Je ne peux pas dire que je sois très fan des titres qui semblent avoir étés créés sous RPG Maker. Non pas que je remette en question l’amour et la passion de leurs créateurs, mais bien qu’ils pullulent dans les Stores sur PC et mobiles tous plus moches les uns que les autres et sans véritablement d’âme. La sortie d’un titre mobile sur PS4 et PSVita a pourtant éveillé ma curiosité : Qu’est ce qui a bien pu mener Antiquia Lost à une sortie plus haut standing sur console ?

Parce que bon, sur Vita à la rigueur mais sur PS4…

Le Blob

Si l’on ne devait se fier qu’à son apparence, Antiquia Lost ne paye pas de mine. Mais pas du tout. Du Pixel-Art limité, des décors datés, des couleurs ternes et un chara-design des plus génériques. On commence donc bien mal, il faut l’avouer. Edité par KEMKO et développé par EXE-Create (Revenant Saga), Antiquia Lost nous place dans le monde d’Edelstein qui vit autrefois un conflit entre les 3 races dominantes : les Fai (humains) , les Eeth (félins) et les Ruta (les “blobs”). Alors que la paix règne à présent, l’histoire commence alors que le Fai Bine rencontre Lunaria, une jeune fille vivant avec sa mère cachée dans la forêt.

La carte du monde est limitée mais les objectifs sont toujours clairs

On apprend bien vite que Lunaria n’est pas une jeune fille comme les autres puisqu’en plus d’être liée à la royauté des Ruta, elle est une hybride Fai/Ruta ce qui lui permet de prendre une apparence humaine, Ruta ou un genre de Slime tout mignon. Partie pour chercher un remède pour sa mère, elle finira bien vite orpheline et livrée à elle-même. N’ayant connaissance du monde extérieur que par l’intermédiaire de romans dont elle s’est abreuvée toute sa vie, elle décidera alors de rejoindre la capitale pour y vivre, comme sa mère l’avait souhaité.

En fier chevalier servant et devant l’ingénuité de Lunaria, Bine l’accompagnera non sans recruter en chemin le félin Jade qui les guidera jusqu’à leur destination, et Safira, une Ruta venue chercher Lunaria, mais dotée d’un sens de l’orientation très défaillant. En toile de fond, la disparition inquiétante de toutes les grandes figures d’autorité des trois races.

Le scénario a le bon goût d’avancer rapidement, même si les phases narratives entre les protagonistes sont nombreuses. Chacun ayant son caractère, cela donne souvent des discussions amusantes lors de la progression. De plus, lors de vos passages en villes, vous pourrez approfondir vos relations avec chaque protagoniste en allant discuter avec eux à la manière d’un Star Ocean.

L’exploration des donjons est soumise à des combats aléatoires assez vites pliés grâce aux options de combat automatisé, mais si vous souhaitez améliorer vos personnages, je vous conseille tout de même de gérer manuellement vos affrontements, puisque si vous gagnez de nouvelles compétences en montant de niveaux, l’efficacité de vos sorts magiques repose sur leur utilisation : à vous alors d’utiliser massivement un sort ou une technique pour en développer la puissance.

Les races elles-mêmes ont des affinités différentes, et si les Fai sont globalement équilibrés et liés au Feu, les Eeth disposent d’une puissance physique accrue liée à la Terre tandis que le corps aqueux des Ruta absorbe les coups physiques, mais sont très vulnérables à la magie. Durant l’exploration, les talents de chacun sont aussi utiles, puisqu’il faudra parfois se faufiler entre les murs ou briser des rochers.

Votre expérience améliore vos niveaux et donne accès à de nouvelles compétences, sauf pour Lunaria

Le cas de Lunaria est un peu plus complexe, puisque qu’en tant que métisse, elle n’évoluera pas au fil des combats, mais bien en absorbant des gemmes, autrement équipables par le reste de l’équipe. Parfois au fil des combats, Lunaria découvrira et mangera elle-même une gemme. Cette manie de tout engloutir, Lunaria l’applique aussi à ses compagnons, puisque pour se faire une idée des gens, elle a la mauvaise manie de les absorber pour en connaître le goût et en définir leur caractère. En pratique, Lunaria peut rapidement devenir un personnage surpuissant si vous sacrifiez vos gemmes dès que possible.

Adaptation d’un titre mobile, Antiquia Lost adapte ses mécaniques Free-to-Play en octroyant régulièrement des tickets au joueur après un certain nombre de batailles, tickets à dépenser dans un tirage aléatoire pouvant octroyer des équipements rares. En outre, des Diamants seront aussi distribués pour acquérir des booster de jeux facilitant encore plus la progression, comme l’XP, des améliorations de statistiques ou l’argent multiplié. une autre manière de pouvoir évoluer réside aussi dans les 3 petits pots de terre de votre inventaire pouvant faire germer des graines de statistiques que vous récoltez au fil de l’aventure. Chaque graine demandant un temps de gestation plus ou moins long, elles octroient plusieurs fruits et des bonus de statistiques permanents.

Conclusion

Antiquia Lost est un chouette petit JRPG à l’ancienne, amusant, bien raconté et disposant d’un système d’évolution assez prenant. Bien qu’un peu facile, la faute à son système d’évolution, il trouve toutefois bien sa place sur PSVita pour des sessions de jeu courtes, grâce à son système de sauvegarde à tout moment et la fluidité de son rythme. Bon, il est assez moche, mais il possède ce petit truc qui fait qu’on a envie d’y revenir.

Antiquia Lost

  • Développeurs EXE-Create
  • Type JRPG
  • Support PS4, PSVita
  • Sortie 20 Juin 2018
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Xavier Henry - Titiks
Xavier Henry - Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.

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