En 2015, le studio Arrowhead sortait Helldivers premier du nom, un chouette “dual-stick shooter multijoueurs vu du haut”. Neuf ans plus tard, sa suite est arrivée en reprenant la même formule saupoudrée de 3D et d’ambitions encore plus grandes


Helldivers 2


Supports : PC, PS5

Genre : TPS multijoueurs

Date de sortie : 8 février 2024

Editeur : Arrowhead

Développeur : Arrowhead

Multijoueurs : Oui


Avec Helldivers 2, Sony édite un excellent jeu d’action jouable à plusieurs, défoulant, stratégique et surtout bigrement prenant.


  • captivant et intense
  • bon mélange entre frénétique et tactique
  • visuellement agréable
  • exigeant juste comme il faut
  • petit prix
  • ambiance
  • pas de coop en local
  • encore quelques petits problèmes de matchmaking

Helldivers 2 est développé par le studio suédois Arrowhead a qui l’on doit le très bon Magicka (2011 – oui, déjà), l’oubliable Gauntlet mais surtout Helldivers, premier du nom, dont sa suite perpétue l’esprit, en y ajoutant un visuel tout en 3D rafraîchissant pour donner naissance à un shooter online multijoueurs en vue à la troisième personne. Helldivers 2 vous colle dans les bottes d’un troufion endoctriné de la Super Terre envoyé en tant que chair à canon pour faire triompher la démocratie et la liberté face à une invasion d’extraterrestres insectoïdes (mais pas que), dans une vibe très Starship Troopers (ou Les Patrouilleurs de l’espace au Québec). On ne va pas se mentir, le scénario du jeu n’est clairement pas son intérêt principal, il sert juste de prétexte avant de vous envoyer au casse pipe.

Allez, bande de macaques ! Si vous avez envie de vivre, battez vous !

Le but du jeu est simple : libérer nos mondes de ces sales extraterrestres qui bafouent nos droits fondamentaux. Le joueur est projeté dans une galaxie dont les rapports de force sont en constante évolution et synchronisés en temps réel entre tous les joueurs. Cela se matérialise par le fait que, depuis votre vaisseau, vous pouvez accéder à une carte de la galaxie montrant les différentes planètes à libérer (et celles qui l’ont déjà été) ainsi que l’état d’avancée des forces terrestres : plus des joueurs réussissent des objectifs, plus le pourcentage de libération de la planète augmente, jusqu’à arriver à 100%. Une fois au maximum, la planète est libérée et – pour le moment en tout cas -, il n’est plus possible d’y retourner (vu que tous les vilains ont été décimés). Rassurez-vous, d’autres planètes sous l’occupation extraterrestres sont ajoutées au fur et à mesure, histoire de compenser et d’avoir toujours de nouveaux terrains de jeu à explorer. Tout cela offre une expérience dynamique où chaque action donne l’impression de réellement participer à l’effort de guerre. Mais ne nous voilons pas la face, cela ne sert finalement que de pitch joliment mise en scène pour s’autoriser à défourailler moult ennemis afin d’asseoir la supériorité de la Super Terre.

Manette (ou souris et clavier) en mains, la boucle de gameplay est simple mais efficace puisque vous serez catapulté dans de vastes zones ouvertes avec un ou plusieurs objectifs principaux comme capturer un lieu, escorter des civils, détruire des nids ou lancer une ogive nucléaire sur un continent voisin. Le tout en un temps limité entre le moment de votre arrivée et de votre extraction. Pendant ce laps de temps, libre à vous de vaquer à quelques quêtes secondaires, histoire d’engranger de l’xp et des super dollars supplémentaires bienvenus. Si les défis ne sont pas très originaux, ils demeurent suffisamment nombreux pour maintenir en haleine et récompensent toujours l’exploration. Pas besoin de le préciser, mais je le fais quand même, tout cela n’aura rien d’une promenade de santé puisque de nombreuses hordes ennemies viendront mettre leurs gros bâtons dans vos roues.

Les seuls bons parasites sont les parasites morts !

Pour réprimer les envies anti-démocratiques de ces aliens, Helldivers 2 met à disposition de ses bleusailles diverses armes à feu (mitraillettes, grenades, fusils à pompe, …) qui se débloquent à mesure que l’on avance dans le jeu. A cela s’ajoutent le retour des Stratagèmes, limités à 4 par héros et dotés de cooldowns. Sortes d’équipements bonus, ils s’activent dans le feu de la bataille via des petits QTE qui rappellent un peu les cheat codes de jadis (du genre : haut, bas, bas, droite, gauche). Autant dire que quand une horde d’insectes vous course et que vous essayez d’appeler une frappe orbitale en même temps, ça pimente un chouïa le truc. Ces Stratagèmes impactent indubitablement les batailles et les choisir méticuleusement en concertation avec ses coéquipiers avant de partir sur le front constitue un réel avantage. A titre d’exemple, il est ainsi possible de commander un raid aérien, invoquer des tourelles automatiques, un drone, des colis de ravitaillement ou un gros bazooka, pratique pour fendre les carapaces de certaines bestioles.

