez souvent votre machine. En parlant de consoles, le Zora est compatible avec PS4, PS5, Xbox Series, et même la Switch dans certains cas. Plug & play, pas de chichi, ça marche direct.
Anti-ghosting et macros : du solide pour jouer
Quand on joue, rien de pire qu’une touche qui ne répond pas. Le Zora embarque du N-Key Rollover et de l’anti-ghosting, ce qui veut dire que vous pouvez appuyer sur un paquet de touches en même temps sans perdre une commande. J’ai testé ça sur des jeux nerveux comme Overwatch, où je spamme déplacement, saut, et tir en même temps. Aucun raté, tout passe nickel. Même dans des STR comme Age of Empires, où je jongle entre raccourcis clavier et clics frénétiques, le clavier suit sans broncher.

Côté macros, c’est un plus pour les jeux qui demandent des actions répétitives. Ça se fait soit via le logiciel, soit directement sur le clavier avec la touche FN. C’est pas aussi poussé que sur des claviers haut de gamme, où vous pouvez stocker des profils entiers dans la mémoire interne, mais pour un usage occasionnel, ça suffit. Par contre, si vous êtes un macro-addict, le soft limité risque de vous frustrer.
Connectivité : le filaire, c’est fiable, mais…
Le Zora est filaire, avec un câble USB-A de 1,8 m. La longueur va bien pour un setup PC classique, mais si vous jouez sur une console depuis votre canapé, ça peut être juste. J’ai testé sur une PS5 posée à 2 m de moi, et le câble tirait un peu. Une rallonge USB ou un câble plus long aurait été bienvenu, surtout que Trust vante la compatibilité multi-plateforme.
Pas de latence, cela dit. Le filaire, c’est du garanti sans faille, et avec une fréquence d’interrogation de 1000 Hz, tout répond au quart de tour. Le câble est solide, et après quelques semaines, il n’a pas l’air de s’abîmer. Quelques détails rendent le Zora plus pratique au quotidien. Les touches multimédias, accessibles via la touche FN, permettent de gérer le volume, la lecture, ou de couper le son en un clin d’œil. C’est pas des touches dédiées, mais ça fait l’affaire.

Le pavé numérique, c’est un bonus pour ceux qui bossent ou jouent à des jeux de gestion. Pouvoir taper des chiffres rapidement sans jongler avec la rangée supérieure, c’est un confort non négligeable pour moi qui utilise mon PC tant pour travailler que pour jouer. Les touches surélevées facilitent aussi le nettoyage. Un coup de chiffon, et hop, adieu les miettes (oui je grignote en jouant).
Les compromis d’un clavier à petit prix
Rien n’est parfait, surtout à 50 €. Si la plaque en alu donne une bonne impression, le reste du châssis et les touches en ABS rappellent qu’on est sur de l’entrée de gamme. Les bordures plastiques ont des finitions un peu brutes par endroits, et les touches brillent vite sous les doigts. Le bruit, ensuite. Les switchs Huano White sont linéaires, donc pas les plus bruyants du marché, mais les touches claquent pas mal. Dans un environnement calme, ça s’entend, et si vous tapez fort, ça résonne.
Enfin, le câble. 1,8 m, c’est correct, mais pour une utilisation console, c’est limite. Et comme il est pas tressé, j’ai un peu peur qu’il s’use à la longue. Un câble détachable aurait été un vrai plus pour le transport ou pour le remplacer facilement.
Pourquoi et pour qui le Zora vaut le coup
Pour les gamers qui débutent ou qui veulent un clavier secondaire, le Zora est dur à battre.



Ce clavier, c’est une porte d’entrée idéale dans le monde des mécaniques. Il fait ce qu’on attend de lui : une frappe réactive, un éclairage qui claque, et une solidité correcte pour le prix. J’ai aimé sa simplicité. Pas de gadgets inutiles, juste ce qu’il faut pour jouer et taper confortablement. La compatibilité multi-plateforme est un vrai bonus, surtout si vous jonglez entre PC et consoles. Et à moins de 50 €, c’est presque un vol.
Mais c’est pas le clavier parfait. Les matériaux cheap par endroits, le bruit, et le logiciel limité rappellent qu’on est sur du budget. Si vous cherchez un clavier pour un setup pro ou un silence absolu, il faudra viser plus haut. Pour le reste, le Zora livre une prestation trèshonnête.
On a aimé
- Prix imbattable, souvent sous les 50 € en promo.
- Switchs Huano White réactifs et agréables, parfaits pour jouer et taper.
- Éclairage RGB vif et personnalisable, même sans logiciel.
- Plaque en aluminium qui donne une solidité inattendue à ce tarif.
- Compatibilité multi-plateforme (PC, PS4, PS5, Xbox Series).
- Anti-ghosting et N-Key Rollover pour une précision sans faille.
- Touches multimédias et macros pratiques pour le quotidien.
On a moins aimé
- Touches en ABS qui marquent vite et semblent fragiles sur le long terme.
- Bruit de frappe marqué, pas idéal dans un environnement calme.
- Logiciel de personnalisation trop basique pour les utilisateurs avancés.
- Câble de 1,8 m un peu court pour une utilisation console.
- Pas de repose-poignets, ce qui fatigue sur de longues sessions.
- Absence de port USB pass-through et de mémoire embarquée.
Trust GXT 871 Zora