EVE Valkyrie | Test

La tête dans les étoiles

Disponible depuis un petit moment sur PC, EVE Valkyrie profite de la sortie du PSVR pour débarquer sur Playstation 4 afin de faire s’affronter les joueurs des deux communautés.

Vers l’Infini…

En terme de sensation, EVE Valkyrie va difficilement nous permettre de revenir à un jeu en 2D sur écran tant le titre est parfaitement adapté à la réalité virtuelle. Assis dans notre vaisseau de combat, dont nous pouvons admirer chaque détails depuis l’intérieur du cockpit, mais aussi regarder la carlingue extérieure tout autour de nous par les fenêtres. On assiste à son premier décollage en temps que Clone de l’univers étendu d’Eve, un pilote immortel sans cesse réincarné dans un clone à chaque décès. Mais vous n’êtes pas seul : vous êtes guidé par une autre pilote décédée, leader des Valkyrie qui va vous conter son histoire et celles d’autres pilotes tout au long des missions solo et d’exploration.

Lâché dans l’immensité de l’espace, on apprend le maniement simple du vaisseau via des missions scénarisées, qui ont le bon goût de contextualiser l’histoire. On est très vite plongé dans l’ambiance et on se surprend à regarder tout autour de nous, enchaînant les accélérations brusques, tonneaux et loopings pour voir jusqu’où nous pourrons le supporter avant de remettre notre déjeuné. Mais après quelques minutes, la position assise aidant, on s’habitue sans mal aux déplacements et la gêne disparaît. Ce qui n’est pas trop le cas de l’aliasing inhérent au PSVR, néanmoins, ce n’est principalement visible que dans l’intérieur du cockpit, l’effet 3D aidant à se focaliser principalement au loin, où l’effet disparaît.

Les batailles spatiales comme si vous y étiez

Les batailles spatiales comme si vous y étiez

Et au délà ?

Visuellement, la claque est réelle, on se sent dans le hangar, on voit les différents plans en perspective et même si on ne quitte jamais le vaisseau, un casque vissé sur la tête, on est réellement dans l’espace, avec les explosions qui frôlent la carlingue, les effets de lumières renvoyés par le soleil, ou les carcasses de vaisseaux abandonnés dans l’espace. Niveau sonore également, rien n’est laissé au hasard, vos équipiers vous parlent (en anglais, les sous-titres s’affichant devant vous) et les différents thèmes cohabitent parfaitement avec le genre.

Le titre est parfaitement adapté à la réalité virtuelle.

Les commandes sont simplissimes, le vaisseau se dirigeant au stick gauche, avec L1 et R1 pour les tonneaux, Croix pour accélérer et Rond pour freiner. Avec le Carré, on a un tir de barrage qui protège notre vaisseau, avec R2, on déclenche les mitrailleuses tandis que L2 permet de verrouiller des ennemis pour leur envoyer des missiles. On peut d’ailleurs viser ces dernier directement en tournant la tête vers eux, donnant au jeu une pêche d’enfer pendant les dogfights, au coeur du titre. Au coeur de la bataille, on se surprend parfois à prendre rapidement ses distances pour échapper à ses poursuivant en effectuant des tonneaux, à contourner rapidement un astéroïde pour s’en servir comme bouclier avant de contourner l’ennemi en freinant et tournant brusquement et de lui asséner une salve bien sentie de missiles. Grisant. Plusieurs cartes spatiales offrent différentes ambiances et sont de bonnes tailles, mais manquent un peu de variété.

Si le scénario solo est relativement court, il se projette dans différents modes, allant des mémoires des pilotes en passant par l’exploration (permettant de récupérer des matériaux et de nouvelles mémoires) exemptes de combats. Des défis quotidiens vous permettront d’engranger des points pour acheter des nouveaux vaisseaux. Mais le coeur du titre se situe principalement en multijoueur pour des parties rapides. Casque VR oblige, il n’est pas conseillé de passer plusieurs heures d’affilée sur le jeu, sous peine d’un violent rappel à l’ordre de votre oreille interne.

Les combats peuvent vite virer au feu d'artifice

Les combats peuvent vite virer au feu d’artifice

Au fil de vos parties, vous débloquerez de nouveaux vaisseaux et des améliorations appréciables pour vos affrontements contre d’autres joueurs, mais il faudra tout de même dépenser votre pécule, car rien n’y est gratuit. L’argent comme l’expérience se débloque au fil des parties multijoueurs, vous donnant la possibilité de débloquer de nouveau tunnels de lancements, afin de pouvoir utiliser plusieurs types de vaisseaux dans un même combat. Si votre vaisseau est abattu – avec un bel effet de cockpit qui se brise – libre à vous de prendre les commandes d’un autre type de vaisseau, pour autant que vous ayez paramétré ces « slots » disponibles.

Néanmoins, les différents types de vaisseaux possèdent leur propre approche en terme de puissance et de maniabilité et les joueurs devront trouver celle qui leur convient le mieux, tout en créant des équipes équilibrées pour les joutes en ligne. Si le deathmatch par équipe est prenant et donne littéralement le vertige, la capture – et la tenue – de différents points stratégique à l’aide drones sont également de la partie et offre aussi leur lot de combats stratégiques.

Ombre pesante au tableau : les microtransactions sont de la partie dans ce titre vendu à plein tarifs. Si elles ne permettent pas l’achat de nouveaux équipements ou vaisseaux, elles agissent comme des booster d’expérience à même de rapidement déséquilibrer les parties en ligne – certains n’hésitant pas à sortir la carte de crédit pour grimper rapidement de grade.

Conclusion

Après Batman Arkham VR, la PS4 s’offre ici un simulateur multijoueurs de combats spatiaux de haute volée, très bien réalisé et procurant des sensations réellement grisantes. On regrette les possibilités d’achats intégrés dans un titre vendu plein tarif, mais l’apprentissage de l’univers et de ses mécaniques via un solo qui a le mérite d’être présent avant de plonger dans le grand bain permet tout de même de bonnes heures de plaisir, tranquilles dans le mode exploration, didactiques dans les missions ou prenantes dans les défis. Bonne pioche !

Eve Valkyrie

  • Développeurs CCP
  • Type Combat spatial
  • Support PS4, PC
  • Sortie 13 Octobre 2016
Note Les feux de l'amour
Note Pas de pxlection

Y’a bon!

  • Une immersion de folie
  • Des combats spatiaux épiques
  • Un solo didactique et intéressant
  • Fluide
  • Un motion sickness étonnamment bien géré

Beuargh!

  • Des boosters d’expériences payant dans un jeu muli ?
  • Des environnements finalement peu variés
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Xavier Henry - Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.
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