Les Bisounours, ces petits ours colorés qui répandent l’amour et la bonne humeur, ça me parlait en dessin animé. Et en traumatisme lors d’un spectacle de danse scolaire lorsque j’étais très jeune… Mais un jeu vidéo ? En 2025 ? Ça sentait soit le coup de génie, soit le piège à nostalgie mal ficelé. Spoiler : C’est un peu des deux. Ce titre, sorti le 27 mars 2025 par Maximum Entertainment et développé par Xaloc Studios, m’a surpris par sa simplicité assumée. Et oui, j’ai testé le jeu sur des enfants (ils n’ont pas souffert).

Des bisous partout ouhouh ouhouh

On est vite accueilli par une explosion de couleurs et une musique guillerette qui met de suite dans l’ambiance. On commence sur une sorte de plateau de jeu, un peu comme un jeu de société virtuel. L’idée est simple : je choisis un niveau sur la zone proposée, un mini-jeu qui me rapporte une étoile si je le réussis. Ces étoiles, c’est la clé pour débloquer de nouvelles zones, avancer dans l’aventure et remplir un album de stickers – oui, un album, comme ceux qu’on collectionnait avec des vignettes Panini dans la cour de récré. Sauf que là, tout se gagne en jouant.

Le plateau en lui-même est assez intuitif. Les missions déjà terminées brillent avec des petites étoiles et un arc-en-ciel, tandis que celles qui restent à conquérir attendent sagement qu’on s’y attaque. J’ai vite compris qu’il fallait jongler entre rapidité et précision pour venir à bout des défis, et croyez-moi, certains m’ont donné du fil à retordre. Mais avant de plonger dans le gameplay, parlons un peu des stars du show : les Bisounours eux-mêmes.

Si vous avez déjà entendu parler des Bisounours, vous savez qu’ils ne rigolent pas avec la positivité. Toute la bande est là avec ses couleurs flashy et leurs personnalités bien marquées. Chaque ourson apporte une touche unique au jeu, même si, soyons honnêtes, ils ne sont pas jouables individuellement. Ils sont plus là pour poser l’ambiance et me guider dans cette quête pour chasser les nuages de tempête qui bloquent le plateau.

Le « lore » (si je puis dire) du jeu s’inspire directement de la série du même nom, lancée en 2019 par Cloudco Entertainment. Dans cette version moderne, les oursons voyagent hors de leur pays pour répandre leur bonne humeur dans des contrées inédites. Ici, pas de méchants ultra-sinistres à affronter, mais des défis ludiques à compléter. J’ai trouvé ça rafraîchissant, cette absence de violence.

Parlons du cœur du jeu : les mini-jeux. Avec plus de 200 niveaux répartis sur une douzaine de types différents, il y a de quoi faire. J’ai passé mes premiers moments à tester un peu tout, on trouve des inspirations évidentes d’autres titres célèbres, remixées avec une sauce Bisounours bien sucrée. Par exemple, il y a un Bubble Bobble, un Flappy Bird, un Snake, un Arkanoïd… rien n’est très original, mais c’est coloré et assez bien fait pour qu’on s’y amuse. Bien entendu, la difficulté augmente au fil des niveaux.

Un titre risque d’en frustrer pas mal. Il s’agit d’une sorte de Frogger dans lequel on doit traverser des rivières et éviter des wagons de mine, tandis que le décor avance tout seul. On doit guider un ourson sur un arc-en-ciel mouvant, en évitant de tomber dans le vide ou de toucher des trucs qui traînent – genre des buissons ou des bordures vicieuses. Au moins choc, c’est terminé. Le Bubble Bobble aussi impose son rythme avec le plafond qui descend au bout d’un moment, stressant les jeunes joueurs. Heureusement, le guide est toujours présent et il s’agit moins de bien viser que de choisir la bonne section à détruire pour survivre au plafond qui réduit la surface de jeu.

Chaque mini-jeu a son propre twist. Dans un des plus simples, on slalome entre des flaques glissantes avec un turbo à activer au bon moment. Dans un autre, on se retrouve dans un genre de Pong, dans lequel il faut parvenir à lancer une balle dans un trou en se servant ou en évitant des obstacles C’est varié, mais pas toujours hyper profond. Certains niveaux se bouclent en deux minutes chrono, ce qui rend l’expérience parfaite pour des courtes sessions, ou pour les plus jeunes.

