Après avoir passé un certain temps sur Kingdom Come: Deliverance II, j’ai enfin pu me faire une petite idée de ce que cette suite a dans le ventre. Si vous avez aimé le premier opus, préparez-vous à être comblé. Depuis l’annonce et le trailer, j’avoue que l’attente était longue !
En bas de l’échelle
On retrouve Henry et Hans en mission diplomatique qui va rapidement tourner court et les faire repartir tout en bas de l’échelle. Mais vraiment tout en bas. On repart donc de zéro, en caleçon et avec une mission de la plus haute importance à remplir.

Mais comme vous le savez déjà – puisque vous avez joué au premier – les apparences sont importantes dans Kingdom Come Deliverance, et c’est bien beau de clamer que vous êtes un chevalier en mission, mais si vous êtes crasseux et misérable, nul ne vus croira ! Accompagnez donc Henry nouveau dans une nouvelle ascension sociale dans une nouvelle région, et faites tout ce que vous pouvez pour regagner un peu de prestige.


D’entrée de jeu, Kingdom Come: Deliverance 2 s’affiche comme un titre techniquement solide, qui a cependant encore besoin d’un petit patch ou l’autre sur PS5. Si les textures sont détaillées et effets de lumière impressionnants ou la distance d’affichage bluffante, reste que les texture et élément traînent encore un peu à charger, que certaines scènes clignotent et que quelques doublages manquent encore ici et là.


Comme je le rappelle, le jeu sort dans un petit mois, donc rien de grave à ce stade. Les paysages médiévaux, entre forêts denses et villages pittoresques, plongent dans une atmosphère où l’immersion prend tout son sens. Quelques bugs visuels persistent donc toujours, comme des cheveux ou des casques s’agitant de manière étrange ou des problèmes mineurs de popping. Rien de dramatique.





Les bases posées par le premier jeu restent au cœur de cette suite, mais avec des améliorations. Le système de combat, que j’avais critiqué pour sa complexité et son côté brouillon, a gagné en fluidité, il est beaucoup plus compréhensible maintenant, car il est juste nécessaire d’ajuster la position de son arme pour frapper ou se défendre en fonction de la position de l’ennemi. La gestion des affrontements face à plusieurs ennemis est plus claire grâce à un système de verrouillage revu, même si les chiens sauvages représentent un sacré défi à affronter. Les armes disponibles, des épées aux hallebardes, offrent une variété appréciable, avec des sensations distinctes selon l’équipement choisi. Le combat gagne en technicité, mais demeure exigeant, une signature de la série.

Les mécaniques de jeu s’étoffent également. Tout, de la criminalité au crafting, a été poussé plus loin. Voler, soudoyer ou intimider les PNJ affecte réellement le déroulement du jeu, avec des conséquences à long terme comme le marquage au fer rouge en cas de récidive criminelle. Ce genre de détail renforce l’idée que vos actions importent dans cet univers et qu’il est bon de ne pas agir n’importe comment. Personnellement, j’essaye que mon bon Henry soit droit et honnête, même si ça ne l’épargne pas de bourrer quelques pifs… ou parler donzelles.

Le système de forge est probablement l’une des meilleures nouveauté du jeu. Forger une arme demande précision et patience, avec un résultat qui dépend entièrement de votre habileté à chauffer, frapper, et tremper de façon correcte et habile, même expérience pour la fabrication de potion. Une erreur et tout le matériel utilisé part à la poubelle, mais réussir offre une immense satisfaction. Cette approche réaliste rend chaque objet créé unique.


L’alchimie, déjà présente dans le premier opus, fait son retour avec une complexité accrue. Préparer des potions ou des remèdes devient une expérience immersive, presque tactile. Les menus ont également été repensés pour une navigation plus intuitive, malgré leur interface chargée, une amélioration qui facilite la gestion de l’équipement et des sauvegardes.


Malgré ses nombreuses qualités, tout n’est pas parfait. Le doublage français, par exemple, est inégal. Si les personnages principaux comme Henry bénéficient de prestations convaincantes, les PNJ secondaires souffrent de performances parfois médiocres, donnant l’impression que l’intelligence artificielle a été utilisée pour certaines voix. De même, les expressions faciales des personnages, bien qu’améliorées, restent en retrait par rapport aux standards actuels. Ces détails nuisent parfois à l’immersion dans des dialogues pourtant cruciaux pour un RPG de ce type.

L’immersion reste le point fort indéniable de Kingdom Come: Deliverance 2. Que ce soit en traversant des paysages majestueux ou en interagissant avec des PNJ dans un village animé, on se sent véritablement transporté dans une époque médiévale. Chaque détail, qu’il s’agisse des vêtements, des armes ou des coutumes, est méticuleusement reproduit.
Kingdom Come Deliverance II
| Supports | PC, PS5, XBox Series |
| Genre | RPG |
| Date de sortie | 4 février 2025 |
| Éditeur | Deep Silver |
| Développeur | Warhorse Studios |
| Multi | Non |
Kingdom Come Deliverance II
Titiks

En bref
Si vous avez aimé le premier volet, cette suite ne devrait pas vous décevoir. Elle améliore tout ce qui faisait la force de l’original tout en introduisant des mécaniques qui renforcent encore l’immersion. Le jeu semble bien parti pour surpasser son prédécesseur. Les améliorations techniques et les nouveautés de gameplay apportent une profondeur supplémentaire à un univers déjà riche. Certes, les défauts existent, mais ils restent marginaux par rapport à l’expérience globale.
À propos de l’auteur
Titiks
Quadra assumé, daron de 3 apprenties gameuses, fan de tout ce qui est capable de raconter une bonne histoire. Touche-à-tout, mais surtout de bonnes aventures qui savent surprendre, et dévoué à l’univers console depuis que Sega était plus fort que tout, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée #2AMFather.