Depuis son annonce, Star Wars Battlefront était scruté avec intérêt par les fans de FPS et ceux de Star Wars. Toute cette hype ayant atteint son paroxysme avec le début de la beta ouverte, où des millions de joueurs se sont précipités pour l’essayer. A l’heure de sa sortie officielle, qu’en est-il ? PXLBBQ vous dit tout !

Des étoiles dans les yeux

Tester un jeu comme Star Wars Battlefront n’est jamais évident. En effet, on se retrouve devant une franchise chère à notre cœur mais également devant un titre triple A avec tout ce que cela comporte de défauts. Il nous faudra donc ici trouver l’équilibre entre le fanboy qui sommeille en nous et le testeur de jeux vidéo.

Dès le mini-jeu nous faisant patienter pendant l’installation, on est tout de suite mis devant le fait accompli : le jeu est beau ! Graphiquement, Star Wars Battlefront affiche des graphismes de toute beautay (si si, ça s’écrit comme ça) avec un aliasing quasi-absent et une fluidité à toute épreuve, aussi bien en solo qu’en online. Une belle prouesse technique de la part de Dice et EA.

Star Wars Battlefront screenshot 01

Ces graphismes sont évidemment appuyés par l’ambiance Star Wars qu’exploite le soft. Tout y est : environnements, personnages, musiques, bruitages, etc. Pas de doutes, on  est en plein Star Wars et de ce côté-là, le fan ne pourra qu’être aux anges. Car EA le sait bien, on ne plaisante pas avec Star Wars et les fans aux abois auraient sauté à la gorge de l’éditeur américain s’il avait osé maltraiter cette licence si appréciée. Heureusement, il n’en est rien, même si on notera que les voix des personnages-clés de la saga (Han Solo, C3PO, Darth Vader) ne sont pas celle d’origines (du moins en vf). M’enfin, on pinaille sur ce coup-là.

Star Wars Original (ou pas)

Une fois la claque graphique passée, passons au cœur du jeu, les modes de jeux en multi. Car oui, Star Wars Battlefront, c’est du FPS en multi avant tout. Néanmoins, on aurait tout de même apprécié un vrai mode solo un peu plus consistant que celui présent dans le titre. Car bon, dézinguer des vagues ennemies contrôlées par l’IA, c’est marrant 2 minutes mais ça devient très vite lassant.

Petite surprise tout de même : il est possible de jouer en écran splitté avec un ami. Chacun possédera une équipe de bots et on pourra se mettre la misère comme en 90 ! Un mode assez amusant mais également trop limité, à notre plus grande tristesse.

Concernant les modes de jeux, Star Wars Battlefront fait dans le classique, trop classique d’ailleurs : Team Deathmatch, Supremacy, Conquest, Capture the flag, etc. Et malheureusement pour le titre, ses quelques tentatives pour oser des modes un peu différents se vautrent royalement. On pensera notamment aux 2 modes mettant en avant les Héros (Luke Skywalker, Darth Vader) ennuyeux au possible.

Star Wars Battlefront screenshot 02

Petite surprise tout de même pour le mode Escadrons de Chasseurs où l’on nous propulse aux commandes d’un chasseur rebelle/impérial pour aller dégommer des pilotes dans des cieux tumultueux remplis de tirs de lasers et de missiles à protons. Un mode qui a attiré notre attention , malgré quelques imprécisions dans les contrôles, et qui nous fait l’effet d’un « diamant brut » qui ne demande qu’à être poli pour devenir vraiment intéressant. On restera bouche bée devant l’absence de « dogfight » dans l’espace mais une petite voix nous susurre au creux de l’oreille un mot de trois lettres : DLC.

Crois en l’âme de tes cartes Yugi…..euh Luke

Une fois votre mode de jeu choisi, vous voilà prêts à plonger dans la mêlée pour dézinguer des rebelles/storm troopers à tout-va. Pour accompagner votre arme principale, Star Wars Battlefront propose un système de cartes pour gérer ses objets secondaires : une main de 3 cartes comprenant un explosif (grenade, etc), une arme secondaire à munition (très) limitée, et un bonus pour votre arme principale.

Pour acheter les différentes cartes, il faut faudra dépenser de la monnaie in-game, gagnée tout simplement en jouant.  Pour être honnête, nous n’avons pas été convaincus par ce système de cartes. En effet, il rend les premières parties de Star Wars Battlefront très frustrantes, étant donné qu’on commence « à poil ». Alors oui, il est possible de « copier » la main d’un coéquipier mais cette option n’est pas toujours disponible et on aurait aimé au moins avoir une grenade pour les premières parties.

De plus, le système semble avoir été mis en place pour vous forcer à jouer, les cartes ne pouvant être débloquées que via la monnaie in-game. Bref, jouer plus pour gagner plus comme dirait l’autre.

Star Wars Battlefront screenshot 04

En plus de ce système de cartes, ce qui surprendra le joueur habitué des FPS est l’absence de classes mais surtout, la variété des armes. Certes sur le papier, on se retrouve devant une petite panoplie de blasters de tailles et de qualités différentes mais une fois entre nos mains, on a souvent l’impression d’avoir toujours la même arme, peu importe nos choix. Le feeling qu’on ressent en tirant n’y est tout simplement pas, malgré les « pew pew pew » des lasers.

