J’ai découvert Sticky Business il y a quelques semaines à l’occasion de la sortie de son DLC, et ce jeu indépendant, signé Spellgarden Games, m’a tout de suite charmé par sa simplicité. Il nous glisse dans la peau d’un petit entrepreneur qui gère une boutique de stickers en ligne. Pas de quêtes épiques ni de défis héroïques, juste une routine apaisante faite de création, d’emballage et de petites attentions.

Une journée dans ma boutique de stickers

Les petites routines, c’est toujours apaisant, surtout quand on s’applique à faire des activités satisfaisantes. Chaque matin dans Sticky Business, on commence par checker sa boîte de réception. Les clients envoient leurs commandes, souvent avec des messages personnels. Une cliente raconte comment mes stickers ont égayé son carnet de voyage, un autre partage que son sticker de grenouille lui a redonné le sourire après une journée difficile. Ces petites histoires, parfois un peu trop bavardes, rendent le jeu vivant. On se surprend à lire chaque message avec curiosité et une certaine impatience de découvrir ce que ces personnages fictifs vont révéler ensuite. Avec le temps, leurs anecdotes s’entrecroisent, formant une petite toile narrative discrète mais chaleureuse.

Ensuite, on passe à l’emballage des commandes. On choisi du papier coloré, des rubans ou des motifs, et parfois on ajoute un bonus, comme des bonbons ou un sticker supplémentaire. Ces extras rapportent 5 % d’expérience en plus par sticker, ce qui pousse à soigner chaque colis et à faire plaisir aux clients. C’est amusant, parce que c’est un peu comme quand vous soignez un colis vendu sur Vinted, ou quand vous en recevez un qui contient un petit bonus non-prévu et une note du vendeur : ça fait simplement plaisir. On essaye alors de rendre chaque paquet unique, pour faire plaisir à quelqu’un. Mais après plusieurs commandes, cette tâche peut devenir un peu mécanique si on ne varie pas mes choix. Heureusement, on débloque de nouveaux matériaux avec l’argent gagné, ce qui maintient notre intérêt.

Créer des stickers, c’est tout un art

Le cœur de Sticky Business, c’est la création de stickers. Le système est simple : un outil drag-and-drop permet de combiner des éléments comme des fleurs, des animaux ou des symboles astrologiques. On ne peut pas dessiner librement, mais avec des centaines d’éléments à débloquer, on ne manque jamais vraiment d’idées. J’ai passé un temps fou à créer des stickers improbables pour contenter des clients. On peut pivoter, redimensionner ou recolorer les éléments, ce qui donne une liberté surprenante malgré les limites.

Ce qui rend cette partie si addictive, c’est l’absence de pression. Je crée ce que je veux, quand je veux. Parfois, on s’inspire des demandes des clients, comme un sticker avec des animaux ou des motifs de pâtisserie. D’autres fois, on laisse parler son imagination, ce qui peut vite devenir loufoque. Pourquoi ? C’est l’occasion de se faire rire, et de voir un autocollant improbable devenir populaire. Si vous aimez bidouiller et expérimenter, cette partie du jeu vous parlera.

Gérer sa boutique : simple mais limité

Gérer sa boutique en ligne, c’est une autre facette du jeu. On peut changer la couleur de fond ou ajouter des motifs, mais les options restent basiques. J’aurais aimé plus de possibilités, comme poster sur des réseaux sociaux fictifs ou créer une vitrine plus vivante. Cette simplicité peut frustrer si vous cherchez une gestion plus poussée.

L’impression des stickers, en revanche, est plus intéressante. On doit optimiser les feuilles d’impression pour caser un maximum de designs sans gâcher d’espace. C’est comme un puzzle, et j’avoue avoir passé trop de temps à peaufiner mes agencements pour maximiser les profits. Avec l’argent gagné, on débloque de nouveaux éléments ou des améliorations de matériaux, ce qui donne une progression constante, même si elle reste linéaire.

Sticky Business n’a pas de scénario principal. Mon personnage n’a ni passé ni motivations définies, ce qui peut surprendre. Mais le jeu brille par les histoires des clients, révélées à travers leurs messages. L’un partage son courage pour quitter son job, et j’ai rempli son colis de bonbons pour fêter ça. Un fan d’animaux m’a raconté comment les stickers l’aidaient à surmonter sa timidité. Ces anecdotes, une dizaine en tout, s’accompagnent de succès faciles à obtenir, même s’il faut parfois fouiller dans les messages pour se rappeler les préférences des clients.

