Paw Patrol Rescue Wheels Championship nous plonge dans un tourbillon de courses où les chiots de la Pat’ Patrouille échangent leurs missions de sauvetage contre des bolides rugissants façon Monster Truck. Développé par 3D Clouds et édité par Outright Games, sort le 31 octobre 2025 sur Switch, PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series X|S et PC. Sorti pile pour Halloween, il transforme les paysages familiers de la série en circuits sinueux, où chaque virage nous rappelle ces épisodes télévisés que nous avons tous regardés avec les plus petits.
J’ai passé des heures à tester ce jeu en solo et en split-screen local à deux joueurs (avec une enfant de 6 ans, fan de la licence), sur PS5, en enchaînant les modes sur les trois niveaux de difficulté – facile, normal, difficile. Le tutoriel nous guide pas à pas : nous apprenons à accélérer, freiner, appuyer de manière prolongée sur le bouton de reset pour nous repositionner sur la piste, remplir la jauge de cascades, et déclencher les figures aériennes qui boostent notre vitesse. J4ai peut-être raté l’info dans le tuto, mais il ne me semble pas que le jeu enseigne à déraper (comme dans Mario ou Sonic) pour gagner du boost. Même sans appuyer sur les gâchettes pour ces drifts ou les sauts, nous terminons premiers dans la plupart des courses faciles. L’IA nous rattrape si nous prenons trop d’avance, mais elle ralentit aussi pour nous laisser revenir, ce qui maintient un équilibre parfait pour les débutants absolus.
Nous débloquons les sept chiots initiaux – Chase, Stella, Marcus, Ruben, Zuma, Rocky, et la nouvelle venue Roxi – puis les trois antagonistes via le mode histoire : Boomer et Frank, le duo farceur, et Maire Hellinger, prêt à semer le chaos. Chacun possède une capacité unique : Chase balance des balles de tennis sur les rivaux, Skye tourbillonne pour les éjecter, Rubble déploie un bulldozer pour écraser les obstacles. Nous alternons entre eux pour exploiter ces atouts, et chaque cascade signature – une figure spéciale a effectuer en l’air une fois la jauge remplie – nous catapulte plus loin avec un éclat visuel qui remplit l’écran de confettis et de particules.
Le cœur du jeu bat au rythme du mode Championnat, une campagne narrative légère qui nous fait traverser 17 niveaux répartis en trois zones thématiques. Le Maire et Boomer déclenchent le bordel avec un engin qui sème la pagaille météo sur Adventure Bay, et nous, en tant que Pat’ Patrouille, répondons par une série de courses pour reprendre le contrôle. Nous enchaînons des épreuves de vitesse pure, des arènes où nous ramassons des biscuits avant que le chrono ne tombe à zéro, et des courses contre les vilains. Les dialogues fusent constamment – les chiots s’encouragent, se chambrent, commentent chaque action – au point que j’avais envie de couper les voix, mais ma fille voulait les conserver. Cette narration colle à l’esprit de la série : simple, positive, axée sur le travail d’équipe, sans prise de tête. Nous bouclons l’histoire en une heure et demie à deux heures.
Les Coupes reprennent l’idée des circuits classiques : quatre courses sur des pistes variées, avec des points pour chaque place – dix pour la première, et le total désigne le champion. Nous les affrontons sur facile pour les plus jeunes, où l’IA pardonne tout, ou sur difficile pour un semblant de challenge, même si personne ne bloque vraiment. Partie Rapide nous laisse piocher n’importe quelle piste parmi les douze. Chaque circuit intègre des rampes courtes pour les cascades basiques, des plus hautes pour les manœuvres plus complexes, et des zones de boost permanentes. Nous repérons des raccourcis: un virage resserré dans la Jungle où un dérapage bien effectué nous fait gagner dix secondes, ou un saut en Montagne qui atterrit directement devant le dernier virage.
Les power-ups ponctuent les courses : un pie qui file droit comme un coquillage, une bombe confetti, ou l’infâme OVNI qui aspire le leader, le soulève et le bloque en l’air pendant des secondes précieuses. Je peste à chaque fois que cette soucoupe me chope en tête, anéantissant mon momentum, tandis que les adversaires filent et que ma fille me dépasse.
