Exo-Calibre est un shoot’em up vertical développé par Vampixel Games et publié par Eastasiasoft, et je dois dire que ce titre m’a surpris par sa capacité à marier nostalgie et modernité. À première vue, on pourrait croire qu’il s’agit d’un énième hommage aux classiques des années 80 et 90, mais une fois la manette en main, on découvre un jeu qui se démarque tout en restant fidèle à ses influences. Avec son esthétique pixel-art soignée, son gameplay nerveux et ses pilotes aux styles variés, Exo-Calibre m’a vraiment plu.

Un voyage visuel dans le passé

Dès les premières secondes, Exo-Calibre m’a plu avec son esthétique rétro. Les graphismes en pixel art ne se contentent pas de singer les vieux jeux d’arcade, ils capturent leur essence tout en ajoutant une couche de polish moderne. Les couleurs éclatent à l’écran, des explosions éclatantes des vaisseaux ennemis, et les animations fluides donnent du dynamisme à chaque affrontement. On sent l’amour du détail dans chaque sprite, chaque décor. Les environnements, bien que parfois minimalistes, évoquent des champs de bataille spatiaux où l’on esquive des salves de tirs dans une frénésie visuelle. Si vous avez grandi avec des titres comme R-Type ou Gradius, cette direction artistique vous parlera immédiatement. Et même si le pixel art ne plaît pas à tout le monde, je trouve qu’il fonctionne à merveille ici, sans jamais tomber dans le piège de l’excès de nostalgie.

Le contexte narratif, lui, reste discret. On incarne les Excalibur Knights, des pilotes d’élite en combinaisons, chargés de repousser une armée de drones IA devenus incontrôlables – c’est à la mode. L’humanité, comme souvent, a joué avec le feu en laissant ses créations technologiques prendre le dessus, et c’est à nous de réparer les dégâts. L’histoire ne cherche pas à révolutionner le genre – on est loin d’un scénario à la Nier Automata – mais elle pose un cadre suffisant pour justifier le carnage mécanique qui va suivre. Les petites cinématiques entre les niveaux apportent une touche de personnalité, notamment grâce aux trois pilotes jouables, chacune avec son style distinct. Ce n’est pas le cœur du jeu, mais ça donne juste assez de charme pour qu’on se sente impliqué.

Ce qui m’a vraiment scotché dans Exo-Calibre, c’est son gameplay. En tant que shoot’em up vertical, il respecte les codes du genre : on pilote un vaisseau qui glisse de bas en haut de l’écran, on esquive des vagues d’ennemis et on mitraille tout ce qui bouge. Mais là où le jeu est vraiment efficace, c’est dans sa capacité à équilibrer accessibilité et challenge. Le mode histoire permet de reprendre là où on échoue, ce qui rend le jeu accueillant pour ceux d’entre nous qui ne sont pas des pros du genre. Pourtant, ne vous y trompez pas : Exo-Calibre sait montrer les dents. La diifficulté s’intensifie rapidement, et certains passages m’ont forcé à affiner mes réflexes pour naviguer à travers des barrages de tirs ennemis.

Le mode arcade, en revanche, ne fait pas de cadeau. Avec des vies limitées et une difficulté accrue, il s’adresse à ceux d’entre nous qui aiment se mesurer aux classements en ligne. J’ai finis par renoncer à grappiller quelques places sur ces classements, même si la satisfaction de voir le score grimper après une run bien maîtrisée vaut tout l’or du monde. Garder sa jauge de vie intacte et enchaîner les ennemis sans se faire toucher booste notre multiplicateur, ce qui nous pousse à jongler entre prudence et agressivité. Et c’est très addictif, car on veut toujours faire mieux.

Un des aspects les plus malins du jeu, c’est la variété offerte par les trois pilotes de départ – et les quelques personnages déblocables, comme l’adorable chat que j’ai déverrouillé après ma première victoire avec la pilote violette. Chaque pilote a son propre style de tir : l’une envoie des salves droites et précises, parfaite pour les cibles éloignées, une autre opte pour un tir en éventail, idéal pour balayer les vagues d’ennemis, et la troisième mise sur des tirs puissants mais plus lents, pour un approche plus méthodique. En complément, chaque pilote dispose d’une attaque de mêlée, un boost qui permet de foncer à travers les ennemis sans subir de dégâts. Cette mécanique m’a sauvé la mise plus d’une fois, surtout face aux boss, et donne du rythme unique au gameplay. On alterne entre tirs à distance et charges rapprochées, ce qui évite la monotonie des shoot’em ups qui se contentent de nous faire spammer un bouton.

