Test: City of Brass

Voyage en mille et une nuits

City of Brass a été développé par l’ancienne équipe de chez Irrational Games ayant travaillé sur Bioshock. Maintenant dans leur nouveau studio Uppercut Games.

Le jeu est un rogue-like dans un univers basé sur les comptes arabes, on peut en conclure que le rapport avec Bioshock est fort éloigné. Adieu le jeu basé sur l’ambiance et l’univers, ici on se concentre avant tout sur le gameplay.

Avant de détailler concrètement le gameplay, il y a tout de même un minimum de scénario pour nous mettre en condition. Nous sommes un aventurier voyageant dans le but de découvrir la cité de Brass, qui selon les dires, regorgerait de trésors. Nous aurons droit à un didacticiel expliquant les bases du gameplay, pour ensuite directement être lâché dans notre fuite de la cité.

Chaque run sera rythmé de 12 niveaux divisés en 4 environnements avec à la fin de chaque un boss. Ainsi qu’un boss final au bout des 12 niveaux.

Un rogue-like … correct

En tant que bon rogue-like à la mode, ses niveaux sont construits de manière procédurale.  Tout le principe du jeu étant la fuite, les niveaux seront donc chronométrés. Souvent trop courts, nous n’aurons pas le temps de visiter. Le but, en plus de fuir, est également de récupérer un maximum de trésors pour s’acheter des bonus, armes ou compétence et bien sûr faire gonfler son score.

Car oui, en dehors de la ligne de scénario, l’intérêt du jeu est dans le scoring donc dans le fait de rejouer les niveaux et non dans celui de voir le générique de fin. Les niveaux seront remplis de monstres assez peu variés. On trouvera en grande partie différentes sortes de squelettes (archers, épéistes, suicidaires et explosifs) mais aussi de magiciens.

Même si les dispositions des ennemis varient entre chaque run, celles des boss restent les mêmes. Nous allons toujours tomber sur le même premier boss et sur le même boss final.

Une mort méritée en général

Notre chemin vers la sortie sera aussi rempli de pièges. Nous poussant à regarder où l’on met les pieds, pour ne pas mourir prématurément. L’idée des pièges est bonne, mais comme les ennemis, ceux-ci sont peu variés. En grande partie les pièges se trouveront dans le sol, donc un petit saut suffira à les éviter.

Nous pourrons incarner différents héros, ceux-ci variant l’armement que nous posséderons dès le départ. Nous aurons cependant en grande majorité, un fouet associé à la gâchette gauche, et une arme tranchante ou contondante associée à la gâchette droite.

Nos parties seront aussi agrémentées de variantes, car comme dit plus haut, avec les trésors dépensés nous pouvons faire des achats auprès d’un marchand. Changement d’armes, caractéristiques spéciales ou encore de la vie, il aura de quoi vous satisfaire à des prix… peu démocratique.

Nous trouverons également des potions, pouvant octroyer de bonnes comme de mauvaises choses (ralentisseur de temps, invincibilité ou encore transformation en poulet).

La soldate, sa lance fait le job !

Ça se joue comment ?

Le jeu va donc se baser sur cet ensemble. Nous devons atteindre la fin du niveau pour passer au niveau suivant le tout avec une limite de temps. Nous croiserons ennemis et pièges qui nous mettront des bâtons dans les roues. Mais aussi trésors, marchands et potions qui seront présents pour nous aider à avancer.

Le souci est que la limite de temps nous oblige à courir en continu. Ne nous poussant pas à combattre, ni à fouiller les environnements. Nous avançons dans le niveau en suivant le GPS qui nous indique la sortie. On y récupère quelques trésors ici et là pour savoir nous acheter des équipements. Ceux-ci nous seront bien utiles contre le prochain boss que l’on combattra.

Le fait de savoir à l’avance quel est le seul ennemi que l’on doit vraiment abattre, casse à mes yeux l’intérêt du rogue-like. De plus les niveaux nous sont totalement dictés par une petite flèche à suivre, ce qui ne nous fait pas vraiment perdre nos repères entre chaque run.

ça sent le roussi…

Conclusion

City of Brass a été testé ici sur Nintendo Switch, et il fait correctement le café. Une petite run dans le tram, l’avion ou sur les WC est plaisante à faire. Cependant, il ne renouvelle pas le genre comme avaient pu le faire les autres jeux de l’équipe. Dès que la prise en main est faite et que l’on a réalisé quelques sessions complètes, on sait quoi et où prendre pour avancer aisément, ce qui casse l’effet d’incertitude.

Temps de lecture : environ 4 minutes

City of Brass

  • Développeurs Uppercut Games
  • Type Rogue-like
  • Support PS4, PC, ONE, Switch
  • Sortie 08 Février 2019
City of Brass à notre sauce
6/10
City of Brass à notre sauce
Y'a bon
  • Une vrai fuite
  • L'univers des mille et une nuits
  • Différents personnages jouables
Beuuuuwark
  • Peu de surprises
  • Peu de place à l'aventure
  • Technique
    7/10
  • Ergonomie
    6/10
  • Esthétique
    7/10
  • Audio
    6/10
  • Contenu
    6/10
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