Door Kickers | Test

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Door Kickers

  • Développeur Killhouse Games
  • Editeur Killhouse Games
  • Type Stratégie, Tactique
  • Support PC
  • Sortie 20/10/2014

Dans le même genre :

  • Breach&Clear
  • Rainbow Six
  • SWAT
  • Frozen Synapse

[dropcap]V[/dropcap]ous vous souvenez des anciens Rainbow Six ? Ceux développés par Red Storm, comme Rainbow Six : Raven Shield, où chaque mission commando demandait un sens tactique hors-norme et filait une dose d’adrénaline monstre à chaque fois qu’il fallait mener son escouade au cœur des affrontements contre les terroristes. Et bien Door Kickers, c’est un peu ça. Dans l’esprit, parce que visuellement le jeu indépendant venu du studio Roumain Killhouse Games fait dans la vue de dessus.

Door Kickers donc, vous propose de diriger une escouade du SWAT dans des missions diverses et variées comme l’élimination de délinquants, l’arrestation de suspects ou encore la libération d’otages. Et même les trois à la fois. Ce qui frappe d’emblée avec Door Kickers, c’est son contenu. Dès le premier menu de missions, le choix est pléthorique. Pas moins de 81 missions uniques sont disponibles dès le début du jeu, classées selon leur difficulté. Vous aurez également la possibilité de générer des missions aléatoirement pour jouer à l’infini, d’essayer de terminer l’une des trois campagnes ou encore de télécharger des dizaines de maps créées par les fans grâce à l’éditeur inclu. Vous l’aurez compris, ce jeu n’est pas terminable. D’autant qu’il propose un certain nombre de défis très excitants. A l’image des médailles « One Man Army » qui vous sont remises lorsque vous complétez une mission avec un seul homme sur le terrain. Facile pendant les premières missions, bien plus tendu quand les environnements s’ouvrent, s’étendent et que l’arsenal des ennemis s’étoffe.

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Le premier volet de missions. Y’en a 9 des panneaux comme ça.

Mais revenons au jeu en lui-même. Dans Door Kickers, l’escouade que vous dirigez est composée de 10 membres, chacun ayant ses propres statistiques et chacun étant personnalisable. Vous pouvez modifier leur nom, leur surnom, leur équipement et leur tête (moui bon pas super utile). Votre équipe engrange également de l’XP totale qui vous débloque au fur et à mesure de nouvelles classes, au nombre de 5. Le Pointman, l’Assaulter, le Breacher, le Stealth et enfin le Shield. Pointman, la classe de base, est équipée de pistolets basiques, certains équipés de silencieux. L’Assaulter a accès à une sélection de fusils d’assaut, et le Breacher à différents fusils à pompe. Le Stealth et le Shield, dont les noms sont plutôt évocateurs, sont un peu spéciaux puisque le premier est un assassin silencieux mais très vulnérable et le second un mur vivant capable d’encaisser beaucoup de dégâts mais qui en fait très peu. Au fil des missions, on apprend à gérer la position et le rôle de chacun, à élaborer des stratégies mais aussi à s’adapter de manière rapide car les situations changent souvent, même lorsque l’on recommence une même mission.

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Avant de débuter la mission, vous devez déployer vos hommes sur des zones spécifiques.

Le système de jeu est très simple à prendre en main. Comme il a déjà été précisé, le jeu est en vue de dessus et fonctionne avec le principe de pause active comme dans les anciens Baldur’s Gate ou plus récemment FTL : Faster Than Light. Ainsi, vous pouvez tracer les chemins que vos agents emprunteront et planifier toutes leurs actions par avance. Vous pouvez tout à fait ordonner à un membre de l’escouade de contourner le bâtiment, faire exploser la porte arrière puis lancer une grenade aveuglante dans la pièce pendant que le reste de l’équipe pénètre en force l’entrée principale. C’est un véritable plaisir que de trouver des techniques et des stratégies efficaces, de les tester et de les améliorer. Les nombreuses possibilités offertes par les environnements, l’équipement et les différentes classes permettent une grande liberté d’approche et offrent une courbe de progression très satisfaisante.

Autre gros challenge, le mode campagne. Ce mode contient trois « scénarios » différents : il s’agit de missions groupées et suivies dans lesquelles vous devrez faire face à des situations tendues. Particularité intéressante et vraiment stimulante de ce mode : Les membres tués en service sont perdus, leurs stats personnelles (XP et capacités acquises au fur et à mesure des missions) avec. En somme, attaquer un mode campagne revient, si l’on est pas sûr de soi, à sacrifier des membres efficaces et cruciaux de l’équipe puisqu’une fois la campagne terminée ils seront remplacés par des bleus qu’il faudra ainsi ré-entraîner. Si le principe peut paraître déséquilibré ou cruel, c’est en fait un très bon moyen de vous mettre dans le feu de l’action. De plus, un Iron Man Mode est disponible, qui double l’XP gagnée ainsi que les récompenses mais ne vous permet pas de recommencer une mission lorsque celle-ci est en cours. Autant vous dire qu’en Iron Man Mode on serre les miches et on s’y croit à fond. Petite satisfaction également : le mode replay. A chaque fois que vous terminez une mission, vous pouvez regarder le replay de celle-ci sans voir toutes les pauses que vous avez effectuées. Jouissif lors de missions particulièrement ardues, ce mode replay est un véritable bonheur pour l’ego. Vous pouvez ainsi exporter vos plus beaux replays en vidéo et les uploader sur YouTube pour montrer au monde entier que vous êtes un fin stratège.