Si au premier abord, Helldivers 2 paraît frénétique et bourrin, il cache quelques couches de subtilités à gérer, comme le nombre assez restreint de munitions, le rechargement plus ou moins long des armes, l’impact de la météo sur son endurance ou sur le comportement de l’arme, les temps de latence des Stratagème à gérer, la personnalisation de son héro, etc. Tous ces paramètres à prendre en compte ajoutent ainsi un côté tactique gratifiant à maitriser. Il en sort des joutes nerveuses, mais réfléchies, dans lesquelles on sue toujours jusqu’à la dernière seconde. Pour les amateurs de défis, soyez rassurés : les choses se corsent assez rapidement avec de nombreux modes de difficultés disponibles et modifiables entre chaque mission. Après le jeu reste tout de même permissif et relativement arcade avec de nombreuses résurrections possibles pour toute l’équipe (et encore heureux, car il n’est vraiment pas rare de mourir).

Tout le monde se bat. Personne se barre

Point important que je n’ai pas soulevé jusqu’ici : Helldivers 2 n’a quasiment aucun intérêt en solo. Voilà, c’est dit. Mais ne partez pas pour autant, car le jeu est excellent en multi. Et si comme moi, vous n’avez pas d’amis disponibles, jouez avec des inconnus fonctionne très bien aussi. Les outils mis à disposition (en plus du chat vocal) sont suffisants pour se faire comprendre (emotes, possibilité d’épingler des ennemis ou objectifs, etc.). Si le multijoueurs est si bien réussi, c’est certainement grâce à ses mécaniques de jeu mariant coopération et compétition (voir fourberie). On peut aider ses coéquipiers en les approvisionnant en munitions ou en les soignant, mais, comme dans la vraie vie, un tir allié – ou friendly fire, comme disent les gens cools – peut aussi envoyer ad patres vos compatriotes. La frontière entre le coup de paluche et le coup en traître est donc souvent ténue. De plus, un résumé des scores, en fin de mission, rajoute une sympathique surcouche de concurrence. Tout cela fait que chaque partie est haletante en proposant un bon gros défouloir plein de tensions. Et pour le plaisir des yeux, sachez que le tout est servi par une chouette réalisation visuelle.

Vous l’aurez noté en voyant les images accompagnant ce test, Helldivers 2 affiche une agréable devanture. S’il n’est pas ce que certains qualifieraient de claquounette technique, le titre reste plaisant visuellement et très propre avec une fluidité sans faille. Mention spéciale aux effets de lumière et de fumée qui sont très réussis. Les impacts de balles démembrant les insectes ou fendant leurs carapaces font aussi leur petit effet. La direction artistique a quant à elle son petit caractère et fait oublier que les aires de jeu sont finalement assez banales et redondantes (aka des planètes relativement vides faites de rochers et d’avants postes abandonnés).

Notons qu’à l’heure où ces lignes s’écrivent, les serveurs d’Helldivers 2 sont victimes de leur succès. Si, une fois en jeu, les serveurs tiennent le coup sans lag et autre bug chelou, il est parfois compliqué de rejoindre une partie à la volée. Heureusement, les équipes sont sur le coup et patchent régulièrement leur bébé. Depuis la sortie officielle, je ne sais pas si j’ai été chanceux mais je n’ai connu que très peu de difficultés pour trouver et terminer mes parties. Idem côté plantage et retour Windows, j’en ai connu 2 en une grosse quinzaine d’heures de jeu. Deux derniers points qu’il me paraît important de souligner : tout d’abord, Helldivers 2, malgré son statut de jeu service, a le bon goût de ne pas compliquer inutilement les choses. Comprenez par là que la progression et l’équipement ne passent pas par les habituelles phases de farm à outrance avec items plein de jauges à remplir dans tous les sens. Tout se fait par le biais de deux season pass (un gratuit, l’autre payant) qui se complètent plutôt rapidement. Ensuite, cerise sur le gâteau, Helldivers 2 se vend à un prix abordable (39,99 euros sur PS5 ou PC), ce qui fait plaisir au portefeuille vu la qualité du bébé.

Helldivers 2

Mr Scintillant

L’avis de Mr Scintillant sur PC

En bref

Avec Helldivers 2, les petits gars de chez Arrowhead frappent à nouveau très fort avec un titre détonnant offrant un excellent défouloir plus profond qu’il n’y paraît au premier regard. Un jeu multijoueurs riche en sensations, captivant et stratégique “jusque ce qu’il faut”, dans lequel on se marre autant qu’on stresse. Helldivers 2 vient ainsi d’intégrer le panthéon des jeux que je relance en boucle, couvert de sang, de sueur et d’hémolymphe, pour “allez, une petite dernière avant d’aller dormir – parce que ce soir je me couche tôt” avant de me rendre compte que le soleil s’est levé.u003c/strongu003e

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Actuellement, je tape la carte sur MTG Arena et Legends of Runeterra, tout en continuant mon marathon Kingdom Hearts

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