ON RUSTY TRAILS | TEST

Bleu ou rouge ?

Il m’arrive souvent de me balader sur le net afin de dénicher LE petit jeu indépendant qui me fera vivre une expérience ou simplement passer le temps. Je constate alors que le monde de l’indé est souvent noyé de plateformers 2D, qui tentent plus ou moins d’apporter une certaine fraîcheur au genre. Le jeu que j’ai testé en fait partie. Développé et édité par les allemands de Black Pants Studio, On Rusty Trails est sorti le 13 juin 2016 et tente de se démarquer par son univers et sa mécanique de jeu, mais est ce que cela fonctionne ?

Le Roman d’Elvis

On Rusty Trails vous immerge dans un univers apocalyptique où il pleut comme vache qui pisse. Le jeu vous invite à incarner un petit robot rouge prénommé Elvis. Habitant d’une ville de métal, celui-ci voit sa maison réduite en cendre par un orage. Heureusement pour lui, Elvis a souscrit à une assurance qui lui permet d’obtenir une nouvelle maison. Et c’est ici que commence votre aventure qui s’étale sur 110 niveaux réparti en 8 chapitres, afin d’obtenir une nouvelle maison. Malheureusement, les niveaux sont assez courts, et ils se terminent très souvent en moins d’une minute. On Rusty Trails se démarque alors par son univers. La direction artistique est vraiment de toute beauté et très bien pensée : celle-ci nous immerge dans le quotidien de notre petit robot et nous pousse à vouloir en apprendre plus sur cette cité. Ainsi, il m’est arrivé plus d’une fois de m’arrêter de jouer afin de regarder les diverses affiches de publicité qui parsèment le jeu. Cela m’a fait pensé à Oddworld : L’Odyssée d’Abe qui, d’un point de vue univers, rejoint On Rusty Trails avec sa propagande. Le sound-design du jeu regorge de bonne idée, que ce soit par l’ambiance de la ville ou les bruits que produit Elvis et qui lui donne ce côté attachant. La musique souligne vraiment cet univers et donne ce côté lourd à la ville de ferraille.

Toutefois, l’histoire du jeu prend un tournant à partir du troisième chapitre. Vous prendrez part, malgré vous, au conflit qui se déroule dans le monde de On Rusty Trails entre votre civilisation faite de métal (qui n’affectionne pas l’eau) et des petits êtres bleu qui vivent dans la nature sous les cascades. Vous récupérerez alors un costume qui vous permettra de prendre l’apparence de l’autre espèce mais également de vous protéger de la pluie. Le jeu porte un message d’antiracisme et je ne vous cache pas que ça fait plaisir de trouver une trame narrative travaillée pour ce genre de jeu.

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Vice-Versa

On Rusty Trails utilise la mécanique qu’on pouvait voir dans Outland, c’est-à-dire le fait de pouvoir switcher entre deux états à tout moment. Ainsi, Elvis passe de l’état rouge, qui lui permet d’avoir accès aux plateformes de couleur rouge, mais également de passer les rayons laser à l’état bleu, qui lui permet de passer les cascades et d’avoir accès aux plateformes bleues.

Elvis est également équipé de bottes magnétiques qui lui permettront de faire le tour des plateformes et d’avoir ainsi la tête en bas ou de pouvoir monter à la verticale.

Fort de cette mécanique, il vous faudra quelques niveaux afin de vous habituer à switcher au bon moment, à jauger la distance de vos sauts ainsi qu’à vos déplacements hors gravité. On Rusty Trails s’avère beaucoup plus simple que Super Meat Boy dans le sens où il est beaucoup moins punitif. Toutefois, réaliser tous les niveaux sans jamais mourir vous demandera un certain temps, mais cela en vaut-il la peine ? Je ne pense pas.

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Conclusion

On Rusty Trails s’avère être un bon jeu de plateforme qui tente d’apporter un peu de fraîcheur dans notre bibliothèque Steam. Toutefois, sans se presser, celui-ci se finit en trois heures à peine ce qui fait un peu court pour 12,99e, surtout que la rejouabilité du jeu est quasi nulle.

On Rusty Trails

  • Développeurs Black Pants Studio
  • Type Plateformer switcher
  • Support PC
  • Sortie 13 juin 2016
Note Cuisson à feux doux
Note Pas de pxlection

Y’a bon!

  • L’univers visuel
  • L’histoire bien plus profonde qu’on ne le pense
  • La mécanique de switch
  • Le sound design

Beuargh!

  • Court, très court
  • L’histoire met du temps à démarrer
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