Test: Green Hell (early access)

L'enfer n'est pas toujours rouge...

Les jeux de survie peuvent prendre plusieurs genres. Souvent axés sur l’horreur, les zombies ou encore l’espace, on peut aussi trouver de vrais jeux de survies réalistes qui nous proposent au plus souvent d’être perdu en plein milieu d’une jungle ou autre lieu peu accueillant.

C’est le cas de Green Hell qui, comme son nom l’indique plus ou moins, vous emmène dans l’enfer de la forêt amazonienne. Un jeu qui vous embarquera dans de la vraie survie… Et c’est là qu’on peut découvrir réellement que même faire un feu sans briquet ou allumettes peu devenir très compliqué…

Le feu, c’est la vie… mais faut-il encore pouvoir en allumer!

Hellfest

Oui parce que même feu allumé, c’est loin d’être la fête à la saucisse dans cette forêt amazonienne: vous allez morfler! Entre les dangers qui vous entourent, la faim, la soif, les sangsues, les guépards et j’en passe… vous avez de quoi faire pour ne penser qu’à votre poire.

Tout d’abord, vous débutez en arrivant sur un campement avec votre compagne. Celle-ci, pour une raison que je ne spoilerai pas (nananère!), doit rencontrer une tribu d’aborigènes qui sont plutôt peu prêts à rencontrer des étrangers issus de la civilisation moderne. Sera-t-elle en danger? Ou viendra-t-il d’ailleurs? Parce que si il faut commencer à essayer de sauver la princesse Peach du jeu alors qu’on est en mode survie…

Bref, vous allez vite devoir vous occuper à faire un feu et pour se faire, chercher de quoi en concevoir un dans la jungle et sans allumette ni briquet… Parce que notre personnage est un peu con: il oublie le plus important! Soit, après avoir réussi cela, ce qui n’est déjà pas mince affaire, vous allez vous blesser et devoir trouver aussi de quoi vous trafiquer un pansement, etc… Vous aurez compris le principe: récolter ce qui vous entoure pour fabriquer des outils, armes, etc…

Et le pire dans tout ça, c’est qu’il n’y a pas de support manette pour ce jeu sur Steam… Ce n’est donc pas très évident par moments même si on s’y fait un peu à la longue tout en s’y mélangeant quelques peu de fois les pinceaux entre les touches d’actions et de déplacements.

Quasi tout est récupérable et transformable…

Living easy, living free…

Graphiquement, le studio polonais a réalisé un beau boulot. La forêt foisonne de détails aussi bien au sol que dans la flore qui nous entoure. Chaque brin d’herbe et chaque feuille sont bien joliment modélisés.

Là où le travail montre toute sa splendeur c’est lors d’un climat humide: la pluie donne un superbe effet et s’écoule sur les feuillus offrant un superbe rendu. L’on remarque également la saleté lorsque notre personnage va se balader dans la gadoue, rien n’est laissé au hasard et on a vraiment une bonne impression d’immersion car, qui plus est, le jeu se joue en vue FPS.

Sincèrement, dès qu’on se retrouve en solo, Green Hell parvient à nous isoler complètement du monde. Enfermé à l’extérieur… Une sensation d’abandon total, d’inexistence, de dépendance à la nature… et à la chance tel un peintre manquant d’inspiration devant son tableau inachevé. Et, ça fait peur….. alors qu’il joue sur le naturel et non le fictionnel fantastique.

D’ailleurs, il va falloir entrer dans la peau de votre protagoniste car vous devrez tout faire pour ne pas qu’il meure. Car ici, il n’y a pas de deuxième chance: si vous mourez, vous êtes mort, point! Il y n’y a pas sept boules de cristal qui vous rendront la vie… Et pire, le moindre soucis peut être dramatique! Une blessure non bandée (je parle de bandage là… hein!) peut s’infecter à vous causer de graves problèmes voir la mort.

Pas question de laisser une blessure pareille sans bander… la blessure toujours!

Conclusion

Que dire de plus sur cet early access de Green Hell si ce n’est qu’il pourrait être en phase de proposer la meilleure simulation de survie possible. Il ne me semble pas qu’une autre licence ait pu proposer une expérience aussi réaliste, aussi détaillée et surtout, but premier, immersive.

Graphiquement assez beau et malgré une maniabilité clavier/souris obligatoire, le jeu vous plongera dans un sentiment de solitude totale. Vous allez comprendre que l’homme est fait pour vivre en communauté et non en autarcie. Le jeu arrive à nous faire flipper sans l’utilisation des classiques zombies et autres bébêtes dégueulasses.

On espérera, pour la version complète, un support manette et un peu plus d’ergonomie au niveau des menus mais dans l’ensemble, ça semble devenir du tout bon…

En tout cas, n’étant pas spécialement adepte du genre, il m’a donné envie de découvrir la suite! Et je me dis qu’en VR… ça peut encore être plus flippant…

Temps de lecture : environ 3 minutes

Green Hell

  • Développeurs Creepy Jar
  • Type Survie
  • Support PC
  • Sortie 29 août 2018
Green Hell à notre sauce
8/10
Green Hell à notre sauce
Y'a bon
  • De la vraie survie réaliste
  • Une ambiance pesante à tous moments
  • Joli avec des beaux détails
  • Sous-titré en français
  • Doublage anglais de qualité (jeu d'acteur)
  • L’immersion totale
  • Le son parfaitement intégré au gameplay
Beuuuuwark
  • La prise en main demande du temps
  • Pas (encore?) de support manette
  • Certains chargements très longs
  • Technique
    9/10
  • Esthétique
    8/10
  • Ergonomie
    7/10
  • Audio
    9/10
  • Contenu
    7/10
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Tests jeux
ManuSupra

Passionné, collectionneur et historien vidéoludique trentenaire ayant grandit avec un enfant à queue de singe et un plombier moustachu s'empiffrant de champi. Chasseur de monstres à l'insectoglaive, archéologue gaming et adepte du "bas, diagonal, droit + poing". Sushivore et burgerovore professionnel!
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