The Elf on the Shelf: Christmas Heroes est un petit sidescroller festif qui nous a ramenés direct au pôle Nord sans passer par la case Halloween. Développé par Casual Brothers Limited et édité par Outright Games – les mêmes qui nous avaient déjà servi The Grinch: Christmas Adventures en version améliorée l’année d’avant –, le jeu atterrit sur Nintendo Switch, PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series X|S et PC via Steam ou le Microsoft Store.
Est-ce que j’y ai englouti une quinzaine d’heures en bouclant les 24 niveaux principaux, en traquant chaque particule d’esprit de Noël, en complétant l’intégralité des minijeux cachés derrière les portes magiques, et en customisant notre scout elf jusqu’à ce qu’il ressemble à un biscuit vivant sorti du four de grand-mère ? C’est possible, ne me jugez pas, un jeu à patoune, ça faisait un moment.
Testé sur PS5 en version 1.0, avec une poignée de crashes qui nous ont renvoyés au menu principal sans crier gare – un patch est passé par là depuis – et en mode solo pur, puisque le multijoueur n’existe pas ici.
Santa n’a pas changé d’un iota : pendant que l’esprit de Noël s’évapore et que son traîneau reste cloué au sol, il reste vautré dans son fauteuil à déléguer les sales besognes à ses petits assistants. Nous prenons les commandes d’un scout elf fraîchement diplômé, qu’on configure dès le départ avec un genre masculin ou féminin, une teinte de peau, et plus tard un nom qui colle à notre humeur – le nôtre arborait un pull de bonhomme ne pain d’épice au départ, en hommage aux sessions pâtisserie d’antan, mais j’ai rapidement changé. La mission nous envoie zigzagger à travers des décors 2D qui débordent de guirlandes, de bonbons géants et de jouets animés, pour ramasser cette poussière scintillante qui doit recharger les batteries du pôle Nord.
Le menu de sélection des niveaux s’organise en calendrier de l’Avent géant, une idée qui m’a fait sourire : imaginez ouvrir une case par jour du 1er au 24 décembre, une dose de joie quotidienne sans se gaver d’un coup. Bon, avec mes filles, on a tout enchaîné en deux ou trois jours pour les besoins du test, mais cette approche étalée transforme le jeu en rituel hivernal parfait, surtout pour les familles qui veulent distiller la magie sans saturation.
Dès les premières minutes à l’École des Scouts Elves, Santa nous bombarde d’explications vocales pour chaque commande basique – comment courir, sauter ou rouler sous un robot qui patrouille avec ses pinces menaçantes. Ces pop-ups incessants finissent par agacer quand on connaît déjà la chanson, mais ils guident les mains novices sans jamais les laisser dans le brouillard. Les contrôles répondent au doigt et à l’œil, avec une physique un poil flottante qui rappelle les anciens titres PJMasks du même éditeur, mais jamais au point de frustrer. On commence avec un sprint et un saut simple, puis on débloque vite un double saut, un dash terrestre ou aérien, et des gadgets temporaires comme un grappin qui nous balance d’une plateforme à l’autre, ou une boule de neige qui gèle les ennemis sur place avant de les pousser dans le vide.
Les niveaux sidescrolling nous font avancer de gauche à droite, en escaladant des piles de cadeaux, en évitant des robots détraqués ou des soldats casse-noisettes qui chargent bêtement, et en collectant cet esprit de Noël qui flotte partout – mais vraiment partout. À chaque dégât, vous en perdez un peu, mais ils réapparaissent là où vous les avez collectés.
Trois portes magiques parsèment chaque niveau, menant à des minijeux chronométrés : un puzzle où on aligne des ampoules jusqu’à ce que les couleurs matchent, un memory avec des cartes festives, un tri d’ornements qui débloque parfois une petite cinématique tirée des films Elf on the Shelf, et des labyrinthes qui nous font slalomer entre murs sucrés. On peut les ignorer sans pénalité, ou les enchaîner pour gonfler le temps de jeu – nous les avons tous faits, et leur difficulté monte progressivement, passant de gentillet à un brin plus vicelard en fin de parcours.