Visuellement, le jeu ne cherche pas à révolutionner quoi que ce soit, et c’est tant mieux. Les graphismes sont simples, cartoon à souhait, avec des couleurs qui pètent et des animations fluides. Les oursons ont ce look rétro-modernisé qui rappelle les jouets des années 80, mais avec un polish moderne, un peu comme le traitement qu’a reçu la licence « Mon petit poney ». Les niveaux, eux, oscillent entre des décors arc-en-ciel et des ambiances plus forestières. Ça ne va pas vous décrocher la mâchoire, mais ça fait le boulot pour un jeu qui mise tout sur son accessibilité.

Le truc que j’ai trouvé sympa et rétro, c’est la sorte d’album Panini intégré. À mesure que j’avançais, je débloquais des stickers avec des illustrations des Bisouonours et des scènes de la série. C’est un bonus tout bête, mais ça m’a motivé à faire tous les niveaux pour tout compléter. Pour les fans de collectionnite, c’est un vrai piège, surtout quand on a été élevé à coup d’album Panini, les enfants d’aujourd’hui peineront à comprendre.

Bon, tout n’est pas rose au pays des Binounours. Certains mini-jeux demandent une précision chirurgicale, et quand le stick dérape, c’est la chute assurée. J’ai aussi trouvé certains niveaux un peu trop faciles, surtout au début. Ça s’adresse clairement à un public jeune ou à des joueurs occasionnels. Cela dit, dans les mains d’un enfant, certains niveaux sont assez complexes, et le fait de devoir tout recommencer au moindre échec va vitre l’énerver. En tant qu’adulte, on traverse le jeu comme dans du beurre, mais un enfant va devoir lutter contre des niveaux qui avancent tout seul, des contrôles peu précis et quelques timer stressants.

Et puis, il y a cette répétitivité qui finit par pointer le bout de son nez. Les 200 niveaux, c’est cool sur le papier, mais il y a en réalité 12 niveaux différents, qui se succèdent et qui gagnent juste en difficulté. Ça reste fun, mais sur de longues sessions, on sent la lassitude s’installer.

Malgré ces petits défauts, Les Bisounours Libérez la magie ne prétend pas être autre chose qu’un jeu familial pour enfant, et dans cette catégorie, il fait mouche. Les oursons, les couleurs, les mini-jeux – tout ça forme un cocktail qui respire la bonne humeur. Toute proportion gardée, il y a un côté WarioWare, mais avec une vibe plus douce et moins frénétique.

Pour les curieux, sachez qu’un autre titre Les Bisounours : À la Rescousse, est sorti récemment. C’est un platformer plus traditionnel, mais je n’ai pas encore mis la main dessus. D’après ce que j’ai vu, il a aussi son charme, avec un gameplay plus axé sur l’exploration.

Les Bisounours Libérez la magie


SupportsPS4, PS5, Switch
GenreMin-jeux
Date de sortie27 mars 2025
ÉditeurMaximum Entertainment
DéveloppeurXaloc Studios
MultiNon


  • Une direction artistique mignonne et colorée qui colle parfaitement à l’univers.
  • Plus de 200 niveaux variés, parfaits pour des sessions courtes et sans prise de tête.
  • L’artbook et les stickers, un petit bonus qui motive à tout compléter.
  • Accessible à tous, que vous soyez un gamin ou un adulte en quête de légèreté.
  • Prix raisonnable pour une expérience casual bien ficelée.
  • Les contrôles parfois imprécis, et quelques défis frustrants pour les jeunes enfants.
  • Une répétitivité qui s’installe après quelques heures.
  • Manque de profondeur pour les joueurs habitués à des défis plus corsés.

Les Bisounours Libérez la magie

Titiks

L’avis de Titiks sur PS5

En bref

Au final, Les Bisounours Libérez la magie est un jeu qui mise tout sur la simplicité et la bonne humeur, et dans un monde où tout va trop vite, ça fait du bien. Si vous cherchez un titre pour jouer en famille malgré ses quelques passages frustrants ou juste retrouver un bout d’enfance, il pourra plaire.

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