Je dois être l’un des seul à être totalement passé à côté de Poppy Playtime, et je le regrette. D’abord, parce que c’est sur PC et que je j’y suis bien moins l’actualité que sur consoles, ensuite parce que le gros de la hype a eu lieu pendant une période où mon PC était en réparation. Bref j’ai plein d’excuses, mais aucune n’est bonne, vous l’aurez compris.

Assez-t-il tout étant (comme dirait Antoine Daniel), j’ai pu rattraper mon retard en suivant des let’s play et j’ai bien regretté de ben pas l’avoir découvert moi-même. C’est donc avec un certain appétit que j’ai accueilli « Ami pour la mort » chez 404 Editions, une fanfiction sur Poppy Playtime assez rapide à lire.

C’est amusant de constater que le livre dispose d’une mise ne place assez proche du récent film Five Nights at Freddy’s (pas terrible au passage), à savoir un grand frère adolescent jaloux de l’attention accordée à son petit frère atteint d’une forme d’autisme, et dont le seul réel compagnon est une peluche de Huggy Wuggy. Alors qu’il en a la garde exclusive le temps d’un week-end, Sam ne cherche qu’à se débrrasser de son encombrant petit frère Joël pour faire la fête avec ses amis.

Passé la première déception de la baby-sitter qui lui a fait faux bond au dernier moment, le forçant à garder son frère chez lui, Sam a vite rebondi en organisant une fête directement chez lui. Mais le lendemain en se réveillant, c’est avec colère et une pointe d’inquiétude qu’il trouve une note de Joël lui indiquant qu’il l’attend à la fabrique abandonnée Playtime pour jouer avec lui.

Croyant d’abord à une farce de ses amis et de son ex petite amie Tiffany revancharde avec le concours de Joël, ce qu’il prend pour une mauvaise blague tourne vite au cauchemar quand il réalise qu’en plus d’être un lieu dangereux et habité par « quelque chose de mortel », l’usine désaffectée exerce sur son petit frère une influence particulièrement malsaine…

J’ai eu un peu de mal à entrer dans le roman. Les premier chapitre nous dépeignent le quotidien un peu trop banal de deux adolescents d’une petite ville paumée et leurs problèmes de jeunesse. Petits boulots, copains et sorties sont donc leurs seules préoccupations, et si l’on fait exception de la situation dégradée entre Sam et le reste de sa famille, c’est un peu banal à lire.

Mais fort heureusement, cela ne dure pas et une fois dans l’usine, le roman change radicalement de ton pour devenir à la fois oppressant et effrayant. Bon, j’ai plus de 40 ans et je sais à quoi m’attendre donc je relativise la peur provoquée par l’histoire, mais j’imaginais parfaitement certaines situations du livre en vidéo ou en jeu et je me disais qu’elle pouvaient être vraiment impressionnantes (comme le labyrinthe) dans la tête de plus jeunes lecteurs. Passé le premier tiers, les pages se ont tournées toute seule jusqu’à la conclusion, avec un excellent rythme et un enchaînement prenant des événements et de l’intrigue principale.

Un roman adolescent donc qui exploite à la fois les éléments constitutifs du jeu Poppy Playtime (les portes à ouvrir avec un dispositif de mains rétractable, les poupées, l’usine…) et le malaise qui peut être ressenti par les réactions d’un enfant autiste face aux événements, ainsi que de son grand frère de plus ne plus paniqué par sa disparition et son implication. bonne pioche pour cet « Ami pour la mort » de Wenzel Derzel chez 404 Editions.

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