Test : Doom 1, 2, et 3 – Un retour du Roi du FPS qui fait plaisir !

Le Doomguy s’éclate toujours autant

De 1993 à 2019, DOOM est une série emblématique pour le jeu de tir à la première personne et c’est peu de le dire. Même si Wolfenstein 3D l’a précédé, DOOM a démocratisé à lui seul un genre entier, au point que l’expression de doom-like court les rues encore aujourd’hui. Est-ce que le retour des 3 premiers épisodes de la série vaut le coup aujourd’hui ? Réponse dans quelques kills !

On est dans la merde, camarade !

DOOM – Au commencement sur Mars…

DOOM met en scène un Marine qui doit dézinguer du démon sur Mars. On pourrait s’arrêter là, mais ce serait un peu court n’est pas ? Au menu, on a droit dans cette collection aux quatre épisodes déjà sortis. Donc c’est un plateau royal qui nous est offert avec un level-design parfaitement réussi, en particulier pour les extensions du jeu original. Malgré les années qui ont passé, le jeu se tient encore parfaitement visuellement, même si on doit reconnaître que les pixels peuvent faire mal au yeux de près, tout ceci est compensé par la fluidité du jeu qui reste impressionnante. De même, la prise en main est immédiate puisque notre ami militaire ne peut pas sauter, il ne fait que courir à 70 km/h tout en tirant sur tout ce qu’il trouve, avec un arsenal d’armes assez conséquent. Si vous commencerez avec un petit pistolet bien faible, le fusil à pompe va bien vite venir vous épauler jusqu’au légendaire BFG-9000, l’arme d’anéantissement absolue, en particulier en multijoueur local où les parties endiablées s’enchaîneront avec frénésie et dans la bonne humeur !

L’autre point fort de DOOM, c’est sans conteste sa musique. Il est assez impressionnant de constater que les boucles d’ambiance qui accompagnent le jeu fonctionnent toujours aussi bien. On a beau savoir que ce sont des boucles assez simple, elles restent prenantes et chaque niveau est bien accompagné. Si certains jeux sont intemporels, DOOM fait partie de ceux-là sans aucun doute possible. DOOM demeure un classique du FPS qui se doit de figurer dans la collection de tout amateur de ce genre. 

C’est l’heure de l’affrontement final !

DOOM II – Même recette avec quelques différences et améliorations. 

Le second opus de la série sort en 1994, auréolé de la gloire de son prédécesseur. Cette fois, notre ami le Doomguy rentre sur Terre et se rend compte que les démons ont fait un barbecue géant de pixels et que la population mondiale a pris un sacré coup dans la tête. Du coup il décide de tout flinguer avec sa finesse habituelle. Au menu cette fois-ci, un bestiaire de monstres un peu plus étoffé, le super shotgun qui fait son apparition mais surtout des maps plus grandes qui permettent d’atteindre un meilleur level-design pour l’époque. En tant que successeur direct, il reprend beaucoup d’éléments de l’opus précédent tout en innovant suffisamment pour renouveler l’intérêt. 

Au niveau des extensions de DOOM II, on peut applaudir la présence des Master Levels qui donneront du fil à retordre aux tireurs les moins aguerris. En revanche, l’absence de No Rest for the Living, une extension sortie pour la version Xbox 360 et PS3 de la compilation DOOM est vraiment dommageable parce que du coup c’est une version incomplète que est proposée sur nos consoles actuelles. C’est un peu ennuyeux mais vous aurez de quoi vous amuser tout de même. De nouveau, les musiques du jeu sont excellentes et suivent toujours aussi bien l’action. Quant au multi local, il est enrichi de bien plus de cartes et le match à mort ainsi que la coopération jusqu’à 4 joueurs. Ça rappellera tellement de souvenirs à certains d’entre vous, pendant des LAN enflammées. Et ça c’est cool. C’est même furieusement génial.

Les plus gros ennuis demandent les plus gros moyens.

Doom 3 – le retour de la licence, 10 longues années plus tard. 

Après 10 ans d’hibernation et un développement digne d’une sacrée montagne russe, (souvenez-vous de la fuite ATI qui a fait grand bruit un an avant la sortie du jeu) Doom 3 sort des limbes de la folie en 2004 et le gap technique est monumental. Cette fois, vous incarnez un Marine à qui tous les malheurs de Mars arrivent sur le fond d’UAC qui mène des expériences plus ou moins dangereuses pour l’avenir de l’humanité. Même si la narration est bien plus poussée qu’auparavant, vous serez de nouveau dans le feu de l’action pour régler les problèmes à coups de flingues. As usual comme dirait l’autre.

Graphiquement encore très beau 15 ans après sa sortie, Doom 3 aura de quoi vous divertir pendant plus de 20 heures de jeux frénétiques où il sera très important de retenir le nom des pièces et des zones traversées car même si vous possédez votre PDA (Personal Digital Assistant) pour vous aider un tant soit peu, vous risquez de vous perdre et de ramer sévèrement pour parvenir à vos fins. Pour les rares personnes qui ne connaîtraient pas ce chef-d’oeuvre du FPS, on ne vas pas trop vous en dire sur ce qui vous attend. Dans tout les cas, Doom 3 est sans conteste le jeu le plus fourni de cette ressortie groupée sur Xbox One, PS4 ainsi que sur Switch. Et la petite bonne nouvelle qui fait plaisir, c’est qu’il ne sera bientôt plus nécessaire de se connecter à bethesda.net pour jouer aux DOOM Classics (les deux premiers opus) sur l’hybride de Nintendo.

Marine un jour, Marine toujours.

Fin de service (Conclusion)

Le retour des trois premiers DOOM est une excellente nouvelle, que ce soit pour les néophytes qui voudraient se cultiver et voir d’où viennent les racines du FPS ou ceux qui ont appris à vivre avec le Doomguy, cette réunion de classiques vaut le détour. Malgré une petite faiblesse dans le cas de DOOM II, les trois jeux sont là pour faire plus grand plaisir et préparent à la sortie prochaine de Doom Ethernal de la plus belle des façons. Le Doomguy est mort, vive le Doomguy !

Ça sent le démon grillé !

Temps de lecture : environ 4 minutes

Doom 1, 2 et 3

  • Développeurs ID Software
  • Type FPS
  • Support PS4, XB1, Switch
  • Sortie 26 Juillet 2019
Doom 1, 2, et 3 à notre sauce
8/10
Doom 1, 2, et 3 à notre sauce
Y'a bon
  • Les 3 jeux facilement accessibles.
  • La fluidité de tous les opus.
  • Des défoulions parfaits en solo et en multijoueur local.
Beuuuuwark
  • Les textures pixelisées de près.
  • L’absence de No Rest for the Living dans DOOM II.
  • La connexion obligatoire à Bethesda,net mais qui devrait disparaître sous peu.
  • TECHNIQUE
    7/10
  • ERGONOMIE
    9/10
  • ESTHÉTIQUE
    7/10
  • AUDIO
    10/10
  • CONTENU
    9/10
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