J’ai replongé dans Dynasty Warriors Origins: Visions of Four Heroes fin janvier, juste après sa sortie le 22, et ce DLC m’a offert une raison de ressortir l’épée un an après le jeu de base.

Et si…

On nous propose quatre routes « what-if » centrées sur Zhang Jiao, Dong Zhuo, Yuan Shao et Lu Bu – ces figures qui, dans l’histoire principale, n’ont jamais vraiment atteint leur plein potentiel. L’idée de base est simple : et si Ziluan, notre Gardien de la Paix, avait rejoint leur cause au lieu des factions habituelles ? Ça permet d’explorer des versions alternatives où ces héros (ou tyrans) réalisent enfin leurs ambitions, avec des twists narratifs qui changent la perspective sur des événements qu’on connaît par cœur.

Le DLC s’intègre directement via le menu de l’auberge après le chapitre 2, et il scale aux niveaux et au rang du joueur, ce qui évite de se sentir décalé si on y va tard. Mieux vaut boucler le jeu principal d’abord : les relations entre factions et les trahisons passées prennent plus de poids quand on a le contexte complet. Sans ça, certains moments dramatiques tombent un peu à plat. Une fois lancé, on commence obligatoirement par la campagne des Turbans Jaunes de Zhang Jiao – une sorte d’intro forcée – avant de choisir librement les trois autres. Chaque route dure environ 2 à 3 heures pour les missions principales, mais avec les phases étendues, les strategic battles et les extras, on tourne plutôt autour de 10 à 15 heures au total pour tout voir, voire plus si on grind.

Les campagnes se distinguent bien les unes des autres. Celle de Zhang Jiao ouvre sur son dernier stand revisité, avec une tonalité plus large et conflictuelle où on aide à purger la corruption des Han. Dong Zhuo penche vers la domination brute, avec des batailles intenses et un final qui vire au double boss fight, assez frustrant. Yuan Shao offre le développement le plus nuancé : on voit le personnage apprendre de ses erreurs, gérer ses talents et ses pressions familiales, même si certains twists (comme l’introduction d’un assassin qui se révèle être un perso connu – ohohoh!) paraissent un peu tirés par les cheveux et sous-exploités. Lu Bu, lui, tourne presque autour de Cheng Gong et ses stratégies, avec Diaochan qui passe vite en second plan – dommage, car leur duo manque cruellement.

Globalement, les cutscenes sont longues et de qualié, avec une vraie emphase narrative qui élève le tout au-delà du simple hack’n’slash. Les batailles durent parfois 45 minutes, avec des retournements où l’ennemi prend l’avantage et nous force à nous adapter.

Côté gameplay, le DLC apporte du neuf sans tout révolutionner. Deux armes arrivent : l’arc, débloqué tôt (souvent dans les premières missions de Zhang Jiao), qui ramène le bon vieux mode visée des ères PS2 – on bloque pour viser, on tire en rafale, et ça s’intègre super bien aux builds existants pour gérer la distance efficacement sans être trop fort. La fléchette à corde arrive plus tard en fin de campagne, avec des attaques larges et des dashes via la corde pour switcher au corps à corps, mais ses attaques chargées lentes le rendent un peu délicat en haute difficulté. Les deux ont leurs propres arbre de compétences et arts, et on récupère tout dans le jeude base, ce qui motive à expérimenter. Les armes du jeu principal gagnent un nouvel art chacune au rang 12 (vitesse pour la lance, etc.), ce qui affine les combos sans casser l’équilibre. Le nouveau panneau de compétences unique au DLC buff les stats et actions stratégiques avec une progression qui s’étale bien sur les quatre campagnes – je conseille de garder Lu Bu pour la fin si on veut éviter de se sentir trop fort trop tôt.

Les affrontements stratégiques sur la carte du monde ajoutent une couche : on décide quelles unités aider en tour par tour, on gagne des action points pour des stratégies (debuffs, renforts), et ça mène à des stratégies secrètes puissantes en combat. C’est sympa pour exploiter la map du jeu, mais ça reste léger, limite un prototype pour un futur titre plus ambitieux. Certains y verront du remplissage, surtout quand on enchaîne deux d’affilée,. Les training grounds missions, optionnelles mais costaudes, servent à tester builds sous pression et à farmer des récompensent– bien plus utiles que prévu pour affûter son style.

Visuellement et techniquement, ça tourne fluide, avec quelques chute à noter sur PS5 lors des batailles ultra-denses, mais rien de génant – un patch pourrait arranger ça. La musique ajoute 4-5 nouveaux morceaux qui collent bien à l’ambiance plus sombre et fan-service.

Dynasty Warriors Origins: Visions of Four Heroes


Supports
PC, PS5, XBox Series, Switch2
GenreMusou
Date de sortie22 janvier 2026
ÉditeurKoei Tecmo
DéveloppeurKoei Tecmo
MultiNon


  • Les routes what-if apportent une vraie profondeur narrative et des batailles intenses variées.
  • Arc et rope dart ajoutent des playstyles frais, avec progression qui profite au jeu principal.
  • Strategic battles et training grounds enrichissent sans alourdir.
  • Cutscenes longues et drama fan-service qui font mouche.
  • Maps et skirmishes recyclés, strategic battles un peu sous-cuites.
  • Certains twists narratifs (comme avec Hang Jang) décevants ou mal intégrés.
  • Prix un poil salé pour le volume si on n’est pas ultra-fan.

Dynasty Warriors Origins: Visions of Four Heroes

Titiks

L’avis de Titiks sur PS5

En bref

Au final, ce DLC respecte le temps investi dans le jeu de base, offre des perspectives fraîches sur des persos iconiques, et étend les combat sans le dénaturer. Le prix autour de 30-35€ est élevé pour « plus de la même chose » avec des maps réutilisées, mais la qualité narrative, les ajouts et la grosse douzaine d’heures de contenu en font un achat qui tient la route pour les fans, même si il y a un petit côté vache à lait.

3.5
Close

NEXT STORY

Close

La petite pépite indé Outter Terror trace son chemin gluant sur consoles

27/03/2024
Close