Nouvel épisode pour Kirito et sa bande, non plus dans SAO et encore moins dans ALO, puisque cette fois -ci on se connecte au VRMMORPG GGO (Gun Gale Online) qui tire bien plus vers la science fiction et les armes à feu que son pendant fantastique. La différence, c’est que cette fois dans Sword Art Online Fatal Bullet, vous faites partie de l’aventure.

Vous pouvez créer votre avatar et votre ArFa-Sys avec de nombreuses options, modifiables à tout moment.

Aim – Fire !

C’est à bord du gigantesque SBC Glocken que vous vous connectez la première fois pour rejoindre votre amie Kureha dans GGO. Cette dernière souhaite vous initier au jeu compétitif futuriste en réalité virtuelle Gun Gale Online, l’occasion de participer à un Event du jeu qui – dit-on – renferme un objet extrêmement rare. Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas Kirito que vous allez incarner dans SAOFB, mais bien votre propre avatar muet que vous pourrez personnaliser de la tête au pied via une interface assez complète.

La « naissance » de votre ArFa-Sys, customisable

Mais après quelques minutes de jeu et un tutoriel qui vous apprend les bases du combat sous forme de TPS, vous parvenez à mettre la main par hasard sur l’objet le plus convoité du jeu : l’ArFA-Sys de type X, une IA (dont l’apparition n’est pas sans rappeler une certaine KOS-MOS) très évoluée que vous pourrez également personnaliser et nommer à l’envie mais que tout le monde appellera de toute manière Rei.

Par la même occasion, vous rencontrez Kirito et Asuna, également sur les traces de l’ArFA-Sys, mais qui arrivent juste après vous. L’occasion de faire la connaissance du groupe très étendu issu de la série et des autres jeux vidéos de SAO, comme Sinon (issue de GGO pour le coup), Silica, Leafa Lizbeth, Klein et toute la clique habituelle, qui ne tardera pas à vous tourner autour et à vous confier leurs ID pour faire équipe. L’introduction du jeu est très bavarde, assez longue et encore : le jeu part du principe que l’univers des VRMMORPG et de SAO vous est déjà connu, en présentant très brièvement des personnages comme Yui ou Silica et son indécrottable Pina, justifiant leurs présence d’une manière qui risque de perdre les nouveaux venus.

Vous pourrez nommer l’ArFa-Sys comme bon vous semble, mais tout le monde l’appellera Rei…

En terme de jeu, le système TPS s’avère dynamique et réussi. Ce SAO Fatal Bullet a le mérite de nous plonger dans un nouveau système qui n’a presque plus rien à voir avec les mondes comme SAO ou ALO puisqu’on évolue ici dans un TPS dans lequel le joueur – accompagné de son ArFA-Sys et de deux compagnons au choix parmi sa liste d’amis – pourra s’armer de deux fusils (des épées sont aussi disponibles, mais nécessitent de pouvoir s’approcher des ennemis) pour réaliser diverses missions aux alentours du SBC Glocken, conquérir le donjon additionnel du SBC Flügel et rétablir les fonctions de Rei, dont les pièces ont étés éparpillées dans tout le jeu.

Dans le feu de l’action, les sensations sont bien présentes

On se retrouve assez vite avec un choix immense en terme de type d’armement, allant des épées aux fusils mitrailleurs ou aux Sniper en passant par le lance-roquette, et un système d’aide à la visée vient en support pour vous éviter de trop gaspiller vos balles, car celles-ci sont comptées et devront être rechargées. La puissance du joueur sera alors influencée par son degré de maîtrise d’un type d’arme en particulier, et un même modèle peut être équipé de puces de modifications différentes modifiant sensiblement ses caractéristiques. Vu la variété d’armes, il y en a vraiment pour tous les goûts, même si on patauge un peu au début. Heureusement, le fait d’obtenir dès le départ les ID de Kirito et des autres – qui pour une fois ne sont pas niveau maximal – aide pas mal pour constituer une équipe équilibrée et faire quelques tests dans les premières zones.

