#IDLM : GTA; ça craint !

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#IDLM, c’est le coup de gueule du lundi, parce que le lundi, rien ne va, qu’on aime personne, qu’on est de mauvaise foi et qu’on a envie de s’en prendre à tout le monde !

Bref, vivement mardi !

GTA c’est nul.

On va pas tourner autour du pot, point.

Bien entendu j’ai acheté GTA IV et V comme tout le monde, avec cependant les pieds de plombs en me disant que même si ça ne me tentait pas de premier abord, ça ne pouvait pas être si nul si la planète entière en était férue. Après tout, ce n’est que grâce au Playstation Plus que j’ai pu poser les mains sur l’excellent Spec Ops : The Line, que je n’aurais même pas regardé sinon.

Je donne la chance aux jeux, et peu arrivent à me déplaire au final.

Ouais, je suis très bon public et je prends du plaisir dans à peu près tous les jeux… sauf les simulations sportives. Je pars du principe que les développeurs ont sués sang et eau pour me proposer un jeu et qu’il serait mal venu de leur cracher à la figure pour des bugs ou une résolution un peu moins bonne. Détails que tout cela.

GTA résumé en une image.

GTA résumé en une image.

Et pourtant. Après deux dizaines d’heures passées à Liberty City, j’ai raccroché, offrant même le jeu gratuitement lors de la revente de ma console (au grand bonheur de mon acheteur qui ne s’y attendait pas).

Vas te faire *biiiip* la *biiiiip* de ta mère qui *biiiip* des *biiiip* en se *biiiiip* le *biiiip*, mec !

Alors la vulgarité dans la bouche de De Niro ou d’Al Pacino dans leurs meilleurs rôles de truands pour souligner le décalage entre leur apparence soignée et la violence de leur verbe, ça envoie du lourd. Mais nous parlons ici de deux monstres du cinéma charismatiques. Quand ça sort de la bouche de petites frappes des ghettos toutes les 45 secondes et que pas une seule ligne de dialogue n’est exempte d’insultes, phagocytant les trois quarts des conversations, ça agace rapidement toute personne ayant dépassé le stade anal.

Ouais mais tu comprends pas c’est comme ça que les truands parlent dans les villes, c’est trop vrai. Sans doute, et je ne fais pas ma vierge effarouchée, je ne suis pas choqué par les insultes, juste par leur fréquence et leur inutilité. A part maintenir le média dans une immaturité digne des cours de récréation où on se la joue gangsta, cousin, s’trop bien, ce flot ininterrompu d’insultes inutiles me donne juste envie de couper le son.

Si tu n’as rien à raconter d’intéressant, boucle la, GTA.

Liberté, aaaah Liberté mais tu me gonfle, Liberté !

Une ville entière comme terrain de jeu c’est très excitant ! On peu faire ce qu’on veut, aller où on veut, tuer ou voler n’importe quelle voiture à tout moment, se lancer dans des courses poursuites avec la police mais au final, toute cette liberté n’est qu’une featurette inutile destinée à nous perdre encore plus et à justifier de très très longs déplacements en voiture d’un coin à l’autre dune ville immense, passant plusieurs minutes à conduire sans aucun plaisir un véhicule lourd qui sera pris en chasse dés le premier accident, retardant encore plus l’accès au contenu intéressant que l’on visait.

Super ma caisse ! Une vraie épave au bout de 5 minutes !

Super ma caisse ! Une vraie épave au bout de 5 minutes !

Je ne veux pas une simulation de conduite, je veux simplement atteindre mon objectif sans perdre 10 minutes dans des temps de chargement camouflés. Quand je relance GTA, je ne sais tout bonnement pas quoi faire : m’acheter des fringues ou changer de coiffure ? Ça ne sert à rien et n’apporte rien. Voler une super caisse pour la stocker dans mon garage ? Elle sera démolie à un moment ou un autre lors dune poursuite. Acheter des armes dignes d’un commando ? On a vite fait de trouver une ou deux armes sur lesquelles on tourne exclusivement sans s’encombrer d’un inventaire qui ne servira jamais. Que reste-t-il ? Des missions annexes FedEx ou Casse-lui la gueule stp qui se ressemblent toutes et la récompense d’un plus bel appartement qui n’est qu’un point de sauvegarde comme un autre.

Si tu me promet la liberté, GTA, ne me ment pas.

