On vous a déjà fait une petite vidéo sur la version PC de Dreamcutter (et le soudain aspect coquin m’avait d’ailleurs très surpris), mais voici qu’il sort sur Switch ! Avec son contenu coquin (peu édulcoré sur console) et son gameplay original, ce jeu de plateforme vous fait incarnez Haley et Lucia, deux personnages évoluant dans un monde de rêves un peu chauds.

Une faux et des femmes

Dans Dreamcutter, vous incarnez Haley, une jeune fille qui se retrouve piégée dans son propre esprit, équipée d’une faux bien nommée Dreamcutter. Lorsque Haley découvre que sa meilleure amie Lucia est en quelque sorte piégée avec elle, elle doit conclure un pacte avec cette faux afin de s’échapper.

Dreamcutter lui donne le pouvoir de se débarrasser des monstres et des créatures, bien qu’il soit plutôt strict avec la jeune fille, s’assurant qu’elle a la force de faire face à ce qui s’annonce.

Dreamcutter est un jeu d’action et de plateforme simpliste qui ne manque pas de défauts, mais son histoire étonnamment intéressante et certains de ses graphismes en font une expérience très adulte et surprenante. Et comme il s’agit d’un jeu Eastasiasoft, il y a évidemment quelques coquineries.

J’ai été plutôt surpris lorsque ce jeu a été annoncé sur Switch, car j’ai également joué à la version PC et j’étais curieux de savoir comment le contenu NSFW serait adapté. Et bien j’ai été encore plus surpris de voir que c’était resté en plus ou moins l’état et non censuré, comme dans la version PC. La Switch devient de plus en plus proche de la PSVita sur cette question ? Est-ce un mal ? Faites juste gaffe à ce que vos enfants achètent je dirais, car ça reste frontal.

Avant de plonger dans l’esprit de Haley et dans les épreuves qu’elle devra affronter, Dreamcutter est une expérience très adulte. L’histoire, les personnages et la variété des illustrations ne sont pas pour tous les yeux, alors gardez cela à l’esprit.

La relation entre la jeune femme et la faux est au centre du jeu. Bien que ses sentiments envers Lucia jouent un rôle dans quelques moments de l’histoire du jeu, c’est dans le dialogue entre Dreamcutter et elle-même que l’histoire devient vraiment intéressante.

Normalement, les jeux de ce type ont des conversations sans intérêt voire des dialogues de remplissage. Dans Dreamcutter, chaque conversation entre deux personnes est assez bien écrite.

Le gameplay de Dreamcutter suit celui d’un jeu de plateforme à défilement latéral typique avec les bases du combat,. Vous sauterez sur des plateformes qui disparaissent lorsque vous les touchez, des rails que vous chevaucherez, et en utilisant votre faux pour vous accrocher aux murs et rebondir plus haut.

Au cours des cinq mondes du jeu, les ennemis sont très peu variés et, en raison de la courte durée du jeu, vous verrez souvent. Toutes les étapes se terminent par le même affrontement, contre un orbe violet appelé Cauchemar qui inonde l’écran d’ennemis. Pour gagner ce combat, il vous suffit de vous déplacer de gauche à droite et de balancer votre faux. C’est tout, il n’y a pas de stratégie et vous gagnerez à tous les coups.

Le combat en lui-même fonctionne bien mais n’offre pas beaucoup de variété. Vous pouvez trancher vos ennemis, lancer votre faux pour les abattre, mais jusqu’à ce que vous commenciez à améliorer vos dégâts, le mouvement de lancer n’est réellement utile que contre les monstres volants.

Vous aurez également des bulles qui réapparaîtront constamment et sur lesquelles vous rebondirez jusqu’à un objet à partir duquel votre faux pourra vous faire tourner, ce qui vous permettra de sauter dans les airs et d’utiliser votre lame comme un hélicoptère, vous permettant de planer.

Il est possible d’améliorer ses capacités en dépensant des pièces, mais cela ne modifie pas suffisamment le gameplay pour que le jeu reste intéressant. En fait, je dirais que collecter des pièces dans un monde de rêve rempli de démons est peu cohérent, puisque la faux est sensée absorber des âmes. Mais je chipote.

Petit aspect de gameplay en plus : En tuant des ennemis, vous gagnerez en vitesse. Cependant, rares sont les environnements permettant d’en profiter, entre les petites plateformes, les bulles ou les objets tournoyants dont vous devrez faire particulièrement attention. Bien que le boost de vitesse donne au jeu un certain rythme, le jeu souffre de ralentissement sur Switch.

Entre les niveaux, vous retournerez au Sanctuaire, un havre de paix où vous pourrez accéder aux cinq niveaux, à une boutique pour améliorer votre équipement et acheter des défis avec les pièces que vous gagnez, ainsi qu’à une galerie où sont archivés les moments de l’histoire du jeu. La galerie accueille également plusieurs artworks créées pour le jeu par divers artistes, et certaines d’entre elles étaient plutôt qualitatives.

Dreamcutter


SupportsPC, Switch
GenreAction Plateforme
Date de sortie02 février 2024
ÉditeurEastasiasoft
DéveloppeurShady Corner Games
MultiNon


  • Plutôt joli en son genre
  • Un scénario et une histoire intéressante
  • Le gameplay, efficace et réussi
  • Assez court
  • Peu de variété dans les ennemis
  • On aurait aimé pouvoir activer ou non le contenu plus adulte

Dreamcutter

Titiks

L’avis de Titiks sur Switch

En bref

Dreamcutter a été un jeu agréable pendant quelques heures, avec suffisamment d’atouts pour que je continue jusqu’au bout.

3.5
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