MonsterBag | Test

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V et Nia, l'amour à t'état pur

V et Nia, l’amour à t’état pur

[dropcap]”[/dropcap]Voici l’heure deeees Aniiiiiimaniacs !” – Comment ça cela n’a rien à voir ? Les chiliens du studio IguanaBee ont sans doute conservés quelques souvenirs des aventures des frères et soeur Wacko lors du développement de MonsterBag. Mais si, souvenez-vous : parmi tous les sketchs de cette série se trouvaient la petite fille Mindy qui avait tendance à jouer les filles de l’air en l’absence de sa mère. Multipliant les situations périlleuses en toute innocence, Mindy ne devait son salut qu’à son chien Toubeau, qui encaissait tous les dangers pour elle en vue de la ramener saine et sauve à la maison. Et bien c’est à peu de chose près l’histoire de Nia et V, la première étant une petite fille pleine de vie, le second, son monstrueux sac-doudou près à tout pour la sauver.

V & Nia (in the) Pocket

L’adorable Nia joue dans sa petite chambre avec V, son petite monstre Sac, quand elle décide soudain de sortie seule dans la rue. Conscient du danger, V se lance à sa poursuite, mais devrait faire extrêmement attention à ne pas se faire voir des autres humains, car ceux-ci n’hésiteront pas un instant à le détruire. V devra alors passer dans le dos des passant, en faisant bien attention au regard de certains pour ne pas finir anéanti et interagir avec certains éléments pour résoudre quelques énigmes et atteindre la frêle Nia. Ainsi, outre passer dans le dos des personnages et esquiver le regard des plus agressifs, les décors et quelques objets colorés permettront souvent de débloquer la route vers Nia, les essais-erreurs étant ici de mise pour découvrir les effets des actions de V.

Les situations cruelles et violentes contrastent grandement avec l'ambiance générale

Les situations cruelles et violentes contrastent grandement avec l’ambiance générale

On parcoure donc 18 niveaux (+ les crédits de fin, jouables) à essayer d’atteindre et de sauver la petite Nia. Répétitif ?

Up Up and Away

La narration prend une tournure inattendue en milieu de parcours

La narration prend une tournure inattendue en milieu de parcours

Même si il faut bien dire que l’inspiration en terme de gameplay semble s’être tarie à partir du dernier quart de jeu, les gars d’IguanaBee ont cependant 2 atouts de taille dans leur manche. Tout d’abord la réalisation. Le monde de MonsterBag est coloré, vivant et amusant. Les niveaux s’enchaînent de façon cohérente avec un rythme qui ne fera pas lâcher la console avant la conclusion. Tout va très vite, et de plus en plus loin dans les idées. Ensuite, la narration du jeu comble parfaitement ce dernier quart. Si MonsterBag est totalement muet à l’exception de quelques explications de gameplay ici et là, tout passe par la mise en scène et les expressions des nombreux personnages qui croiseront votre route.

Les objectifs sont toujours limpides

Les objectifs sont toujours limpides

D’une banale situation de sauvetage, la quête de V l’entraînera dans de nombreux lieux, et il ira jusqu’à provoquer un cataclysme pour sauver sa jeune protégée. D’autres passages se veulent aussi très intimistes, développant un pan narratif surprenant et sujet à d’intéressantes interprétations. L’histoire oscille entre la comédie gentillette et l’horreur la plus totale, camouflant sous ses airs enfantins de nombreux massacres et traitement cruels infligés non seulement à V, mais aussi, de la part du joueur, à de nombreux personnages. Le tout donne à MonsterBag un petit air d’Happy Tree Friends, en moins grotesque et gratuit, justifiant les horreurs perpétrées dans un torrent de couleurs par l’amour que se vouent les deux protagonistes principaux.

Coooonclusion. Je dis non! Mais un Avis, je dis OUI!

[dropcap]I[/dropcap]l ne faut guère qu’une poignée d’heures pour voir les crédits et débloquer un mode de difficulté supplémentaire, mais ce sont des heures qu’on ne voit pas passer, alternant frustration passagère d’avoir mal géré les déplacements de V (millimétrés dans la dernière partie) et sourires spontanés face aux situations et aux mimiques présentées. InguanaBee nous propose ici un voyage complètement déjanté, de plus en plus violent mais aussi extrêmement attendrissant, cachant des thématiques plus sérieuses. Proposé avec le Playstation+ du mois d’avril 2015, IguanaBee s’offre une belle visibilité. Pour les non-abonnés, cette critique pourra peut-être vous décider à franchir le pas d’une production atypique, drôle et violente, mais Ô combien efficace !

MonsterBag

  • Développeurs IguanaBee
  • Type Énigme / Puzzle
  • Support PSVita
  • Sortie 8 Avril 2015
Note Les feux de l'amour
Note PXLECTION

Y’a bon!

[unordered_list style= »green-dot »]

  • Une narration subtile
  • la DA, parfaite et maîtrisée
  • Le décalage entre la violence et le graphisme
  • Le rythme soutenu
  • Des énigmes bien fichue
  • Une difficulté bien dosée

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Beuargh!

[unordered_list style= »red-x »]

  • … quoi que parfois dépendante de la chance
  • Quelques passages cryptiques
  • Un manque de variété des énigmes vers la fin

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Tests jeux
Xavier Henry - Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.
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