Uncharted 4 : A Thief’s End | Test

Un trésor ?

Après plusieurs retards, l’une des exclusivités PlayStation 4 la plus attendue de l’année est enfin passée sur notre grill pour son test. Et après avoir terminé le mode solo du jeu en compagnie de Nathan et son crew, nous pouvons vous le dire avec aplomb et sans sourciller : Uncharted 4 est un sacré coup de maître.

Si vous avez laissé trainer vos yeux sur les trailers d’Uncharted 4 : A Thief’s End, il y a de fortes chances qu’ils vous aient décroché la mâchoire et/ou décollé la rétine. Attendez-vous à un effet similaire manette en mains. Parce que oui, les différentes campagnes de comm’ ne nous ont pas joué du pipeau et le jeu est bel et bien visuellement superbe. Encore une fois, les équipes de Naughty Dog ont déroulé toute leur maitrise technique. C’est bien simple, à l’heure actuelle, Uncharted 4 est ce que la PlayStation 4, et les consoles de salon en général, nous ont offert de plus maîtrisé. La copie est quasi parfaite. La qualité des textures, la précision des animations et de la modélisation ainsi que le soin apporté à chaque détail concourent à coller une sacré baffe (ça foisonne tellement de détails que la certitude que Nathan la porte à droite est proche du 100 % – seul bémol : les citrons et les pommes font pitié). Et comme dans les précédents opus, il n’y a aucun temps de chargement (hormis au lancement d’une partie), ce qui rend les transitions entre cinématiques et séquences de gameplay invisibles. Uncharted 4 réussit en plus à être aussi beau que stable. En une petite quinzaine d’heures de jeu, le nombre de ralentissements peut se compter sur les doigts d’une main (amputée de deux ou trois doigts). Que ce soit devant des panoramas s’étendant à perte de vue ou lors de gunfights ou courses poursuites bourrées de protagonistes et d’explosions, l’action est fluide et le framerate reste stable en toute circonstance. C’est fou.

Uncharted 4 A Thief's End Image

Non content d’être techniquement maboule, le jeu possède aussi une direction artistique esthétiquement inspirée et de haute tenue. Les tableaux parcourus forcent le respect : en ville, dans des ruines ou en pleine nature, le travail de composition picturale réserve des balades dans des environnements authentiques et plein de détails. Histoire d’être clair, notons que le level-design structure toujours ses espaces en chemins linéaires ponctués par quelques espaces plus ouverts. Ce qui n’empêche évidemment pas les environnements de s’étaler parfois sur de vastes surfaces, sans pour autant devenir un open world. Si la sensation de liberté est plus présente que dans les jeux précédents, Naughty Dog aiguille toujours autant le joueur, même si c’est parfois de manière subtile : que ce soit par un habile mouvement de caméra vers l’objectif ou par un élément du décor orné d’une couleur un peu plus saturée.

L’autre petite gifle qu’assène Uncharted 4 : A Thief’s End se situe dans sa narration, son jeu d’acteurs et dans sa mise en scène de façon plus générale. On sent que The Last of Us est passé par là. Cette histoire de chasse aux trésors aux quatre coins du monde, de pirates et de retrouvailles entre deux frères est assez convenue mais reste efficace lorsqu’elle fluctue entre épique à grand échelle et intimisme. Le tout porté par des interactions réalistes entre les différents protagonistes. Gros pouce bleu d’ailleurs à la VF de qualité et aux sidekicks toujours prompts à dégainer une petite vanne punchlinisée. Jamais les persos d’un Uncharted n’auront été aussi cool.

Frérots

Frérots

La fortune Nathan pas

Sans grande surprise, Uncharted 4 propose sensiblement le même cocktail que ses prédécesseurs en termes de gameplay : un mélange de chasse aux trésors et d’exploration/plateforme entrecoupé de gunfights, de grimpettes, de séquences d’action de grande envergure et d’énigmettes (très) simples. La jouabilité, quant à elle, s’assimile en un clin d’œil avec notamment des timings toujours peu exigeants pour les sauts et un parcours plutôt bien balisé en général. Ok, le jeu est simple d’accès mais malgré tout les sensations sont bien présentes. Si on est loin du platformer exigeant, on ressent tout de même dans nos petites tripes de gamer toute la fougue de l’aventure, l’oppression des vieilles ruines et la folie des scènes d’action complètement dingues. Impossible de contester la puissance d’immersion des phases ludiques.

