Test : The Inpatient – C’est pour votre bien

Retour au Sanatorium

60 années avant les événements d’Until Dawn, Supermassive Games revient raconter les étranges faits survenus dans le Sanatorium de Blackwood. Interné par le professeur Braggs pour ses soucis de mémoire, vous incarnez un patient au sein des lieux, alors qu’en dehors de votre chambre et dans votre tête, d’étranges événements se produisent.

From Dusk… Until Dawn

Difficile de ne pas spoiler un peu sur l’aventure que vous allez vivre pendant ces quelques 3 petites heures nécessaires à la complétion d’une première partie. De fait, on s’attendait sans doute à une expérience deux fois plus longue, néanmoins, The Inpatient joue la carte de l’effet papillon pour vous inciter à recommencer une partie pour expérimenter tous les choix possibles.

En terme de réalisation, c’est du bon PSVR, avec ce que cela comprend d’aliasing inhérent aux beaux décors, mais surtout une spatialisation sonore admirable. En effet, en plus du doublage français correct, le titre joue allègrement avec le son pour vous faire frissonner alors que vous évoluez lentement dans les couloirs de l’asile. Attendez-vous à quelques jump-scares, surtout dans la première moitié, lorsque votre avatar (dont vous pouvez choisir le sexe et la couleur de peau) fait des cauchemars.

The Inpatient fait un sans faute en terme d’ambiance

Mais Supermassive Games a intégré une reconnaissance vocale pour vous immerger un peu plus dans l’aventure, puisque tous les choix que vous ferez lors des dialogues peuvent se faire directement en dictant l’une des deux propositions affichée. Et malgré une diction perfectible de mon côté, jamais le jeu ne m’a fait répéter une phrase ou ne m’a pas compris. The Inpatient est donc réellement fait pour vous isoler un maximum du monde extérieur, le titre étant en plus jouable au duo PSMoves pour plus d’immersion.

Que dire de plus si ce n’est que la première moitié de l’aventure est véritablement glaçante, alternant discussions avec votre compagnon de chambre et cauchemars vraiment glauques. Une fois votre chambre derrière vous suite à des événements que les joueurs d’Until Dawn verront venir, le titre perd un peu en capital frousse pour instiller un climat angoissant mais bien moins effrayant. C’est sans doute – avec la durée de vie que je trouve trop courte pour cette aventure – le vrai point faible du titre. Là où Until Dawn parvenait à maintenir une pression constante sur le joueur, malgré la passivité de l’aventure, en renouvelant ses idées, The Inpatient introduit plusieurs mécaniques qu’il ne réutilise jamais, comme le moment où il nous faut rester totalement immobile pour ne pas se faire repérer par une créature. Ce passage en particulier aurait pu être bien plus effrayant si le monstre nous avait tourné un peu autour à la manière de Mia dans la démo The Kitchen de Resident Evil 7.

Scénaristiquement, il est impossible d’avoir toutes les clés de l’histoire dans la première partie, voire – vous vous en doutez – sauver tout le monde comme dans leur jeu précédent. En terme de gameplay, votre avatar peut donc se mouvoir dans sa cellule, puis dans les couloirs de l’institut, à la recherche d’une sortie, mais aussi d’indices qui lui donneront accès à de brefs flashbacks. Moins immersif à la manette qu’aux PSMoves, la manipulation d’objets (ouvrir une porte, manger quelque chose en le portant à sa bouche, activer un ascendeur…) rajoute à l’immersion sans pour autant devenir un facteur d’angoisse supplémentaire. Dommage par contre que les temps de chargement – assez courts – interrompent abruptement la progression de manière répétée.

Le principal souci c’est donc que plus le temps passe, plus on s’habitue à l’ambiance, celle-ci étant en plus moins effrayante dans la deuxième moitié de l’aventure. Un rythme pareil aurait pu se justifier si il avait été mis en place pour offrir une dernière partie bien plus intense. Les séquences de cauchemars offrent de réels moments d’angoisse et je dois dire que je m’attendais à bien plus de jump-scares, mais ceux-ci ont été mis en place pour vous faire craindre les suivants, sans pour autant qu’il y en aie, donc de manière intelligente, sans surcharge. Dans d’autres cas, ce sont des passages véritablement terrifiants qui pourront venir à bout de vos nerfs, comme les grognements du loup qui continuent encore de me hanter.

Conclusion

The Inpatient tient ses promesses en terme de réalisation et d’ambiance. Nous en attendions sans doute trop en oubliant qu’il s’agissait d’un titre VR qui ne pouvait pas avoir une durée de vie trop longue sur une seule partie. Si le jeu fait un sans faute en terme d’ambiance et se voit doté d’une réalisation très convaincante, la tension baisse drastiquement à mi-parcours sans jamais réellement redécoller. On aura à cœur de se relancer dans l’histoire pour essayer des différents embranchements, signifiés par la présence de papillons lors de nos choix.

Temps de lecture : environ 3 minutes

The Inpatient

  • Développeurs Supermassive Games
  • Type Horreur
  • Support PSVR
  • Sortie 23 Janvier 2018
The Inpatient à notre sauce
7/10
The Inpatient à notre sauce
Y'a bon
  • Une première partie très flippante
  • L'effet papillon incite à relancer le jeu
  • Une spatialisation sonore parfaite
  • La reconnaissance vocale
  • Visuellement réussi
Beuuuuwark
  • Une seconde moitié avec bien moins de tension
  • Moins de 3h pour le terminer
  • Moins de mystère si vous avez joué à Until Dawn
  • Les temps de chargement brisent le rythme
  • Technique
    7/10
  • Esthétique
    9/10
  • Ergonomie
    7/10
  • Audio
    9/10
  • Contenu
    6/10
  • Cinétose
    9/10
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Tests jeux
Xavier Henry - Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.
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