Aaaah Battleborn, la dernière création de Gearbox après bon nombre de Borderlands. Un titre mi-fps mi-moba et re-mi ragondin derrière qui n’aura pas eu la campagne marketing facile en se retrouvant comparé à Overwatch de Blizzard à tort. L’un est Moba l’autre est un FPS pur jus.

Avec une sortie de près d’un mois avant son faux concurrent dans la presque complète discrétion, il nous laisse le temps de bien l’apprécier et de nous rendre compte qu’en fait le seul vrai concurrent direct que peut avoir Battleborn c’est Gigantic.

Je vais d’emblée passer sur son côté Borderlands plus que très appuyé, les fans de la série (dont je fais partie) retrouveront le feeling et parfois même l’univers de la licence. Voulu totalement ou manque d’inspiration, la parenté est évidente et inévitable. Est-ce un mal pour autant? Non pas vraiment. Encore moins si l’on ne s’attendait pas à tout autre chose de 2K.

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Born in Borderlands

Battleborn c’est l’histoire d’un futur pas des plus roses. On se retrouve en l’an 19 960 alors que toutes les galaxies ont été détruites et qu’il ne reste plus qu’une seule étoile comme refuge pour toutes les espèces de l’univers. Si cet état est en grande partie dû à mère nature, il faut aussi savoir que Lothar Rendain, le dirigeant démoniaque du peuple Jennerit, compte bien tout contrôler et ne reculera devant rien, ni personne pour éradiquer Solus, la dernière galaxie.

Si le pitch de base n’est pas le plus original du monde, on ne peut reprocher aux équipes le soin apporté au background global de Battleborn. Chacun des 25 personnages jouables a son histoire, ses vrais traits de caractère, son feeling, son doublage perso et bénéficie d’un design plus fouillé et moins propret qu’Overwatch et encore une fois plus proche de Gigantic.

Ces personnages sont répartis en 5 factions, les Eldrid (La part scientifique et écolo du titre), le Last Light Consortium (Les plus riches et spécialisés en cybernétique), les Renégats (le nom est explicite), le RPU (Républiques Pacificatrices Unies) (L’ONU en gros) et enfin l’Imperium Jennerit, les grands méchants dirigés par l’infâme Lotha Rendain.

Si l’aventure se résumera globalement à péter la gueule des ennemis dans la partie scénario, l’expérience Borderlands se fait sentir avec l’humour omniprésent dans les dialogues et voix off.

Je parle je parle, mais je ne vous dis pas encore ce que vaut le gameplay, est-ce que l’on s’amuse sur Battleborn ?

Que ce soit en solo ou en multi il y a de quoi faire au programme. Bien entendu, tout comme Borderlands, la saveur du titre ne prend vraiment qu’une fois en équipe avec ses amis. On tente de créer une team complémentaire en fouillant dans la liste très diversifiée des personnages présents et à débloquer (d’autres arriveront par DLC). Ces personnages ont vraiment des manières d’être appréhendés très variées et ne sont pas de pâles copiés-collés.

Par contre qui dit gros rooster, dit aussi souci d’équilibrage et améliorations à venir avec le temps. Sans ça j’en connais qui risquent de rester longtemps sur le banc de touche.

Au menu des modes de jeu nous avons un mode histoire qui ne semble être faisable en multi. Il est tout à fait possible de tenter l’aventure comme un gringo avec sa bite et son couteau, mais vous risquez juste de devoir recommencer sans cesse la même mission avant d’espérer la terminer pour cause de courbe de difficulté mal pensée (ou juste pas pensée pour les solos players). Vous n’avez qu’un petit nombre de vies et aucun espoir d’être réanimé si vous êtes seul.

D’expérience, même en mode le plus facile, vous êtes presque certain de perdre patience après avoir tenté le même niveau des dizaines de fois.

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Battleborn to be online

Vous devrez donc y jouer jusqu’à 5 en ligne ou 2 en écran partagé (un très bon point pour le titre) si vous voulez clôturer les 8 heures de contenu proposées à forte replay value grâce à un système d’évolution et de drop/loot (nouvelles capacités, armes,…) addictif et changeant la façon d’aborder l’action.

Le vrai souci de ce mode est que l’architecture des niveaux est peu inspirée et très linéaire et que vos ennemis ne sont que peu variés et s’attaqueront tous de la même façon, sans grande stratégie.

On se tourne donc vers le cœur du titre, le multi. Et là c’est parti pour un gros mélange des genres, avec le mode Incursion qui ressemble à du MOBA et opposera 2 équipes de 5 héros qui devront, donc, défendre leur base et détruire l’objectif protégé (en général un gros robot). Vous pourrez invoquer des sbires (mercenaires), faire construire des tourelles, et bien d’autres choses que les amateurs de Smite ou Gigantic connaissent bien. Ce mode est vraiment très agréable, simple d’accès, appelant stratégie et travail d’équipe.

Ensuite, on retourne dans le FPS pur jus avec le mode Destruction. On est ici devant un Team Deathmatch avec capture de zones et objectifs. La première équipe à atteindre les points requis remporte la victoire. Encore une fois, le tout est bien maîtrisé et très agréable à jouer.

Le dernier mode est plus original. Le mode Fusion vous demandera de guider vos sbires vers le centre de la carte où les attendra un incinérateur prêt à les accueillir. Vous devrez en même temps empêcher les sbires de votre adversaire d’aller se sacrifier.

Conclusion

Battleborn est un jeu vraiment très complet, stratégique et faisant la part belle à la technique. L’univers Borderlandsien, l’humour, et le contenu font de lui un titre qui à de quoi s’imposer auprès des joueurs. On ne lui reprochera qu’un mode histoire qui n’a pas vraiment envie qu’on le termine en solo, et une possible lassitude à la longue si l’équilibrage des personnages ne suit pas très vite, tout comme le renouvellement des modes de jeux en multi-joueurs. Tiendra-t-il sur la longueur?

Battleborn

  • Développeurs Gearbox
  • Type MobaFPS
  • Support PS4, PC, XboxOne
  • Sortie 03 mai 2016

Y’a bon!

  • Le feeling global du titre et des persos
  • Le multi online et local
  • L’univers
  • De quoi faire

Beuargh!

  • De quoi faire mais pour combien de temps avant la lassitude
  • Le mode histoire presque impossible en solo (et pas franchement le plus fou du monde)
  • L’équilibrage des persos va devoir évoluer
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Petit Ange Parti Trop Tôt

Parfois, un Pixel s'éteint et vogue vers d'autres horizons. Mais ce n'est pas parce qu'il ne fait plus partie de notre grand barbecue que ce qu'il a écrit disparaît !

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