Stela, c’est la petite production de SkyBox Labs, studio canadien ayant officié sur la série des Halo, Minecraft ou encore Magic: The Gathering Arena. Au premier coup d’oeil, on voit tout de suite que le studio Playdead a été une grosse source d’inspiration pour leur premier titre en solo puisque Stela se revendique clairement de jeux comme Limbo et surtout Inside. Mais parvient-il au niveau de ses aînés tandis qu’il sort sur Switch ?

Stela


Supports : Xbox One, Switch, IOS

Genre :
Puzzle narratif

Date de sortie :
17 Octobre 2019

Editeur : nom

Développeur :
Skybox Labs

Multijoueurs :
non


Stela n’atteint pas le niveau d’excellence d’un Inside, mais réussi tout de même à proposer un univers très intéressant, une superbe bande-originale et des énigmes sympathiques.

  • De très beaux environnements
  • Les musiques sont superbes
  • L’histoire se met en place de manière maîtrisée
  • Une nouvelle fin et une galerie intéressante pour mieux comprendre l’histoire
  • Assez court
  • Un level-design qui pose parfois des soucis de lisibilité

Elle répondait au nom de Stela

Scrolling horizontal, écriture cryptique, monde sans pitié et énigmes environnementales à résoudre, aucun doute, si vous avez déjà joué à Inside (ce qu’on vous recommande plus que chaudement), vous ne serez pas en terrain inconnu. Très vite, notre héroïne émergeant d’une grotte doit parcourir un monde désolé, vide de toute civilisation et peuplé de créatures qui en voudront à sa vie.

Un premier niveau qui étire un peu trop ses mécaniques

Pourquoi ? Vous ne le découvrirez qu’au terme du voyage, quand la nature de Stela vous sera révélée au bout de trois heures de jeu environ. C’est assez court d’autant que la difficulté des énigmes et des dangers est assez relative et qu’on a assez peu le temps de “vivre” l’ambiance, tandis que le premier niveau semble bien trop long.

C’est un point à mettre à l’amende de Stela : il n’invente rien lui-même, il n’y a pas d’élément qui lui est propre. Pour autant, il ne se contente pas de singer le titre de Playdead et se veut sans doute un peu plus compréhensible une fois toutes les clés narratives en main.

Traverser un champs de bataille inconnu et survire aux nuées de flèches… beau moment visuel

Les environnements eux, sont souvent magnifiques et un vrai travail a été apporté à l’ambiance, tant au niveau visuel – certains arrières-plans sont à tomber – qu’au niveau sonore, avec des compositions de très haute volée qui accompagnent chaque environnement et action. Quelques bonnes idées sont aussi à relever, comme une utilisation rare mais pertinente de l’arrière-plan et quelques énigmes joliment présentées, ou encore un semblant de mythe avec le réveil d’une créature gigantesque. Il faut avouer que le tout fonctionne bien et qu’on se retrouve plongé dans l’ambiance jusqu’au final déroutant mais qui a le mérite de décrypter un peu les détails narratifs qui nous avaient accompagnés pendant tout le périple.

De nombreux pièges mortels parsèment l’aventure

Techniquement, la version Switch est très propre et fluide, même si la nature du jeu veut qu’il est préférable d’y jouer en mode sédentaire, certaines vues perdant notre protagoniste au loin dans les décors. Ces derniers peuvent parfois poser quelque soucis de level-design puisque qu’il faudra parfois progresser en grimpant sur une plateforme sur la profondeur du niveau et non sur sa largeur, on se retrouve parfois bêtement bloqué parce que le passage n’est clairement pas discernable du décor.

Stela : Conclusion

Stela est certes très (très) inspiré d’Inside, sans pour autant en avoir la qualité. Néanmoins, dire que le jeu n’est qu’une copie générique serait une erreur ne fût-ce que pour la beauté de certains environnements et sa narration qui a le mérite de proposer quelque chose de compréhensible par tous. Alors certes, Stela n’est pas des plus originaux mais dans le genre, il fait certainement partie des plus réussis.

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Xavier Henry - Titiks
Xavier Henry - Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.

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