N’a-t-on pas déjà beaucoup trop parlé de the Elder Scrolls : Skyrim ? Un épisode épique si il en est que nous avons tous fait au moins une fois sur PC, PS3, XBox 360, PS4, XBox One et récemment sur Nintendo Switch. Parcourir Bordeciel, découvrir les secrets cachés, l’histoire du pays, combattre des dragons, devenir mage, voleur, assassin ou mercenaire, affronter des démons et jouer avec les Dieux… on a tous notre propre histoire en Bordeciel, et bien peu reste à dire… dans cette dimension.

Un VRai apport ?

Vous voulez connaître la meilleure ? A l’annonce du projet Morpheus (qui est devenu le PSVR), je me suis tout de suite dit “Whoa, la VR, irait vraiment bien avec des jeux comme Skyrim ou Sword Art Online”. Alors, de l’eau a coulé sous les ponts depuis et de chouettes surprises en réalité virtuelle sont arrivées, émoussant sans doute l’envie de replonger dans TES:S une nouvelle fois. Mais nous y sommes et c’est confortablement assis dans mon salon que j’ai parcouru les premières heures de Skyrim VR. Seulement les premières heures ? Pour écrire ceci, oui, je l’avoue, je n’ai pas terminé une nouvelle fois Skyrim, d’autant que cette version est livrée avec toutes ses extensions. Car l’important ici n’est pas de vous donner un avis sur le jeu en lui-même – que l’on connaît tous – mais sur cette adaptation en réalité virtuelle temporairement exclusive au casque de Sony.

Point de miracle graphique, Skyrim accuse tout de même ses 6 ans d’âge en réalité virtuelle, même si le résultat n’a pas à rougir pour autant. Il ne faut pas trop oublier qu’on se promène dans un grand monde ouvert assez riche en découverte, il ne s’agit pas d’un remaster actualisé du jeu, mais d’une nouvelle proposition. Il faudra aussi compter avec un certain flou à distance – qui aide paradoxalement à gommer des imperfections – et des textures assez limitées plus proches de l’épisode de 2011 que de sa nouvelle mouture de l’édition légendaire. Par contre, cela tourne bien, c’est très fluide et permet vraiment de s’immerger dans Bordeciel. Des concessions techniques à l’aune du confort, c’est toujours plus agréable qu’un titre qui tente au maximum de nous en mettre plein la vue au prix de sa fluidité – données cruciale en réalité virtuelle.

Bethesda a tout de même réussi le pari un peu fou de nous plonger comme des gosses dans ses contrées magiques

L’interface est limitée maintenant à la boussole flottante qui s’affiche en bas de l’écran, tout comme les jauges de vie et de mana qui apparaissent quand on baisse la tête. Sympa pour ne pas surcharger l’écran mais pas toujours très pratique contre un Dragon !

Les menus sont identiques ou presque à la version originale, c’est à dire pas des plus ergonomiques une fois les manettes de détection de mouvement en main, mais on s’habitue au bout d’un moment à faire “glisser” nos options à l’aide des gâchettes. Bon point par contre pour la carte du monde, refaite pour l’occasion et permettant de se téléporter vers n’importe quel endroit déjà visité.

De (très) près, elle est aussi immonde que de loin

Et il va sans dire que la réalité virtuelle apporte une vraie plus-value dans la découverte de Bordeciel et surtout dans les affrontements contre les Dragons. La maniabilité a été repensée aussi, mais j’avoue qu’elle m’a laissé un petit goût de frustration, puisqu’il nous faudra choisir entre la maniabilité aux Playstation Moves pour plus d’immersion mais par téléportation ou “glissement”, ou la maniabilité à la manette classique nous permettant de nous déplacer comme on le souhaite, mais bridant l’immersion. Bref, pas de compromis de ce côté, il faudra choisir son camp – suivant que vous êtes sujet ou non à la cinétose.

La téléportation apporte une sensation étrange, comme si nous étions subitement devenu un super-héro en plus d’un Enfant de Dragon puisque cela permet de se déplacer instantanément en sécurité pendant les combats, ou de parcourir de grandes distances assez rapidement – même si une jauge d’endurance limite cette possibilité. Le Motion Gaming est de retour, puisque vous pourrez utiliser les PSMoves comme vos mains, équipant un bouclier dans l’une et une arme dans l’autre, encocher des flèches avant de viser et tirer, voire lancer des sorts dans des directions différentes, ou trancher un ennemi pendant que vous en gelez un second. Cela donne une étrange impression une fois en main, puisque vous avez l’impression – comme dans le jeu original – de passer à travers vos ennemis, d’autant que les hitbox sont assez étrangement gérées, votre bouclier ne bloquant pas toujours les coups alors que vous l’avez levé au bon moment. Visuellement, les armes sont massives, mais avec les Moves, vous pouvez les secouer comme un Orangina sans soucis pour marteler vos ennemis. Les combats sont donc bien plus simples, tout comme les déplacements grâce à la téléportation. Je n’ai pour ma part pas spécialement rencontré de bugs dûs à la reconnaissance de mouvements, mais passé les premiers moments de découvertes, je suis revenus assez vite à la manette classique, moins immersive, mais plus agréable à prendre en mains pour redécouvrir la contrée de Bordeciel. D’autant que les Moves imposent un espace autour du joueur assez conséquent !

Conclusion

Rien à dire : redécouvrir Bordeciel en réalité virtuelle fait son effet, surtout dans ses magnifiques donjons ou contre les dragons. Les contrôles par contre n’arrivent pas vraiment à trouver le bon équilibre entre ergonomie et immersion, tout comme le système de combat très flottant. Plus facile, le jeu ne vous demandera pas forcément beaucoup de compétences pour le parcourir et reste assez magique à visiter sous cet angle. Même si la technique a vieilli, Skyrim reste Skyrim, et on trouve ici le jeu en réalité virtuelle le plus long et complet, propice à des centaines d’heures de jeu épiques. Même si l’on sent forcément que Skyrim n’était pas prévu à la base pour la VR et qu’il en porte les stigmates côté interface et maniabilité, Bethesda a tout de même réussi le pari un peu fou de nous plonger comme des gosses dans ses contrées magiques.

Skyrim VR

  • Développeurs Bethesda
  • Type RPG
  • Support PS4
  • Sortie 17 Novembre 2017
Montrer le reste de l'article

A propos de l'auteur Voir les articles

Xavier Henry - Titiks
Xavier Henry - Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.

Précédent Test : Far From Noise – Au bord de la falaise
Suivant Final Fantasy XV : la possibilité de contrôler tous les persos et un épisode Ardyn
Close

ARTICLE SUIVANT

Close

Nippon Ichi : l’équipe de Disgaea sur un jeu d’horreur?

23/06/2015
Close