Là où les choses ont un peu plus évolué, c’est dans les gunfights. Il est clair que The Last of Us est encore une fois passé par là, surtout pour le côté infiltration qui est beaucoup plus présent qu’avant. En lieu et place de bourriner au shotgun, il est préférable d’opter pour des éliminations silencieuses depuis les fourrés façon Assassin’s Creed – sous peine que Drake et co. se retrouvent très (trop ?) vite noyés sous les balles adverses. En outre, il va falloir maîtriser la roulade d’une cachette à l’autre entre deux rafales de mitraillettes puisque vos abris de fortune sont bien souvent destructibles et n’offrent qu’une protection temporaire. Mais bon, les checkpoints sont plutôt sympas avec le joueur et le game over ne vous fera jamais recommencer de très loin. Malgré tout, grâce au level design bien pensé, entre hautes herbes, murs à escalader et ravins, Naughty Dog laisse un angle d’approche assez large et varié pour que le joueur puisse choisir seul la façon dont il va opérer pour se défaire des hordes d’adversaires. Tant qu’on y est, soulignons tout le soin apporté aux combats au corps à corps, surtout en un contre un. Le résultat est super agréable et proche d’un Batman Arkham. C’est d’autant plus bluffant que les combats prennent en compte l’environnement alentour. On n’en dira pas plus, mais ça vaut le coup d’œil. Petit bémol par contre : l’intelligence artificielle ne brille pas toujours. Les ennemis ont souvent des comportements trop prévisibles et se contentent d’avancer bêtement vers vous. Sinon, tant qu’on est à se balader au rayon des nouveautés notables : Nathan est équipé d’un grappin – pratique pour accéder à des zones éloignées ou en hauteur. Bref, sans réinventer la roue (mais en avait-il réellement besoin ?) Naughty Dog a raffiné un concept architecturé autour d’une structure déjà connue pour la revigorer juste ce qu’il faut. Le tout étant, évidemment, toujours servi par une approche jusqu’au-boutiste du spectacle et un rythme intense rarement pris en défaut. Peut-être moins intense et magique que dans le 2, mais ça reste toujours bien au-dessus de la concurrence.

Uncharted 4 Image du jeu

ALO UI C LE MULTI

En plus d’une aventure solo, Uncharted 4 possède aussi un versant multijoueur. Pour être tout à fait honnête avec vous chers lecteurs, sachez que nous n’avons pu jouer qu’à de rares occasions au multi avec quelques autres journalistes puisque les serveurs ne sont pas encore officiellement ouverts. Du coup, ce n’était pas foufou niveau population. Mais grosso modo, ce mode ressemble à peu près à un gros best-of des précédents avec du deathmatch classé ou non et de la capture de totems et de territoires. Le tout servi sur 8 cartes différentes pleines de verticalité et de relief. C’est fun juste ce qu’il faut et on s’amuse à engranger de la monnaie virtuelle pour s’acheter divers bonus. Ce n’est pas le truc le plus mémorable auquel on ait joué mais ça permet de prolonger un peu l’aventure quand le manque se fait sentir. Mais, soyons clairs, les qualités d’Uncharted 4 sont dans son solo. Ici, c’est juste un à-côté plaisant mais nullement marquant.

Allégorie : la claque que te colle le jeu

Allégorie : la claque que te colle le jeu

Conclusion

Brillant. Voilà, c’est lâché. Alors oui, vous pouvez crier à la dithyrambe en lisant ce test mais peu importe comment on le prend, Uncharted 4 : A Thief’s End a tout pour séduire. Naughty Dog assène clairement une claque supersonique en proposant un épisode généreux qui réalise la remarquable synthèse des meilleurs éléments et mécaniques de la franchise tout en les renouvelant juste ce qu’il faut. Avec son approche grand spectacle, ses persos cools, son cocktail humour/aventure et son aspect visuel léché, Uncharted 4 devient aisément l’un des tous meilleurs entertainer du jeu vidéo moderne. Une véritable ode à l’Aventure doublée d’un vrai trip vidéoludique bien puissant.

Uncharted 4 Image du jeu

Uncharted 4 : A Thief’s End

  • Développeurs : Naughty Dog
  • Type : Aventure IndianaJonesque
  • Support : PS4
  • Sortie : 10 mai 2016
Note Passion Brulante
Note PXLECTION

Y’a bon!

  • Techniquement hallucinant
  • Trip vidéoludique haletant
  • Plein de séquences épiques
  • Bonne durée de vie
  • Mise en scène maboule
  • Dialogues et interactions entre les persos
  • VF classe
  • DA et level design

Beuargh!

  • IA pas toujours au top
  • Les citrons et les pommes sont moches
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Mr Scintillant

Ami des équidés, chassant le dino mécanique dans Horizon Zero Dawn et se perdant sur Zelda : BOTW
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