Test: FIFA 19

Cuvée 2019...

C’est reparti pour un tour! Pour la 25e année consécutive depuis 1993, EA Sports (IT’S IN THE GAME!) nous sort son opus annuel de FIFA. Et ça fait plusieurs années qu’il n’arrive pas vraiment à se renouveler en proposant une simple mise à jour de leur soft.

Après un PES 2019 très réussi, est-ce que FIFA 19 va pouvoir assez innover pour empêcher son rival de Konami à s’imposer comme la référence du football virtuel!?

Pleure pas petite sirène, le jour attend dehors, dans les brumes des fontaines…

No rules… great scotch!

On va être gentil, commençons avec les nouveautés avec, notamment, la possibilité de jouer à Speedball, ou presque… Car même si les gars d’EA veulent en faire la référence absolue de simulation footballistique, ils essaient tout de même de proposer du fun en nous offrant les moyens de désactiver des règles. Dans le genre: pas d’arbitre! Imaginez le foutoir sur la pelouse devant des milliers de supporteurs: tacles assassins autorisés, accrochages, tirages de maillot dans le grand rectangle… le bazar total!!!

Outre ce petit mode assez arcade en soi, on peut profiter d’un nouvel habillage d’avant-match très réussi. Ils ont mis le paquet… hors terrain en tout cas. Qui plus est, avec l’acquisition des UEFA Champions League et Europa League au détriment de PES, l’ambiance est parfaitement retranscrite. Grâce à cela, FIFA 19 profite de toutes les licences les plus importantes du monde du football.

Tout ça, c’est bien beau… mais sur le terrain, ça dit quoi?

L’habillage d’avant-match donne une véritable impression télévisée.

Money for nothing…

Avec le rachat des licences UEFA en plus de toutes celles de la FIFA, EA Sports devient très riche en contenu mais est-ce suffisant? Montons sur le terrain accompagné des commentaires de Hervé Mathoux et Pierre Ménès qui ne sont pas les pires non plus. Même si parfois redondants, les commentateurs sont plus agréables que la concurrence… surtout un des deux (Darren Tulett… grrr!). Et puis, c’est bon enfant, avec quelques vannes qui font sourire… sympa, sans plus.

Cependant, manette en main, le jeu n’évolue pas énormément. On a toujours cette impression que les joueurs n’ont pas de poids voire qu’ils bougent en glissant sur le terrain. Dur à expliquer, tout comme ce toucher de balle peu ressenti. On ajoute que la tactique dynamique a été revue et même corrigée: vous n’aurez plus droit qu’à 5 mentalités pendant le match au lieu de 7. En effet, l’attaque de folie et la défense de folie ne sont plus disponibles.

Les développeurs ont annoncé un système de contrôle actif, une finition retravaillée et une technologie de mouvement plus réaliste. Même si on se rend compte d’un peu plus de fluidité et quelques mouvements retravaillés, c’est loin d’être transcendant… Ce ne sera pas un grand choc par rapport à l’an dernier. Tout comme le 50/50 Battles qui propose, je cite: “Lors des duels, les réactions et les aptitudes des joueurs déterminent l’issue de la lutte pour la possession du ballon partout sur le terrain. Grâce à l’intelligence accrue de vos coéquipiers qui leur permet de mieux gérer les espaces, chaque geste compte pour récupérer le ballon.” mais, une fois de plus, sur le terrain, ce n’est pas très flagrant.

En restant sur le terrain, on peut signaler un soucis maintenant récurant dans les FIFA: la gêne de l’ombre et du soleil sur la pelouse. Dans certains stades très ouvert, et quand le soleil est mal situé (ou plutôt la Terre mais bon…), l’ombre se dessine sur le terrain et ça pose toujours un problème de visibilité entre les deux zones.

Sur le terrain, même si joli, FIFA 19 n’est pas une révolution…

Et le reste?

Ben pas grand chose finalement… Enfin, on s’entend, il y a largement de quoi faire vu que cette série à toujours été assez complète finalement. On soulignera quelques améliorations comme les discutions lors des transferts dans le mode carrière ou encore une évolution du mode aventure avec le fameux Alex Hunter qui poursuit son histoire depuis FIFA 17 ou encore deux petits nouveaux: Kim Hunter, une demoiselle (bonne idée) et le rival Danny Williams.

Petit mot sur les modes online qui restent très complets tout comme les variantes du mode “coup d’envoi” avec la possibilité de jouer avec l’ambiance d’une coupe spécifique, des changements de règles, etc… Tout le monde y trouvera son compte facilement.

On a l’impression que les possibilités de tirs aux buts sont un peu plus variées.

Conclusion

FIFA 19 reste posé sur ses bases en faisant évoluer la plupart de ses modes et en offrant toujours plus de licences à son poulain sans pour autant prendre de risque. Les joueurs occasionnels y trouveront leur compte vu l’accessibilité habituelle de la série.

Néanmoins, on pourra dire que FIFA 19 est à PES 2019 ce que NBA Live 19 l’est pour NBA 2K19… C’est à dire un jeu pour “Monsieur Tout le Monde” et qui se vendra sûrement par palettes entières mais sur le terrain, Konami propose une meilleure expérience, un meilleur toucher, une meilleure précision.

Par contre, si vous êtes plutôt à favoriser les licences, l’aventure et surtout le fait de pouvoir jouer avec le plus de monde possible, FIFA 19 sera fait pour vous, et ce, même si tout en évoluant légèrement, il ne révolutionnera pas le monde du football virtuel.

Temps de lecture : environ 4 minutes

FIFA 19

  • Développeurs EA Sports
  • Type Sport
  • Support Xbox One, PS4, Switch, PC
  • Sortie 28 septembre 2018
FIFA 19 à notre sauce
7/10
FIFA 19 à notre sauce
Y'a bon
  • Toutes les licences possibles ou presque
  • L'avant-match très réussi
  • Graphiquement plus abouti
  • Accessible d'accès
  • Plus axé sur la construction de jeu
  • Mode online toujours réussi
  • Nouveaux personnages dans l'aventure
Beuuuuwark
  • Ce manque de toucher de balle...
  • Le "poids" des joueurs...
  • Pas toujours très précis
  • Pas révolutionnaire, timide évolution
  • Technique
    7/10
  • Esthétique
    8/10
  • Ergonomie
    7/10
  • Audio
    7/10
  • Contenu
    8/10
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ManuSupra

Passionné, collectionneur et historien vidéoludique trentenaire ayant grandit avec un enfant à queue de singe et un plombier moustachu s'empiffrant de champi. Chasseur de monstres à l'insectoglaive, archéologue gaming et adepte du "bas, diagonal, droit + poing". Sushivore et burgerovore professionnel!
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