Parlons maintenant des boss, parce qu’ils méritent leur propre paragraphe. Exo-Calibre ne lésine pas sur les affrontements épiques. On évoquera par exemple un face-à-face avec un dragon mécanique, une bête massive qui régénérait ses têtes à chaque fois que je parvenais à en détruire une. Chaque boss a ses propres patterns, et si certains m’ont fait grincer des dents à cause de leur déluge de projectiles, ils restent… justes. On apprend, on s’adapte, et la victoire procure une montée d’adrénaline difficile à égaler. Les animations des boss, combinées à la bande-son synthwave qui monte en intensité, rendent ces moments vraiment épiques. Même si je ne suis pas un cador des shoot’em ups, j’ai trouvé que les patterns étaient lisibles, ce qui m’a permis de progresser sans me sentir écrasé par la difficulté.

Entre les niveaux, on ramasse des morceaux de ferraille qui servent à améliorer notre vaisseau. J’aime ce type de système, car il donne un vrai sentiment de progression. Renforcer la puissance de ses tirs, élargir leur portée ou augmenter sa jauge de vie permet de personnaliser un peu son approche. On peut aussi débloquer une vie supplémentaire, ce qui m’a souvent sauvé lors des runs plus ardues. Ces choix poussent à expérimenter, surtout en rejouant les niveaux pour optimiser les builds.

Mais Rien n’est parfait, et Exo-Calibre n’échappe pas à cette règle. J’ai rencontré quelques bugs agaçants, comme des ennemis qui semblaient traverser les décors ou des hitbox un poil capricieuses qui m’ont coûté une vie sans que je comprenne pourquoi. Rien de rédhibitoire, mais ces moments m’ont parfois sorti du jeu de façon frustrante.

La bande-son, bien que très entraînante avec sa rétro-synthwave, manque parfois de variété. Les musiques s’accordent parfaitement aux combats, mais certains effets sonores, comme ceux des power-ups ou des attaques de mêlée, manquent de punch. J’aurais aimé un peu plus de diversité pour que chaque action à l’écran ait un impact sonore à la hauteur. Enfin, l’absence de mode multijoueur pourrait décevoir. Un mode coop, même local, aurait pu transformer l’expérience en un chaos jubilatoire à partager avec un ami. Dommage, car on sent que le gameplay s’y prêterait bien.

Si vous foncez à travers le mode histoire, vous bouclerez Exo-Calibre en trois ou quatre heures, ce qui peut sembler court. Mais la vraie richesse du jeu réside dans ses modes arcade, boss rush et time attack, qui prolongent considérablement sa durée de vie. Ces modes poussent à affiner ses compétences, à tester de nouvelles stratégies et à chasser les scores élevés pour grimper dans les classements. Si vous êtes du genre à vouloir maîtriser chaque niveau et optimiser vos runs, vous en aurez pour votre argent. Pour les moins patients d’entre nous, le mode histoire reste une entrée en matière accessible, mais c’est dans la rejouabilité que le jeu trouve son véritable intérêt.

Exo-Calibre


SupportsPC, PS4, PS5, Xbox One, XBox Series, Switch
GenreShoot’m Up
Date de sortie25 juin 2025
Éditeureastasiasoft
DéveloppeurVampixel Games
MultiNon


  • Une direction artistique pixel art qui respire l’amour du rétro, avec des animations fluides et des couleurs éclatantes.
  • Un gameplay équilibré, accessible en mode histoire mais corsé en arcade pour satisfaire les puristes.
  • Des pilotes variées avec des styles de jeu distincts, enrichis par une mécanique de mêlée qui dynamise les affrontements.
  • Un système de scoring et d’améliorations qui pousse à rejouer pour optimiser ses runs.
  • Des boss mémorables, avec des patterns exigeants, mais justes.
  • Quelques bugs mineurs, comme des hitbox capricieuses ou des ennemis qui traversent les décors.
  • Une bande-son efficace mais des effets sonores qui manquent de variété.
  • Pas de mode multijoueur.

Exo-Calibre

Titiks

L’avis de Titiks sur PS5

En bref

Exo-Calibre ne réinvente pas le genre, mais il exécute ses idées avec une précision qui fait mouche. La variété des pilotes, le système d’améliorations et les combats de boss bien pensés m’ont donné envie de revenir encore et encore. Si vous aimez les shoot’em ups, ou si vous cherchez un jeu qui mélange nostalgie et gameplay moderne sans vous noyer sous une difficulté écrasante, ce titre mérite votre attention.

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