J’ai jamais fini un RPG

Ouais, je sais...

Ouais je sais je sais. J’suis pas un vrai. Ce n’est pas faute d’avoir essayé pourtant. Qu’ils soient occidentaux ou japonais, rien n’y fait. Je ne vais jamais au bout de ces jeux. Et pourtant, le genre me plait et m’attire beaucoup. Drôle de paradoxe qu’est le mien donc.

Je me souviens par exemple de la sortie de FFVII, beaucoup de gens de mon collège étaient complètement tombés dedans. Moi non. Pas de Playstation. Je m’amusais sur la super nintendo et je trouvais la 3D et ses gros polygones absolument dégueulasses. Et puis forcément, on me racontait absolument tout, même ce « fameux-gros-spoiler-de-la-mort-tu-vois-de-quoi-je-parle ». Du coup forcément, ça m’attirait pas des masses quoi. Et puis j’avais Duke Nukem 3D aussi vous comprenez ? Il me semble que l’une de mes premières tentatives fut Baldur’s Gate. J’en ai un bon souvenir. Mais je ne me rappelle absolument pas comment et pourquoi j’ai lâché le jeu. Sans doute venais-je d’avoir un joystick et X-Wing vs Tie Fighter, tout a une explication logique en fin de compte.

Et puis est arrivée la PS2 et là je trouvais déjà les jeux beaucoup plus jolis et propres. Du coup Final Fantasy X m’avait fait craquer. Mon premier FF. J’étais vraiment à fond dedans. J’ai vraiment adoré tout ce que j’en ai joué. Et puis le moment où un boss me presque One shot est arrivé… Je me suis accroché, j’ai farmé comme un porc, je l’ai battu, pour voir que derrière je ne pouvais pas sauver et qu’il fallait enchaîner quelques combats, sans presque plus de vie… frustration après plusieurs essais. Abandon. Il me semble bien y être revenu quelques temps plus tard, j’avais dépassé la frustration et surpassé cette scène. Mais j’ai fini par relâcher le jeu un peu plus tard. La magie avait disparu. J’en étais pourtant à plus des trois quarts de l’aventure.

Mon premier Final Fantasy... dont je n'ai jamais vu la fin

Mon premier Final Fantasy… dont je n’ai jamais vu la fin

Il y en aura eu d’autres. Il y a une dizaines d’années je me suis dit: « Tiens, si on se faisait ce FFVII quand même, histoire de voir si c’est vraiment aussi bon que ça ». Je me souviens avoir bien accroché au début. Et en plein milieu comme ça, sans que je me souvienne exactement où : pouf ! Je perds la magie et l’envie de continuer. Idem pour Skyrim, j’ai dû y jouer une vingtaine d’heures avant de laisser tomber et encore une fois, j’étais très attiré par le jeu et son univers mais une fois dedans, et bien je ne sais pas le souffle est retombé petit à petit. Je me suis promis de retourner sur les terres de Borddeciel un jour, mais moddé, histoire de se faire plaisir. De même que je  me suis promis de retourner au lycée d’Inaba. Personna 4 commencé un jour d’été chez mes parents en vacances sur ma vieille PS2, quel beau souvenir. Sauf que la fin de mes congés avait sonné la fin prématurée de mon aventure.

Mais alors qu’est ce qui ne va pas chez moi ? J’ai tendance à penser que les RPG ne sont tout simplement pas faits pour moi et pourtant à chaque fois je suis terriblement attiré par les différents univers, j’accroche aux systèmes de combats mais je fini irrémédiablement par décrocher. Ce sont soit les histoires qui n’avancent pas assez vite, soit les personnages clichés et déjà vu qui me font décrocher à la longue. J’ai souvent du mal à m’identifier aux héros ou m’impliquer dans les histoires qui trainent et qui trainent en longueur. J’ai tenté plusieurs franchises japonaises de renoms: outre FF, un Tales Of dont j’avais particulièrement apprécié le système de combat hyper dynamique, resonance of fate, sans doute l’un des plus originaux auquel j’ai joué avec son approche hyper stratégique des combats, ou encore Chrono Trigger et Valkyria Chronicle dans le domaine du rétro gaming. A chaque fois c’est le coup de foudre et puis, la passion s’évapore comme ça d’un coup, sans prévenir. Je suis attiré vers les chants d’un nouveau jeu, ou par l’appel de la mitraille des champs de bataille de Battlefield 4.

Resonance of Fate: Sans doute celui qui possède mon système de combat préféré

Resonance of Fate: Sans doute celui qui possède mon système de combat préféré

Les jeux de rôles sont-ils trop « longs » pour mon âme dissipée d’enfant ? Il y a sans doute un peu de ça. Mais c’est quelque chose que je n’aime pas vraiment dire. Un jeu peut-il être trop long ? c’est une vaste question qu’on laissera pour une autre fois, mais quand on passe 100h voire beaucoup plus sur un jeu multi, on ne se la pose pas. Je pense que cela vient tout simplement du fait de la passion qui anime le joueur, dans ce cas moi. Le rythme des jeux de rôle ne semble tout simplement pas fait pour moi. Habitué depuis des années à lire comics ou livres, de voir énormément de séries, d’absorber toute cette pop-culture qui depuis des années nous fait tenir par des cliffanger à chaque chapitre-épisodes. On navigue de retournement de situations en trahisons en mort tragique de héros. Je suis peut être devenu beaucoup trop exigent vis-à-vis du scénario des œuvres vidéo ludiques et notamment des jeux de rôle. Peut-être à tort, j’en suis venu à attendre de ces histoires, qu’elles me scotchent à mon fauteuil en me faisant bondir, en criant « nooooooooooooooooon ! »  

Toutefois, je ne renoncerais pas. Il y a encore beaucoup de RPG que j’aimerais faire ou d’autres à venir qui m’attirent énormément : la série des Mass effect, KOTOR (commencé un jour et un bug m’empêchait d’aller plus loin), The Witcher, FFXV et Persona 5 entre autres. Alors vous pouvez déjà prendre les paris. Finirai-je un jour un RPG ? Et si oui lequel ? Ou suis-je tout simplement voué à subir cette malédiction qui m’empêchera de finir ce genre de jeu…   

Commentaires Facebook
Catégories
Hors JeuLe blog des cuisiniers
A lire...
Dernier podcast:

Dans le même genre