Nous collectionnons l os arc-en-ciel disséminés partout, sur les lignes droites pour la vitesse, en l’air après un stunt pour le double. Ils servent de monnaie pour les cosmétiques : peinture fluo sur les carrosseries, jantes chromées, traînées d’échappement multicolores, stickers Pat’ Patrouille à coller sur les flancs. Nous passons une session entière en mode Arene, trois zones fermées où nous évitons les pièges – pièges tournoyants, vents latéraux – tout en percutant les rivaux pour voler leurs biscuits. Pas de course linéaire ici : nous tournons en rond, boost permanent activé, jusqu’à ce que le timer force la victoire au plus gros butin. Ce mode brille par sa variété, loin des simples boucles, et nous le préférons vite aux Grand Prix pour sa folie chaotique qui fait rire ma fille.
La direction artistique respire la série : couleurs vives, contours nets, environnements cartoon qui défilent de manière assez fluide. Les monster trucks se transforment mid-course – bulldozer pour Ruben qui écrase tout, hovercraft pour Stella qui flotte sur l’eau, jet pour Zuma qui plane – et chaque métamorphose déclenche une animation avec des effets de particules. La bande-son martèle des moteurs tonitruants, des chocs métalliques, et des jingles victorieux, sans surprise mais pile dans le ton énergique du dessin animé. Nous regrettons juste les voix omniprésentes : Ryder motive, les chiots s’exclament à chaque virage ce qui noie le sound design du jeu. Heureusement, un menu permet de tout muter.
Techniquement, le solo est fluide, mais le split-screen révèle les failles : baisse de framerate lors des duels intenses, avec du tearing sur les rampes bondées. Aucun patch n’a encore corrigé ça à ce jour,mais ça devrait vite arriver. L’IA bugue par moments – un rival se fige sur un mur, cascade infinie – ce qui casse le rythme, même si les enfants s’en fichent et rigolent. Pas de online, ce qui limite aux soirées canapé, mais l’accessibilité compense : options auto pour tout, trois difficultés sans impact sur les déblocages, et un reset qui évite les frustrations infinies hors piste. Car oui, en tant que joueur plus âgé et habitué à ce type de jeu, il m’est arrivé fréquemment de finir dans le décor, mes enchaînements de boost me donnant… trop de vitesse.
Nous comparons souvent à Mario Kart ou Pat’ Patrouille Grand Prix : ici, tout simplifie pour les 3-10 ans. Pas de classes de vitesse, pas de carapace bleue vicieuse, mais un OVNI qui punit le leader d’une façon tout aussi diabolique. Les cascades demandent peu de timing – nous remplissons le mètre en driftant avant une rampe, puis déclenchons le super pour un boost long – mais les sauts courts mènent souvent à un crash mural, frustrant même en facile.
Outright Games cible juste les novices : un duo père-fille pourra jouer régulièrement, en riant des chutes erreurs et des sorties de route. La rejouabilité tient aux cosmétiques et aux high scores personnels, mais le platine se décroche en 2-3 heures via trophées simples – tutorial fini, Championship bouclé, tous cascades signatures réalisées.
Pat’Patrouille Rescue Wheels Championnat
| Supports | PC, PS4, PS5, XBox One, XBox Series, Switch |
| Genre | Course |
| Date de sortie | 31 octobre 2025 |
| Éditeur | Outright Games |
| Développeur | 3D Clouds |
| Multi | Oui |

La course devient un joyeux bordel et un bon moment parent enfant
On a aimé
- Accessibilité totale dès 3 ans : auto-accélération, auto-stunts, reset piste instantané.
- Designs de pistes colorés et variés, fidèles à la série, avec raccourcis ingénieux.
- Personnages uniques et power-ups thématiques qui différencient les courses.
- Contenu familial : split-screen sans online, parfait pour parents-enfants.
- Déblocage rapide de tout via l’histoire, sans grind frustrant.
On a moins aimé
- Frame rate chutant en split-screen, rendant les duels locaux saccadés.
- Voix incessantes et irritantes, même pour les petits.
- Absence de frein/reverse/caméra arrière, limitant la profondeur.
- Rejouabilité courte : tout se boucle vite, peu d’incitatifs post-histoire hormis cosmétiques.
- IA qui se coince parfois sur les bords de piste.
Pat’Patrouille Rescue Wheels Championnat
Titiks

En bref
Au final, Pat’ Patrouille Rescue Wheels Championship remplit son contrat auprès des fans de la série et des plus jeunes. Il est sympa pour des sessions rapides avec les petits. Si vous cherchez un Mario Kart light pour initier les 3-8 ans, foncez – il vaccine contre la frustration et ouvre la porte aux grands titres.
À propos de l’auteur
Titiks
Quadra assumé, daron de 3 apprenties gameuses, fan de tout ce qui est capable de raconter une bonne histoire. Touche-à-tout, mais surtout de bonnes aventures qui savent surprendre, et dévoué à l’univers console depuis que Sega était plus fort que tout, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée #2AMFather.