SAO Fatal Bullet un vrai couteau suisse TPS explosif et bourré de possibilités

Plus votre avatar progresse, plus vous obtenez de nouvelles compétences (boost d’attaque, de défenses, balles soignantes, abaissement de la défense ennemie…) et objets (trousses de soins, bombes…) qui peuvent s’activer une fois un certain niveau atteint dans les statistiques ou lors de certaines action de combats. Les objets et compétences sont à usage illimité mais sont soumis à un cooldown qu’il faut bien tenir à l’oeil pendant les phases de combats très dynamiques d’autant qu’il n’y a étrangement pas de système de couverture… ce qui nuit grandement aux affrontements.

Irréel Engin

Outre la « famille » habituelle, de nouveaux puissants visages vous tourneront autour

Visuellement, SAOFB profite certes du moteur Unreal 4, et s’il semble plus joli que ses prédécesseurs, on reste loin d’une réussite visuelle, la faute également à une direction artistique extrêmement blafarde et triste, en dehors du design général des personnages. Les environnements sont fades tout comme les ennemis qui peinent à trouver une identité. De même l’exploration est réduite à sa plus simple expression, sans grande interaction avec les décors, ce qui est dommage, puisque le joueur se voit affublé d’un grappin très utile pour voler les ennemis mais aussi pour rejoindre des endroits inaccessibles autrement (coucou l’outil de Sniper). Diverses missions destinées à vous faire grimper de niveaux et gagner de l’argent sont à réaliser pour espérer pouvoir progresser et acheter vos munitions, mais l’IA des alliés reste pour le moins assez peu fiable, restant toujours loin derrière vous sans vous couvrir ou vous laissant sur le carreau sans vous soigner alors qu’elle est juste à côté (et ce même en paramétrant l’ArFa-Sys en support).

Il faudra compter sur un peu plus de 25 heures en ligne droite – ce qui est plus court que les autres titres de la licence – pour terminer l’histoire, mais SAO:Fatal Bullet propose énormément de quêtes annexes permettant de partir en chasse de très gros ennemis, trouver des objets rares ou éliminer d’autres joueurs nuisibles voire de débloquer l’histoire de Kirito dans GGO. Si ce nouvel épisode permet de jouer en ligne en mode coopératif comme les titres précédents, vous pourrez aussi former des équipes pour du PVP. Je vous conseille néanmoins d’attendre d’être à un niveau assez avancé pour vous y frotter, sous peine de vous faire littéralement annihiler.

Le solo très fourni proposant déjà de quoi s’occuper de longues heures, il devrait ravir les fans de la licence qui pourront une fois encore retrouver toute la troupe de Kirito, d’autant que de petits Events se débloquent au fil de l’avancée de vos relations dans le jeu. Cet aspect quasi familial est presque la marque de fabrique de la série, tant le véritable scénario met du temps à se mettre en place et vous relègue – vous le joueur – au second plan.

Conclusion

Sword Art Online Fatal Bullet a le bon côté de nous faire retrouver des visages familiers dans un tout autre environnement avec de nouveaux enjeux et de nouvelles mécaniques de gameplay. Il faut cependant s’accrocher plusieurs heures avant de commencer à trouver un once de véritable histoire et le farm intensif des premiers donjons peut devenir vite lassant, d’autant que les environnements n‘ont pas grand chose à offrir. Reste un vrai couteau suisse TPS bourré de possibilités et réellement explosif qui plaira aux fans de la licence car c’est sans doute en terme de gameplay le jeu le plus abouti, mais qui aura bien du mal à accrocher les joueurs venus chercher un TPS, aussi fun soit-il.

Sword Art Online : Fatal Bullet

  • Développeurs Dimps
  • Type RPG/TPS
  • Support PS4, PC, XBox One
  • Sortie 23 Février 2018
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Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.
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