Aaaaah le monde des Startups. Un monde où une idée stupide peut former une entreprise, vendre un produit nul ou toxique, se faire de l’argent, se faire racheter par plus gros et faire germer une nouvelle idée tout aussi lucrative le mois suivant. Mais comme partout, ces entreprises à taille humaine ont besoin d’escl… de stagiaires pour les basses besognes.


Going Under


Supports : PC, PS4, Xbox One, Switch

Genre : Rogue-Like

Date de sortie : 24 septembre 2020

Editeur : Team 17

Développeur : Aggro Crab

Multijoueurs : Non


Pas le meilleur rogue-like qui soit, mais certainement l’un des plus drôles


  • L’humour absurde
  • Visuellement mignon
  • On s’embarrasse pas : on tape avec tout ce qui passe
  • L’écriture et la parodie des startups
  • En français
  • Un peu répétitif à la longue
  • La caméra fixée sur l’héroïne
  • La génération parfois problématique des pièces

Drowning in you 

Oui j’écoutais Evanescence, pas vous ? Définir Going Under va être un peu compliqué, donc soyez indulgent. Développé par Aggro Crab, Going Under vous place dans la peau d’une stagiaire non rémunérée nommée Jacqueline Fiasco (!) chez Fizzle, une startup qui vend une boisson pétillante en tant que substitut de repas, persuadée d’avoir été embauchée (gratuitement) pour apprendre les ficelles du marketing.

Mais en fait non, vous êtes là pour aller casser le nez de monstres dans les sous-sol. Voilà c’est dit. Car, sous les bureaux de Fizzle se trouve une série de donjons remplis des restes de start-ups qui ont fait faillite. Leurs employés se sont transformés en monstres et c’est vous qu’on envoie pour vous en débarrasser. Si possible sans dépenser quoi que ce soit, vous comprenez. Votre chèque hebdomadaire et votre assurance maladie en dépendent, alors cravachez, esclave !

Meh !

On vous met pas la pression, c’est bien…

Abasourdie mais déterminée à accomplir son stage, notre courageuse demoiselle veut prouver qu’elle est une personne de confiance et s’enfonce dans les souterrains plutôt douillettement aménagés.

Concrètement, vous descendrez le long d’un toboggan pour rejoindre le donjon, traverserez une série de pièces générées aléatoirement en cassant du gobelin (ou un truc qui y ressemble) à coup de tout ce que vous trouverez sous la main : une épée, un clavier, une plante en pot… jusqu’à vous retrouver face au boss du niveau. Going Under est un roguelike, donc si vous perdez, vous serez renvoyé dans les bureaux de Fizzle, un peu raillés par vos collègues et devrez reprendre votre descente depuis le début.

Les donjons sont globalement assez complexes et vous mourrez souvent, mais ils sont aussi créés pour être amusants, et vous pourrez utiliser les produits des startups déchues en tant qu’armes pour vous défendre. Si le premier donjon est assez classique avec ses fournitures de bureau, les suivant sont plus amusants, basés sur des entreprises d’applications de rencontre ou de crypto monnaies. Il y a des salles spéciales comme des magasins, des zones de défi, des placards de rangement où vous pouvez sélectionner un buff ou une capacité, et des salles de malédiction où vous pouvez choisir d’être gêné par un malus en échange d’articles supplémentaires etc…

Ah ça, c’est pas que dans le startups

Je vais oser un parallèle avec Zelda Breath of the Wild (en fait on ose le parallèle toujours à propos de la même chose), puisqu’à l’image de ce dernier, vos armes ont une durabilité assez faible – voire très faible – et vous devrez souvent en changer pour continuer à vous battre. Heureusement, vous pouvez en stocker quelques une sur vous et conserver la plus puissante pour les situations les plus complexes. Vous devrez utiliser tout ce qui traîne – que ce soit un ordinateur portable, un stylet, une épée de gobelin ou une guitare électrique – pour matraquer vos ennemis à mort.

Certains éléments seront bons pour un coup, et d’autres vous dureront un certain temps. Mais vous ramasserez constamment de nouvelles choses, ce qui vous oblige à rester tout le temps sur le qui-vive et à vous adapter.

Désarmez les ennemis aussi, ça aide

Quelques compétences sont de la partie, mais elles ne sont que de petits bonus permettant d’améliorer vos dégâts ou d’avoir des réductions dans la boutique des donjons. En vous attribuant un Mentor (ou un responsable), vous profiterez également de son bonus passif comme un article gratuit lorsque vous êtes dans la boutique, ou de l’accès à des boîtes de «Fizzle», qui infligent des malus aux ennemis. Et qui sait, peut-être pourrez-vous avoir accès au compte Cubicle Prime de l’un d’eux ?

Des quêtes annexes sont également de la partie, et même si vous avez terminé un donjon, elles vous donnent de nouvelles raisons d’y revenir. Peut-être qu’un nouvel ennemi est apparu dans l’un et que vous devrez l’éliminer, ou peut-être devez-vous tuer autant d’ennemis avec une arme particulière ou encore récupérer un objet dans la boutique (ce qui signifie farmer un peu les ressources et prier pour qu’il apparaisse lors de votre visite). 

Après un certain temps,  Going Under devient quelque peu répétitif, le gameplay évoluant peu. Tout ce que vous pouvez vraiment faire est d’écraser le bouton d’attaque et esquiver. Parfois, vous aurez projectiles, mais au bout du compte, chaque descente finit par ressembler à la précédente.

Un Malus contre un Bonus ? Bha oui

D’autant que quelques défauts inhérents au style viennent parfois ruiner une partie comme la caméra qui a tendance à rester sur Jackie, permettant aux ennemis hors écran de nous mitrailler sans qu’on puisse esquiver. La construction de certains niveaux est également parfois problématique, empêchant purement et simplement de bouger correctement, mais cela reste plus rare.

Le style artistique loufoque de Going Under ajoute également à son charme. Les lieux sont gais et colorés, et les personnages sont mignons. En dehors des donjons, vous pourrez explorer le bureau et discuter avec des collègues via des dialogues parfaitement écrits et qui ne se prennent jamais au sérieux. Vous ne pourrez pas vous empêcher de rire de certaines des conversations ridicules qui poussent les curseurs d’absurdité à fond. Après-tout, l’esprit “Startup” est sans limite, on n’est pas à une excentricité près et Going Under aime pousser l’humour et la dérision au maximum quand il s’agit de se moquer de ces entreprises “concept” juste vouées à se faire racheter pour empocher le pactole. Assurément, l’histoire de notre stagiaire est un moteur pour continuer l’exploration des donjons et surmonter la répétitivité.

Goind Under : Conclusion

Je veux des sous

A chaque défaite, on n’a qu’une envie, c’est de replonger dans les donjons pour voir si on peut aller un peu plus loin. Et c’est le plus important. Ce n’est peut-être pas un rogue-like avec des systèmes profonds et complexes, mais certainement celui qui dégage le plus de bonne humeur.
Maintenant, va tuer les monstres, stagiaire.

Show Full Content

About Author View Posts

Xavier Henry - Titiks
Xavier Henry - Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.

Previous Nacon sort des contrôleurs XBox et adaptés au cloud gaming
Next Blue sort le micro Yeti X édition World of Warcraft, intégrant un modulateur de voix

Comments

Laisser un commentaire

Close

NEXT STORY

Close

Cris Tales lance sa démo

10/06/2019
Close