A noter qu’il ne vous sera pas possible de switcher d’arme comme bon vous semble. Comme on vous disait plus haut, les armes secondaires sont bien présentées mais sous forme de cartes peu pratiques, avec un nombre de munitions très limitées et un cooldown. Autant dire qu’un fusil sniper ne comprenant qu’une balle et un cooldown de plus de 10 secondes, c’est tout de suite vachement moins utile.

Le Blues du Stormtrooper

Une fois dans le feu de l’action, pas le temps de respirer car Star Wars Battlefront adopte une approche très « arcade » du FPS. Ça va vite, ça pète dans tous les  sens, les temps de respawn sont très courts, etc. Bref, on fonce et on dégomme. Et malheureusement, cette façon de faire se révèle à double-tranchant.

Dans les premiers temps, on est évidemment emballé par toute cette action et cette nervosité dans le gameplay et ce qui nous entoure. On se retrouve plongé au cœur de l’action avec la vraie sensation de n’être qu’un troufion de base au milieu du tumulte de la bataille.

Star Wars Battlefront screenshot 03

Mais à force, le jeu passe la barre fatidique où trop d’action tue l’action. La mort n’a plus aucune conséquence, on tue autant que possible avant de mourir très vite (merci les points de respawn mal placés) et au final, le tout en devient presque mou. Un peu comme un film de Michaël Bay : ça pète tellement qu’au final, on s’en lasse.Star Wars Battlefront screenshot 05

Tandis que l’on enchaîne les parties, on remarquera quelques soucis d’équilibrage entre factions sur certaines maps, la plus emblématique étant l’assaut des Walkers sur Hoth. Si vous jouez rebelle sur cette map, préparez-vous à pleurer des larmes de frustration car vos chances de gagner sont aussi minces qu’un portefeuille après les soldes Steam. Des fonctionnalités aussi basiques que la création d’une équipe/escouade pour jouer entre amis ou d’outils de communications en plein jeu  sont malheureusement aux abonnés absents. Pour un jeu axé sur le multi, voilà qui est fâcheux.

On se posera aussi des questions sur les power-ups disséminés sur la map et qui octroient des armes lourdes, des droïdes ou autres bonus bienvenus. Là aussi, certains sont trop craqués (cc la frappe orbitale) et mériteraient un peu d’équilibrage. Mais surtout, certains power-ups vous transformeront en Héros (Luke Skywalker, Darth Vader, l’Empereur Palpatine, etc) mais pourront également vous projeter dans un cockpit d X-Wing/  Chasseur TIE. Un choix très particulier d’obtenir des véhicules, surtout pour un titre estampillé Battlefront…

No risk, no glory

Au final, le reproche qu’on pourra faire au jeu, c’est de rester bien trop en surface. Pas de prise de risques, pas de choses trop complexes, on va à l’essentiel. D’un côté, cette vision du jeu a ses avantages mais lorsque c’est mal pensé, on se retrouve devant un soft trop limité. Et Star Wars Battlefront l’est indéniablement. Les environnements sont peu nombreux  (Hoth/Tatooine/Sullust /Endor ou glace/désert/montagne/ forêt si vous préférez), les armes se ressemblent toutes, une absence de classes qui se fait sentir, des maps parfois trop couloirs, etc. Surtout que ces limitations ont parfois la fâcheuse tendance à ressembler à du rabotage de contenu, tenu au chaud pour les futurs DLC.

Star Wars Battlefront screenshot 06

On ne s’étendra pas de la politique d’EA en matière de DLC ou de season pass (on risquerait de devenir vulgaire) mais Star Wars n’échappera pas à l’emblématique « passe de saison » à 50 euros qui frappe les FPS AAA. Un season pass  dont le contenu nous est, à l’heure où l’on écrit ces lignes, toujours inconnu.

Conclusion

Pour être parfaitement honnête, après la beta ouverte que nous avions testée et nos premières heures sur le jeu, nous n’étions pas convaincus par Star Wars Battlefront et nous préparions déjà à le descendre en flèche. Mais en poussant  un peu plus loin, on se rend compte que le  soft n’est pas aussi mauvais que ce que l’on pensait et on arrive malgré tout à s’amuser. Le souci, c’est qu’il n’est pas non plus aussi bon que prévu et on sent très bien qu’il aurait pu être tellement meilleur. Le titre se veut un FPS très « arcade », axé sur l’action sans fioriture mais il en devient, à force, trop limité et, paradoxalement,  très « mou ». Dommage, la licence Star Wars a pourtant tellement de potentiel.

Star Wars Battlefront

  • Développeurs Dice
  • Editeur Electronic Arts
  • Type FPS multi
  • Support PC, PS4, XboxOne
  • Sortie 19 novembre 2015

Y’a bon!

  • L’ambiance Star Wars parfaitement retranscrite
  • Très joli graphiquement
  • Facile à prendre en main
  • Mode Escadrons de Chasseurs surprenant
  • Mode écran splitté (en local)

Beuargh!

  • Modes de jeux qui manquent d’originalité
  • Peu d’environnements
  • Système de cartes mal pensé
  • Trop d’action tue l’action
  • Souci d’équilibrages
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Petit Ange Parti Trop Tôt

Parfois, un Pixel s'éteint et vogue vers d'autres horizons. Mais ce n'est pas parce qu'il ne fait plus partie de notre grand barbecue que ce qu'il a écrit disparaît !

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