Dora Rainforest Rescue nous ramène dans la forêt tropicale de tous les dangers. Nous endossons le rôle de Dora ou de son singe fidèle aux grands yeux curieux, pour contrer les bêtises d’un Chipeur qui a dépassé les bornes. Ce renard voleur s’empare d’une invention de Tico, l’écureuil bricoleur, et l’appareil s’emballe : feuilles magiques et pods de l’arbre Alebrije se dispersent aux quatre vents, tandis que quatre clones de Chipeur – oui, quatre – sèment le désordre auprès de Benny l’éléphant, Isa l’iguane et des autres protagonistes de la série (chuis pas expert). Nous courons à travers treize niveaux répartis en cinq zones distinctes, de la forêt aux noix jusqu’aux terres mystiques des Alebrijes, pour ramasser ces objets épars, réparer l’invention et redonner vie à l’arbre qui abrite les bébés alebrijes.
Salut, je suis Dora
Sorti le 24 octobre 2025 sur Nintendo Switch, PS4, PS5, Xbox One, Series X|S et PC, ce platformer 3D signé Artax Games et édité par Outright Games célèbre les 25 ans de la franchise Dora en solo après quinze ans d’absence. J’ai passé trois heures à bondir sur des plateformes mouvantes, à pousser des rochers une fois l’habileté acquise, à arroser des plantes avec un arrosoir pour faire pousser des lianes salvatrices, à réparer des ponts brisés avec une clé à molette ou à flotter via un ballon à air chaud pour atteindre des recoins inaccessibles. Le co-op local à deux joueurs divise l’écran à l’ancienne, et ma fille et moi coordonnons nos sauts pour franchir des gouffres ou partager les pods ramassés, ce qui transforme une session solo en moment complice avec un enfant qui dirige Dora pendant que nous pilotons Babouche.
La boucle de gameplay suit un chemin semi-linéaire : nous avançons d’un point A à un B en collectant feuilles magiques et pods pour l’arbre Alebrije, tout en débloquant des compétences qui ouvrent des passages secrets. Au début, l’exploration nous frustre – ces feuilles dorées flottent trop haut sans le bon outil, ces rochers bloquent des zones entières – et nous nous rabattons sur le sentier principal pour boucler l’histoire en ligne droite, avant de revenir en mode libre pour tout récupérer. Les niveaux intègrent des mini-jeux fluides : nous réparons un bateau dans une section aquatique en rassemblant des planches flottantes, arrosons les fleurs d’Isa dans un jardin fleuri où les plantes grandissent sous nos yeux, actionnons un gong massif pour réveiller la grosse poule rouge qui sommeille au cœur d’une clairière musicale, ou participons à une course folle avec Tico dans son atelier de noix… Chaque zone respire l’univers de la série. Nous affrontons les clones de Chipeur en criant « Chipeur arrête de Chiper ! » au bon moment avec un petit QTE – un réflexe rapide qui les fige net avant qu’ils ne volent nos gains – et nous tombons souvent dans l’eau en ratant le timing sur des plateformes mouvantes, ce qui nous force à recommencer un segment sans agacer outre mesure.
Le Troll bloque les ponts avec ses énigmes, et leur simplicité absurde nous fait rire : « Quel est le fruit jaune ? » ou « Où se trouve la maison ? ». Rien ne stimule vraiment l’esprit, et nous regrettons l’absence de défis logiques dignes de la série éducative originale. Pourtant, ma fille s’amuse de ces interruptions, et nous apprécions comment le troll ponctue chaque niveau sans alourdir le rythme. La carte apparaît pour guider nos pas, Dora commente chaque action avec une voix enjouée qui guide pas à pas – « Allons arroser cette plante ! » – et Sakado fournit les outils au moment opportun, fidèle à la formule qui a bercé des générations depuis 2000.
La franchise Dora, née sous l’égide de Nickelodeon, a vendu plus de 13 milliards en produits dérivés, et ce retour capture l’essence sans innover : nous explorons une forêt tropicale dense, bondissons sur des lianes, glissons sur des toboggans naturels, et collectons des cristaux bonus pour débloquer des cosmétiques mineurs.
La direction artistique respire la vitalité : palettes vives où le vert domine sans lasser, animations fluides et environnements qui évoluent – plantes qui poussent, ponts qui se redressent, nuages qui s’écartent. Sur PS5 le tout tourne sans accroc, mais rien n’exploite les capacités de la console : pas de ray-tracing pour les reflets sur l’eau, pas de retour haptique pour les sauts, juste une technique solide qui cible les 5-8 ans. La bande-son est rythmée par des percussions tropicales et des effets sonores exagérés pour les bonds. Les cris de Chipeur et les dialogues constants de Dora qui narrent l’action sont parfois redondants pour nous, mais rassurants pour les petits. Nous maîtrisons les contrôles en quelques instants : sauter, courir, interagir, avec une caméra fixe qui cadre bien les sauts mais trahit les pièges latéraux. La rejouabilité repose sur la collecte – nous visons les 100% pour les cristaux et bébés alebrijes cachés – et le co-op encourage des allers-retours, transformant trois heures en cinq ou six pour les complétionnistes familiaux.
Nous pensons à la série originale, diffusée de 2000 à 2019 sur Nickelodeon, où Dora brisait le quatrième mur pour impliquer les spectateurs : ici, le jeu reproduit cela via des pauses interactives, mais sans la magie des chansons cultes qui manquent cruellement. Outright Games, spécialiste des adaptations familiales comme Pat’ Patrouille, livre un produit sûr, sans langage cru ni violence, idéal pour laisser l’enfant jouer sans surveillance.
Dora: Rainforest Rescue
| Supports | PC, IOS, Android |
| Genre | Action RPG |
| Date de sortie | 24 octobre 2025 |
| Éditeur | Outright Games |
| Développeur | Artax Games |
| Multi | Oui |

Un jeu parfait pour les petits joueurs qui débutent, assez varié et avec une durée de vie plus que correcte sans lasser.
On a aimé
- Co-op local split-screen qui favorise les sessions parent-enfant sans complication.
- Compétences progressives (arrosoir, clé, ballon) qui ouvrent l’exploration sans bloquer les novices.
- Mini-jeux variés avec chaque ami pour briser la linéarité.
- Contenu collectionnable généreux pour prolonger la durée au-delà des trois heures principales.
- Univers fidèle à la série, avec anglais ponctuel et chansons interactives.
On a moins aimé
- Énigmes trop basiques (deviner un fruit jaune entre banane et guitare) qui passent à côté du potentiel éducatif.
- Absence des chansons iconiques (pas de Backpack Song ni de « We Did It »).
- Plateformes mouvantes imprécises qui frustrent même les jeunes joueurs.
- Manque de profondeur pour les adultes, rendant le solo anecdotique une fois l’histoire bouclée.
- Pas d’éléments next-gen notables malgré les machines modernes.
Dora Rainforest Rescue
Titiks

En bref
Dora Rainforest Rescue remplit son contrat pour les familles : nous le recommandons aux parents en quête d’un platformer doux, éducatif à minima, et coopératif sans prise de tête. Les joueurs habitués y trouveront peu à grignoter – trop linéaire, trop simple – mais pour initier les petits à la manette, il touche sa cible. Si vous hésitez, lancez-le avec un enfant : les rires effaceront les menus défauts.
À propos de l’auteur
Titiks
Quadra assumé, daron de 3 apprenties gameuses, fan de tout ce qui est capable de raconter une bonne histoire. Touche-à-tout, mais surtout de bonnes aventures qui savent surprendre, et dévoué à l’univers console depuis que Sega était plus fort que tout, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée #2AMFather.