Test : Monster of the Deep Final Fantasy XV – Noctis a la pêche

Voulez-vous pêcher avec moi, ce soir ?

Ah Final Fantasy XV, ne veux-tu point mourir ? De ta belle mort, je veux dire, pour passer à autre chose. Après 10 ans d’attente et un jeu auquel personne ne s’attendait, tu te débats pour montrer que tu existes, à travers des partenariats, (Assassin’s Creed ?) des jeux mobiles, multijoueurs, DLC ou des patchs qui n’ont de cesse de te rafistoler, et enfin, un jeu VR. Monster of the Deep Final Fantasy XV a eu au moins le bon goût de troquer l’expérience de drague de Prompto pour une expérience Ô combien plus improbable de simulation de pêche.

Ce genre de passage tarde un peu, mais est bien agréable au fond…

After Everything I’ve Lost on You

Pour être honnête, il n’y a guère que MrScintillant qui s’est plongé avec plaisir dans le Road Trip entre pote qu’est Final Fantasy XV. Pour ma part, je n’ai guère tenu plus de quelques heures à battre la campagne, voyant le jeu panser ses stigmates mois après mois, m’encourageant à attendre sa version finale. Seul fou parmi l’équipe à être doté d’un casque PSVR, la sortie de Monster of the Deep m’avait pourtant très intéressé. Non pas que la pêche soit un passe-temps que j’apprécie (mon père se moquerait bien de son fils aujourd’hui, moi qui ai toujours refusé de me lever aux aurores pour taquiner le goujon avec lui), mais j’étais prêt à prendre cette porte d’entrée pour revenir papoter avec Noctis et ses potes.

Car oui, que ceux qui appréciaient les soirées près de la tente à goûter les plats d’Ignis tout en rêvant de plonger la tête de Prompto dans le feu pour le faire taire retrouveront au fil de la partie ces petits moments de détente sympathiques entre deux boss, dans la peau d’un Random Avatar.

Ca mord ?

Viens là mon gros ! Qu’on en finisse !

Pour se souvenir qu’on est tout de même dans un Final Fantasy, Monster of the Deep propose tout de même une narration mettant en scène un Chasseur sensé abattre certains monstres pour rendre le monde plus sûr. Alors qu’il pêchait tranquillement pendant un orage dans un lieu ma foi fort peu avenant, notre pêcheur se fait attaquer par un poisson plus que géant qui semble liés aux tempêtes. Ramassé sur les berges par Cindy, ils se retrouve au chaud dans une petite bicoque, aux bons soins de la garagiste toujours aussi peu vêtue. Sorte de hub central, la cabane vous permettra d’acheter de nouveaux appâts, cannes, moulinets et autres fringues pour personnaliser votre avatar, tout en écoutant à la radio le développement narratif. N’espérez pas de grande envolée scénaristique, il faudra vous contenter du speaker de la radio pour en apprendre plus sur ce qu’il se passe dehors, avant de monter dans votre petite voiturette pour rejoindre soit un lieu de chasse ou un tournoi de pêche.

Ne croyez pas que vous venez pêcher pour le plaisir, mon bon monsieur, vous êtes là pour nettoyer des zones de dangereux prédateurs. Pour ce faire, il faudra appâter le maître des lieux en attrapant des poissons. Pour cela, vous disposez de votre canne à pêche et d’un sonar assez pratique qui vous indique les zones potentiellement intéressantes. Ne reste plus qu’à y lancer votre ligne d’un adroit mouvement du poignet (avec les Playstation Move) et à attendre que ça morde.

A vous de jauger votre patience entre le moment où l’hameçon s’enfonce dans l’eau et celui où vous déciderez de remonter la ligne pour tenter votre chance ailleurs. En cas de prise, il ne vous restera plus qu’à ferrer le poisson, mouliner comme si votre vie en dépendait tout en dirigeant votre canne dans la direction indiquée pour éviter que la ligne ne casse avant de fièrement exhiber votre prise et de la déposer dans le filet… Comme dans tous les minis-jeux de pêche du monde. Une fois la jauge remplie, le boss fera son apparition, et plus question de canne à pêche, c’est d’une arbalète dont vous vous équipez pour l’empêcher de nuire tout en repoussant ses attaques ou ses illusions.

Visuellement, même si ça pixelise beaucoup, le jeu est assez beau

Techniquement, si les décors et personnages rencontrés sont aliasés, il faut dire que les différents environnements en jettent, d’autant qu’il est possible de les explorer un peu par téléportation pour découvrir de jolis points de vue ou des objets perdus ici et là, quand ce n’est pas pour admirer la faune locale. Différents points sont disponibles par lieu pour lancer votre ligne, chacun donnant accès à différentes zones poissonneuses, et j’admets que pêcher en compagnie de Noctis n’est pas désagréable, surtout quand la fin de session nous ramène au feu de camp pour une petite discussion entre potes, rappelant les ambiances bon enfant de Final Fantasy XV.

Dommage cependant que des temps de chargement assez longs viennent entrecouper tout cela, alternant écran plat pour des séquences vidéos utilisant le moteur du jeu (l’arrivée dans chaque lieu par exemple) et 360° pour le gameplay. Le lancer de la ligne n’est pas ce qu’on pourrait appeler des plus précis non plus, et même si je ne suis pas un pro de la pêche, les Moves sont au mieux bien trop sensibles aux plus petites variations de vitesse ou de mouvement, au pire complètement à la rue niveau précision, un même mouvement pouvant envoyer votre ligne dans le décor ou à vos pieds. Mais je laisse cet aspect en suspend, les amateurs de ce sport pouvant être plus adroit que moi là-dessus.

Il reste aussi triste que le titre ne soit qu’en anglais, voix comme sous-titres, ce qui n’est pas des plus pratiques lors des discussions. L’ergonomie générale n’est d’ailleurs pas des plus abordables, notamment pour naviguer dans les menus.

Conclusion

Monster of the Deep Final Fantasy XV est un pur produit fan service destiné aux amoureux du Prince Noctis, à ceux qui attendent fébrilement de retrouver l’ambiance amicale des feux de camps dans un jeu de détente. Non traduit, imprécis et parfois ennuyeux, le titre propose toutefois quelques beaux moments.

Temps de lecture : environ 3 minutes

Monster of the Deep Final Fantasy XV

  • Développeurs Square-Enix
  • Type Pêche en VR
  • Support PS4
  • Sortie 21 Novembre 2017
Monster of the Deep Final Fantasy XV à notre sauce
5/10
Monster of the Deep Final Fantasy XV à notre sauce
Y'a bon
  • De jolis environnements
  • Le côté "soirée entre potes"
  • Des efforts de narration
  • Un avatar personnalisable
Beuuuuwark
  • En anglais
  • Une narration via la radio, sérieusement ?
  • L'imprécision des lancers
  • Faut aimer attendre que ça morde...
  • Technique
    8/10
  • Esthétique
    6/10
  • Ergonomie
    5/10
  • Audio
    6/10
  • Contenu
    7/10
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Tests jeux
Xavier Henry - Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.

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