J’ai passé plusieurs heures sur Devil Jam, ce petit jeu qui mélange le style survivor-like à un univers heavy metal. Dès les premières minutes, le ton est donné : on est plongé dans les profondeurs de l’enfer pour une bataille de survie chaotique où l’on incarne un guitariste. Le jeu assume pleinement son esthétique, stylée et agressive, avec une direction artistique comic-book colorée et des effets visuels qui claquent. Le feeling général est énergique et correspond parfaitement à l’ambiance metal qu’il veut transmettre.
Dancing until I’m dead
Le gameplay repose sur la formule classique du genre Vampire Survivor : on se déplace, on frappe automatiquement, on ramasse des gemmes d’expérience, on level up et on choisit entre nouvelles armes, buffs ou passifs. Mais Devil Jam apporte quelques twists intéressants. Le dash est très utile et peut même devenir une attaque enflammée grâce aux passifs. Surtout, on peut viser manuellement avec le stick droit, ce qui ajoute une vraie couche de stratégie positionnelle absente des jeux du genre (mais qui le rapproche un peu d’un top-down shooter). Pour ceux qui préfèrent une approche plus détendue, ula visée automatique est bien entendu disponible à la volée. Cette option est bienvenue et rend le jeu plus accessible sans retirer la profondeur pour ceux qui veulent tout contrôler.
Le système de rythme est l’idée la plus distinctive : les armes se déclenchent tous les quatre beats en suivant vaguement la musique. Sur le papier, cela promettait quelque chose de fun et intégré. En pratique, c’est malheureusement sous-exploité. Les ennemis ne bougent pas vraiment en rythme, les boss n’attaquent pas en sync, et le rythme finit par ressembler davantage à un simple cooldown fixe qu’à un vrai système musical. On l’oublie rapidement pendant les runs, malgré le placement des buffs sur l’une des 3 lignes des 4 temps, dont les effets influent sur les cases adjacentes suivant les cas.
Le vrai cœur du jeu réside donc dans le grid d’inventaire à 12 emplacements. Chaque arme ou buff se place sur cette grille, et sa position influence les interactions. Les modificateurs ciblent certaines zones de la grille pour booster les armes voisines : plus de projectiles, du poison, des critiques, etc. C’est là que se construit le vrai plaisir : essayer de créer des builds cohérents en plaçant stratégiquement les bonus. Les armes ont des rôles différents, et on passe beaucoup de temps à les interchanger entre elles, surtout que seule l’arme de base a des munitions illimitées (avec un chargeur limité qui se recharge lentement).
Le hub central permet d’améliorer durablement son personnage grâce aux quêtes et à la monnaie récupérée. Il y a aussi un système de bingo avec un robot sympathique qui débloque des bonus via des pièces spéciales. Les boss sont visuellement réussis et demandent une bonne lecture des patterns. Les premiers runs sont un peu lents, mais une fois les upgrades débloqués, on sent une vraie progression.
Malheureusement, selon moi, plusieurs limites empêchent Devil Jam d’atteindre son plein potentiel. Le contenu est très réduit : une seule map principale avec quelques variantes, un nombre limité d’ennemis et de boss. Les runs sont assez longues pour le genre, ce qui accentue rapidement la sensation de répétition. Le système de rythme, pourtant prometteur, reste superficiel. L’absence de combinaison d’armes, de secrets d’exploration marquants ou de suivi de statistiques plus poussé renforce cette impression de jeu qui manque de profondeur. Sur le plan technique, quelques ralentissements apparaissent lors des gros upgrades, même s’ils restent occasionnels.
Visuellement, le jeu fait le job avec son style comic énergique et ses effets flashy. La bande-son colle à l’ambiance metal, mais manque un peu de variété. Vendu à petit prix, Devil Jam reste un titre honnête pour les fans qui cherchent une variante stylée au genre du V-Survivor. Il propose de bonnes idées et un feeling agréable une fois qu’on maîtrise les mécaniques. Cependant, le manque de contenu et la répétitivité rapide limitent sa durée de vie et sa rejouabilité.
Devil Jam
| Supports | PC, PS5, Xbox Series, Switch, Android, iOS |
| Genre | Action |
| Date de sortie | 03 novembre 2025 |
| Éditeur | Rogueside |
| Développeur | Rogueside |
| Multi | Non |

Le rythme est censé être au cœur du jeu, mais il finit par ressembler à un simple cooldown qui passe presque inaperçu.
On a aimé
- Un gameplay survivor-like solide avec un aiming manuel qui apporte de la stratégie.
- Le système de grille et les modifiers qui encouragent la réflexion sur les builds.
- Une direction artistique comic et metal très réussie, pleine d’énergie.
- Un dash utile et des armes variées qui donnent du plaisir une fois les upgrades débloqués.
- Un prix très accessible qui rend l’expérience facile à tenter.
On a moins aimé
- Le système de rythme est sous-exploité et finit par passer inaperçu.
- Très peu de contenu : une map principale, peu d’ennemis et de boss, ce qui entraîne une répétitivité rapide.
- Des runs assez longues pour le genre, ce qui accentue la lassitude.
- Quelques problèmes d’UI (texte trop petit) et des ralentissements occasionnels.
- Manque de secrets, de combinaisons d’armes et de suivi de progression plus riche.
Devil Jam
Titiks

En bref
Devil Jam est un petit jeu sympathique qui apporte une touche metal bienvenue au genre survivor-like. Il ne révolutionne rien et manque cruellement de variété sur la durée, mais il offre un moment divertissant pour un prix modeste. Si tu es fan du genre et que tu cherches une variante stylée sans te ruiner, il peut valoir le coup. Pour ma part, j’ai pris du plaisir les premières heures, mais la répétitivité m’a vite rattrapé.
À propos de l’auteur
Titiks
Quadra assumé, daron de 3 apprenties gameuses, fan de tout ce qui est capable de raconter une bonne histoire. Touche-à-tout, mais surtout de bonnes aventures qui savent surprendre, et dévoué à l’univers console depuis que Sega était plus fort que tout, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée #2AMFather.