Je vous avoue que quand j’ai joué à la démo de Stranger Of Paradise : Final Fantasy Origin il y a quelques mois, je n’y ai vu qu’une tentative de Square-Enix d’appliquer la formule From Software sur sa licence phare. Avec cette version définitive, j’ai goûté à un titre plutôt déroutant.


Stranger Of Paradise Final Fantasy Origin


Supports : PC, PS4, PS5, XBox One, Xbox Series

Genre : Action-RPG

Date de sortie : 18 mars 2022

Editeur : Square-Enix

Développeur : Team Ninja

Multijoueurs : Oui


Je crois avoir compris la tentative que la Team Ninja, mais je doute que ce soit le cas de la majorité des joueurs.


  • Assez drôle par moment, mais je ne sais pas si c’est voulu
  • Toutes les références aux premiers FF
  • Un système de classe et de jobs vraiment plaisant
  • Visuellement réussi
  • Construit comme un jeu des années 80 sortis dans les années 2000
  • Une fausse difficulté
  • Le level-design ennuyeux
  • Une histoire expédiée

Final Fantasy Origin

Dans cette drôle de soupe, nous incarnons les 4 guerriers de la Lumière, et surtout Jack, un homme qui est obsédé par mettre fin au Chaos, sans qu’il sache réellement pourquoi. Très pratiquement, notre protagoniste souffre d’une amnésie liée à l’intrigue, et sa seule force directrice est un cristal noir qu’il a en sa possession.

Y’a un truc qui détonne un peu, mais on fera semblant de rien

Il n’est cependant pas le seul, car au cours de son voyage de 2 minutes au début, il rencontre deux autres porteurs de cristaux : Jed et Ash. Et le tout se fait de la manière la plus expéditive possible, avec un minimum de détail : une rencontre devant la porte du royaume de Cornélia, des missions expédiées dans des dialogues, une cohésion de groupe factice… 

L’intro en Flashforward fait très bonne impression

Je me suis quand même demandé à ce moment-là si on ne se payait pas ma tête. Puis je me suis efforcé de me remémorer le tout premier Final Fantasy (ou son remake PSOne, plus récent), qui nous propulsait directement le joueur aux commandes de quatre guerriers de la lumière devant les portes d’un royaume, et le château de Garland au loin. Tiens, Garland, un nom connu des fans de la série, et qui restera ici un genre de fil rouge.

Stranger Of Paradise : Final Fantasy Origin est un titre très déconcertant tant il reprend les codes du premier opus – et c’est voulu – mais dans un style moderne qui perdra rapidement la majeure partie des joueurs. Cela ressemble à un jeu des années 2000 mais construit comme un jeu des années 80. How Bizarre !

Tous pour un et un pour tous, on s’en fout des présentations

Parfois, le jeu lui-même semble se moquer de ses scènes d’exposition datant d’une autre époque (Jack n’est pas très jouasse là-dessus, et c’est assez drôle de le voir frapper en premier sans attendre la fin du speech de son ennemi), et je ne sais pas encore si c’est de l’humour ou quelque chose de navrant tant cela contraste avec d’autres moments.

Le jeu voudrait nous faire penser à la série Souls qu’il ne s’y prendrait pas autrement

Comme le jeu est relativement court (mais la durée peut-être très artificielle dans ce titre, grâce au niveau de difficulté paramétrable allant de cauchemar à la Dark Souls à promenade de santé pour enfant), je vous déconseille de regarder trop de trailer car vous allez vous spoiler une grande partie de l’intrigue – et celle-ci ne vole pas très haut, même si les fans y verront les références et le pourquoi de sa mention “Origin”.

Au niveau du gameplay, le système de job est par contre super intéressant, mais dans les combats les plus difficiles, j’ai eu l’impression qu’il y avait un manque de sensations et que le tout devenait brouillon. Il y a une grande variété d’équipements, de jobs et d’armes qui se débloquent au fil du jeu et de votre maîtrise, et il est rare qu’on passe plus de 10 minutes sans changer une pièce d’armure ou de vérifier notre niveau de Job. A ce niveau, c’est sympa, d’autant que Jack est capable d’endosser deux jobs et de passer de l’un à l’autre d’une seule touche. De quoi parvenir à jouer un bon gros Berserker d’un côté et un Mage Noir de l’autre en cas de besoin.

Pour autant, j’ai pris plaisir à jouer à Stranger Of Paradise : Final Fantasy Origin. Il a des qualités de Gameplay, mais qui s’essoufflent assez vite. La difficulté est clairement artificielle puisqu’il est possible presque à tout moment d’en changer, suivant votre amour du gameplay ou de l’histoire.

Mais j’ai aimé replonger dans un titre qui cherchait à nous rappeler les tous premiers épisodes, même si ça a été fait de manière très maladroite et brut de décoffrage. Le titre est anachronique à tous les niveaux, sans pour autant être un échec, c’est vraiment un drôle de sentiment.

Stranger Of Paradise : Final Fantasy Origin

Titiks

L’avis de Titiks sur PS5

En Bref

Quand le gameplay fonctionne bien, Stranger Of Paradise : Final Fantasy Origin est très plaisant à jouer, mais les couloirs rendent les combats plus encombrants que challengeants. Je crois avoir compris la tentative que la Team Ninja de nous replonger dans les premiers épisodes, à la narration sommaire, tout en tentant de l’expliquer par des pirouettes scénaristiques qui au final tiennent davantage d’un prétexte. Mais pour la majorité des joueurs, ces liens référents ne seront pas compris et ils se demanderont à raison ce qui est passé par la tête des développeurs pour les 35 ans de la série.

3.5
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Xavier Henry - Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.
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