Petit bémol : le mode éditeur est un peu difficile à appréhender. L’interface est assez peu claire et si la pratique permet de comprendre certaines mécaniques, créer votre première mission vous prendra un peu de temps. Par contre, il y a des gens particulièrement doués qui ont produit du contenu relativement bien fini et intéressant comme cette map, la reconnaitrez-vous ?

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Oui, c’est bien ça : il s’agit d’un niveau du premier DOOM.

La B.O. est également un chouïa répétitive même si elle est plutôt réussie et nous met bien dans l’ambiance. On aurait aimé plus de varieté et une plus grande tracklist mais ce n’est pas tragique, l’environnement sonore étant en lui-même particulièrement réussi. Il manquerait presqu’un mode multjoueur mais dans un jeu en temps réel avec pause active il est difficile d’imaginer un système viable et équilibré. Quoi qu’il en soit, Killhouse Games a promis une grosse mise à jour de contenu et d’amélioration avant la fin de l’année et a ouvert un forum pour demander l’avis des joueurs. Beaucoup réclament un éditeur plus intuitif et de nouvelles campagnes, et le studio semble réceptif à toutes ces demandes, en plus de faire un très bon suivi du jeu.

Coooonclusion. Je dis non! Mais un Avis, je dis OUI!

[dropcap]E[/dropcap]ncore une perle sorte d’un petit studio indépendant qui a conquis mon cœur. Jouissif, stimulant, immersif et très bien fichu, Door Kickers est accessible et en même temps si perfectionné qu’il justifie une perte totale de vie sociale. Très joli et complet, interminable et juste avec son joueur, ce petit (par l’ambition) jeu mérite toute votre attention. A un prix aussi ridicule il serait dommage de louper ce titre qui se consomme aussi bien par petites sessions que plusieurs heures d’affilée tant il est prenant. Comptez quelques secondes pour mener à bien vos premières missions et plusieurs minutes pour les plus complexes. Le contenu communautaire disponible sur le workshop étoffe à merveille le jeu et il semble tout à fait impossible de manquer de choses à faire dans Door Kickers. En attendant une hypothétique sortie sur plateformes mobiles sur lesquelles il aurait tout à fait sa place, Door Kickers est un excellent jeu de stratégie tactique. Et je lui suis reconnaissant de me voler autant de temps.

Note Passion Brulante
Note PXLECTION

Y’a bon !

[unordered_list style= »green-dot »]

  • Très joli graphiquement
  • Accessible en deux temps-trois mouvements
  • Interminablement complet
  • Très pointu
  • Jouissif dans sa courbe de progression
  • Personnalisation bienvenue

[/unordered_list]

Beuargh!

[unordered_list style= »red-x »]

  • Bande originale un poil répétitive
  • Editeur de niveaux pas très user-friendly

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La désinfo en +

Police, ouvrez cette porte ! Mais, chef, vous venez de l’enfoncer avec le bélier…

Contrairement à ce qu’on peut penser, les perquisitions dans le domicile d’un suspect ne sont pas du tout pareilles aux Etats-Unis et en France. Alors que les forces de l’ordre Américaines sont réputées pour leur discrétion grâce notamment à leurs énormes 4×4 noirs aux vitres teintées, ils ont besoin d’un mandat de perquisition délivré par le procureur pour pouvoir pénétrer chez un individu. En France, les autorités ont moins la classe dans leurs Kangoo mais si le suspect en question a été pris en flagrant délit, les gendarmes ont tout loisir d’entrer chez lui à grands renforts de tatane dans la tronche. Ah, et on vous rappelle que la Swatting, ce concept qui consiste à faire envoyer le SWAT chez une personne juste pour l’embêter est formellement interdite. Rien ne vous empêche de modéliser la maison de votre pire ennemi dans Door Kickers et d’y envoyer votre escouade, par contre.

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Rédacteur sous perfusion de jeux alternatifs et obsédé par ceux qui se cachent derrière. Ce sémillant individu attend sans sourciller la sortie de Red Dead Redemption sur PC en goûtant des bières belges les fesses posées sur la selle de son vélo. Accessoirement dépendant à Grand Theft Auto V.
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