Test : Skylar & Plux Adventure on Clover Island – Un petit jeu sympa sans envergure

Si Ratchet & Clank avaient des petits cousins...

Un petit jeu d’aventure en 3D a atterri sans trop crier gare sur nos consoles et PC, rappelant très fortement des titres comme Ratchet & Clank ou Jak and Daxter, voire Banjo & Kazooi (ou Yuka & Laylee pour le plus récent). Bref vous l’aurez compris, Skylar & Plux nous impose un duo de héros improbable dans une aventure très colorée tournée vers les plus jeunes.

Les quelques cut-scenes sont représentées en images fixes

Comme chat et oiseau

Car notre féline Skylar se réveille sur une table d’opération, manipulée par un certain BOB, à la solde du tout puissant CRT. Débarrassée de sa mémoire et armée d’un bras mécanique intelligent, elle parvient à échapper à ses tortionnaires et à atterrir sur le monde de Clover Island avant de faire la rencontre de Plux, un volatile assez bavard. Malheureusement, la domination des machines sous l’égide du mystérieux CRT est déjà en route et poussera Skylar à aider la population locale à se débarrasser de l’envahisseur.

Les environnements sont assez grands et proposent des choses cachées à découvrir

Nihil noui sub sole” comme disait ma prof de latin devant mes progrès en version. Le scénario de Skylar & Plux est on ne peut plus classique et le duo formé ici rappelle une tonne de duos colorés déjà connus. A la différence sans doute que Plux ne sert pour ainsi dire à rien, puisqu’il se contente de voler aux côtés de sa féline acolyte sans lui prêter main forte (du moins, je n’ai rien remarqué). En même temps, si le challenge est relativement bas et qu’il ne faut compter que sur 3 ou 4 types de bestioles différentes en guise d’ennemis (des cabots-écran, des tourelles lance-missiles, des mitraillettes et un boss), l’aide de Plux aurait été un peu de trop.

Cependant, même si les ennemis sont plutôt peu nombreux, leurs coups sont rapides et pas si faciles à esquiver. Les plus jeunes auront probablement un peu de mal à survivre aux différents environnements, car la cadence de tir se veut tout de même soutenue, même si des mécaniques de jeu viennent rapidement nous rendre la vie plus facile.

High in the Sky

Heureusement notre féline amnésique pourra compter sur son double saut inné (on emmerde la gravité, hein), son grappin, ainsi que sur quelques outils facilitant sa progression, à commencer par le Jet-Pack qui lui permettra de flotter dans les airs ou bondir plus loin, un aimant attirant les éléments métalliques et surtout un outil lui permettant de ralentir le temps afin de pouvoir utiliser des plateformes ou esquiver des tirs ennemis. Rien de bien original, mais assez efficace pour progresser dans les niveaux.

Sans aller jusqu’à dire que Skylar & Plux est anecdotique, il repose trop sur des modèles bien meilleurs que lui

En libérant les autochtones, vous serez récompensés dans le hub central par des cœurs supplémentaires assez utiles pour encaisser les tirs soutenus des tourelles, tout en gardant à l’esprit que votre vie se régénère toute seule. Vous ne pourrez évidemment pas accéder à tous les prisonniers lors de votre premier passage, certains pouvoirs obtenus tardivement étant nécessaires pour tous les libérer (“et dans le HUB les lier…”). Cependant, cette petite quête annexe ne sera pas des plus palpitante à mener, puisque le boss de fin, le surpuissant CRT dispose de patterns rapides à mémoriser et aisés à esquiver. Il n’y a donc aucune réelle nécessité à augmenter sa réserve de vie au-delà de ceux obtenus en parcourant les environnements la première fois. Quelques énigmes à base de blocs à pousser ou de rembobinage temporels parsèment l’aventure (surtout dans le second monde, le plus intéressant à mon avis), parfois en proposant de belles idées (comme jouer sur l’orientation de ruines en remontant le temps), mais jamais rien qui remuera nos méninges.

Faut avouer que c’est tout de même joli

Si le framerate chute par moment sur console, le jeu est joli et pétillant, l’herbe ondule sous le vent et les environnements proposent de nombreux passages cachés complètement annexes qui permettent de se balader un peu. Malheureusement, en l’absence de quête annexe utile, le jeu se boucle en un peu plus de deux heures, le temps de faire le tour du HUB central et des trois seuls environnements disponibles (une montagne, un temple dans le désert et une usine, en plus du Hub et du court passage dans la station spatiale) sans jamais nous proposer une histoire réellement intéressante. Cela dit, il faut tout de même reconnaître que si les dialogues et les sous-titres sont restés en anglais, leur écriture est bonne et l’humour omniprésent.

Conclusion

Il faut prendre Skylar & Plux: Adventure on Clover Island pour ce qu’il est : le premier jeu d’un studio qui suit une recette déjà mainte fois digérée. Sans aller jusqu’à dire que Skylar & Plux est anecdotique, il repose trop sur des modèles qui sont malheureusement bien meilleurs que lui et propose une expérience de jeu trop courte. Néanmoins, l’expérience est agréable, drôle et accessible, le tout avec un enrobage plutôt agréable et adapté aux enfants, même si ceux-ci devront se faire aider par moment. Je suis curieux de voir ce que le studio Right Nice sera en mesure de proposer quand il aura pris un peu de bouteille !

Temps de lecture : environ 2 minutes

Skylar & Plux: Adventure on Clover Island

  • Développeurs Right Nice
  • Type Plateformer 3D
  • Support PS4, PC, Xbox One
  • Sortie 19 Mai 2017
Skylar & Plux Adventure on Clover Island à notre sauce
6/10
Skylar & Plux Adventure on Clover Island à notre sauce
Y'a bon
  • C'est frais et joli
  • L'écriture est drôle :D
  • Quelques belles idées d'énigmes
Beuuuuwark
  • Très court
  • Hyper générique
  • 3 types d'ennemis
  • Une fluidité problématique
  • Le jeu se repose trop sur ses modèles sans insuffler sa propre patte
  • Technique
    7/10
  • Esthétique
    8/10
  • Ergonomie
    8/10
  • Audio
    7/10
  • Contenu
    4/10
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Tests jeux
Xavier Henry - Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l’univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.

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