Ce système narratif, léger et touchant, fonctionne bien pour un jeu cozy. Il ne s’agit pas d’une grande saga, mais de petits moments qui créent un lien. Si vous attendez une intrigue complexe ou des choix impactants, vous serez déçu. Pour moi, ces histoires simples suffisent à donner du cœur au jeu, même si j’aurais aimé plus de connexions entre les clients pour renforcer l’impression d’une communauté.

Le jeu propose trois vitesses : normal, relax et illimité. En mode normal, les journées filent vite, ce qui ajoute un léger défi. En mode relax, tout ralentit, parfois trop, au point que je finissais mes tâches avant le déjeuner virtuel. Le mode illimité supprime toute contrainte, parfait pour créer sans stress. J’aime pouvoir switcher entre ces modes selon mon humeur, surtout quand les commandes s’accumulent. Mais le mode relax est parfois trop lent, et une vitesse intermédiaire aurait été bienvenue.

Sticky Business se savoure en sessions courtes, de 20 à 30 minutes, idéal pour une pause ou avant de dormir. Si je joue trop longtemps, les tâches – emballer, créer, imprimer – deviennent répétitives. Mais en y revenant par petites touches, je retrouve toujours ce plaisir simple, comme ouvrir un carnet de croquis. C’est le jeu parfait à lancer entre deux sessions d’un titre plus intense (au hasard, je suis encore sur Doom et Expedition 33). Un peu comme Unpacked en fait.

Un point fort du jeu, c’est son intégration Twitch. En stream, les spectateurs peuvent passer des commandes à la fin de chaque journée, et je les vois apparaître à l’écran le lendemain. C’est fun et interactif, mais le système a des ratés. Le nombre de commandes acceptées varie sans explication, et le temps pour commander est si court que certains spectateurs ratent leur chance à cause du décalage du stream. Avec un peu de peaufinage, cette fonctionnalité pourrait être géniale.

Côté technique, le jeu est léger et tourne sans souci avec une souris et un clavier. Mais attention à la manette : j’ai testé avec la manette Xbox, et c’est un cauchemar. Les contrôles sont mal pensés, avec un D-pad qui oblige à taper des boutons précis pour chaque section de l’écran. Créer des stickers devient vite frustrant, et j’ai lâché après quelques minutes pour revenir à la souris. Le jeu annonce un « support partiel » pour les manettes, mais dans cet état, il est quasi inutilisable.

Ce n’est pas un simulateur de gestion complexe et si vous voulez bâtir un empire, cherchez ailleurs. Mais si vous aimez les jeux cozy où l’on prend le temps de créer et de soigner les détails, ce titre est pour vous. Le plaisir vient des petites choses : choisir un papier coloré, inventer un sticker absurde, ou sourire devant une anecdote de client. Le jeu offre 3 à 4 heures pour tout débloquer, mais j’y ai passé bien plus de temps juste pour m’amuser.

Sticky Business mérite les éloges pour son ambiance relaxante. De manière générale, j’adore sa simplicité, même si on pourrait regretter le manque de profondeur dans la gestion. Des mises à jour récentes ont ajouté des motifs saisonniers, dont le dernier qui vient de sortir sur Halloween, preuve que les développeurs restent actifs.

Sticky Business


SupportsPC, Switch
GenreSimulation
Date de sortie17 juillet 2023
ÉditeurAssemble Entertainment
DéveloppeurSpellgarden Games
MultiNon


  • Création de stickers intuitive et addictive, avec une liberté qui donne envie d’expérimenter.
  • Ambiance cozy parfaite pour décompresser en sessions courtes.
  • Anecdotes des clients qui apportent une touche humaine et chaleureuse.
  • Prix abordable à 10 euros, avec un bon rapport qualité-prix.
  • On peut sauvegarder ses planches de stickers pour les imprimer nous-même.
  • Gestion de la boutique trop simpliste pour les amateurs de stratégie.
  • Support manette catastrophique, rendant l’expérience frustrante.
  • Rythme parfois mal calibré, surtout en mode relax.
  • Tâches répétitives si on joue trop longtemps d’un coup.

Sticky Business

Titiks

L’avis de Titiks sur PC

En bref

Sticky Business ne cherche pas à révolutionner le jeu vidéo. C’est un titre simple, conçu pour offrir un moment de calme et de créativité. J’ai aimé créer des stickers improbables, lire les messages touchants des clients, et optimiser mes feuilles d’impression comme un puzzle. Mais la gestion limitée, le support manette peu ergonomique et le rythme inégal peuvent en faire décrocher quelques-uns.

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