Les environnements varient plus qu’on ne l’aurait cru au premier abord : on passe d’un atelier encombré de jouets à une forêt enneigée où la neige tombe en flocons épais, puis à des usines de bonbons où les convoyeurs tournent à plein régime, et enfin à des zones volantes où on pilote notre elf comme un traîneau miniature, en switchant entre trois plans pour ramasser des cœurs dorés supplémentaires. Ces sections aériennes recyclent aussi des idées vues dans les jeux PJMasks, mais elles cassent la routine des sauts de pur plateforme et durent juste assez pour ne pas lasser.
La bande-son suit le rythme avec des mélodies joyeuses pleines de clochettes et de cuivres, qui instillent une vibe décembre même en plein automne – j’aurais adoré un jukebox déblocable pour les réécouter à loisir. Visuellement, tout baigne dans les couleurs vives, avec des arrière-plans détaillés qui fourmillent de décorations : guirlandes qui clignotent, cookies qui semblent tout juste sortis du four, ornements qui brillent sous les lumières. Les voix, par contre, oscillent entre correct et bancal : certaines lignes de Santa ou des elves secondaires saturent l’audio, d’autres murmurent à peine, un écart qui trahit plus le matos d’enregistrement que les acteurs eux-mêmes.
Pourtant, une fois la nouveauté digérée – disons après sept ou huit niveaux – la répétition pointe le bout de son nez rouge. Ramasser l’esprit de Noël ne mène nulle part : pas d’extras cosmétiques en boutique, pas de galerie de cinématiques, pas même un compteur qui influence la fin. Les cœurs dorés des minijeux ? Pareil, ils s’empilent sans but. On customise bien notre elf avec des tenues débloquées au fil des progrès, mais sans incitation réelle, même les complétionnistes finiront par zapper les collectibles. C’est sans doute moins frustrant pour les plus jeunes, mais du coup, pourquoi collecter l’esprit de Noël ?
Les gadgets introduits tardivement, comme le ballon qui nous gonfle pour flotter au-dessus des pièges, arrivent trop peu souvent pour renouveler la boucle. Et les crashes, bien que rares, nous ont forcés à recommencer des segments entiers, un agacement qui plombe les sessions longues. Le jeu dure quatre à cinq heures en ligne droite, un peu plus si on traque tout, mais sans challenge réel – tomber dans un gouffre ou se faire toucher ne fait que nous renvoyer à un checkpoint tout proche et grignoter un peu d’esprit inutile – il cible clairement les plus jeunes ou les sessions familiales détendues.
Elf on the Shelf: Christmas Heroes
| Supports | PC, PS4, PS5, XBox One, XBox Series, Switch |
| Genre | Plateforme |
| Date de sortie | 17 octobe 2025 |
| Éditeur | Outright Games |
| Développeur | Casual Brothers Limited |
| Multi | Non |

Un petit niveau par jour, jusqu’à Noël, c’est une bonne idée, non ?
On a aimé
- Le calendrier de l’Avent comme hub, qui transforme le jeu en tradition quotidienne.
- Les visuels regorgent de détails festifs qui nous plongent direct dans l’ambiance.
- Les contrôles réactifs et les gadgets progressifs rendent les sauts fluides.
- La bande-son joyeuse nous garde le sourire.
- Les minijeux optionnels ajoutent une couche sans obliger.
On a moins aimé
- Les collectibles manquent cruellement d’incitation, rendant la chasse vite vaine.
- Les tutoriels répétitifs agacent les habitués.
- Quelques crashes demandent un patch rapide.
- La répétition s’installe après la mi-parcours.
- Les voix inégales.
Elf on the Shelf Christmas Heroes
Auteur

En bref
Au final, The Elf on the Shelf: Christmas Heroes nous offre une escapade sucrée qui brille surtout pour les petits ou les familles en quête de légèreté. Il n’invente rien, mais il enveloppe des mécaniques solides dans un paquet cadeau coloré. Attendez une promo si le prix plein vous freine, ou jouez-le case par case pour maximiser la magie.
À propos de l’auteur
Titiks
Quadra assumé, daron de 3 apprenties gameuses, fan de tout ce qui est capable de raconter une bonne histoire. Touche-à-tout, mais surtout de bonnes aventures qui savent surprendre, et dévoué à l’univers console depuis que Sega était plus fort que tout, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée #2AMFather.