Il était une fois un héros

Si javais en plus envie de suivre les pérégrinations d’un anti-héros qui fait des choses répréhensibles pour sen sortir sans pour autant être mauvais mais ne possédant pas non plus de morale, j’irais simplement me balader en ville observer le quotidien de tout le monde. Aucun choix n’est donné, aucune possibilité de me rebeller contre des ordres que je ne veux pas suivre, dans un jeu qui prône la liberté à outrance, on est coincé dans une identité qui na rien de valorisante pour un joueur.

Des mecs, des vrais, à qui on aspire tous à ressembler !

Des mecs, des vrais, à qui on aspire tous à ressembler !

Et je ne parle pas de morale, j’ai été le premier à baffer des poussins dans Dungeon Keeper sans vergogne, et jouer le bad guy est toujours plaisant si il est intéressant, avec des motivations propres et une identité définie. Pas cette loque de Nico Bellic. Jouer un looser qui na comme choix que de violer des prostituées, voler des voitures, tuer des gens et jouer les gros bras pour les maffiosi du coin tout aussi minables ne me donne jamais l’envie de lancer le jeu pour éprouver du plaisir et de la détente après une journée de travail. Mais par contre, ça fait bien fantasmer les ados qui transgressent ici tous les interdits moraux sans aucune conséquences. Mais qu’est ce que cela apporte à un public sorti de l’école ? GTA 5 offre par contre un peu d’air à ce niveau avec ses trois personnages, toujours engoncés dans des stéréotypes pauvres et énervants sans aucune nuance, mais au moins, on ne nous impose plus un unique protagoniste sous Xanax.

Pour en revenir au premier point, si en plus tu ne me racontes rien d’intéressant, GTA, ne me fais pas perdre mon temps.

#StillBetterThanGTA

Et dans le même genre, on nous propose tellement mieux que GTA ! Peut-être moins gargantuesque, avec d’autres faiblesses, moins beau graphiquement certes, mais tellement plus prenant !

Quand Square-Enix a sorti Sleeping Dogs, on y a vu une tentative pour la série True Crime de revenir et de sortir de l’ombre de GTA. Quelle belle tentative ! Avec son ambiance hongkongaise très bien rendue, le dépaysement, les courses-poursuites à pied dynamiques, les combats à mains nues, les poursuites mises en scènes avec la possibilité de sauter de véhicules en véhicules à pleine vitesse, une histoire sombre et toute en nuance sur les notions d’amitié, de respect, de famille et de loyauté Sleeping Dogs ma scotché à la manette de longues heures que je n’ai pas vu défiler. Pourtant il possède les mêmes défauts que GTA (vol de voiture, distance ennuyeuses, insultes) mais le tout est justifié et enrobé dans une trame certes classique mais très bien narrée.

Moins récent, l’excellent Mafia II, retranscrivant les années folles, dans la peau d’un immigré italien cherchant à refaire sa vie en 1945, magouillant pour se faire démobiliser grâce aux contacts peu fréquentables de son meilleur ami loyauté, trahison, intérêts familiaux, dans une ville d’Empire City toute aussi ouverte, mais ne perdant jamais le joueur dans des dédales grotesques, où tous les trajets sont propices à l’approfondissement de relations avec les passagers. Bien entendu, les insultes sont aussi présentes, mais dans une moindre mesure et contrebalancé par la classe indéniable de la plupart des protagonistes.

Pour rester chez Rockstar, Red Dead Redemption est également un excellent exemple. Cru, proposant de magnifiques virées à cheval dans l’ouest sauvage, avec une ambiance western très travaillée, des personnages inoubliables et ce petit côté spaghetti qui fait mouche, RDR ne ma pas plu pour les qualités de son protagoniste principal, mais pour l’originalité de son univers, la reprise des codes parfaitement maîtrisés que nous avons intégré à notre culture notamment cinématographique et a sensation de chevaucher dans des décors sauvages, où la moindre femme en détresse dans un coin perdu peut cacher une embuscade. Et en plus, on peut même se farcir une invasion de zombies dans le DLC le plus jouissif du genre.

Enfin, on part dans le n’importe quoi stellaire avec Saint Row The Third ou IV qui semble lui-même être une parodie de GTA tant il propose une liberté à outrance, des costumes aux pouvoirs dans une ville immense, multipliant les scènes WTF pour mériter son statut de véritable « bac à sable » où tout, et surtout le plus fou, est permis.

Alors non, GTA ne ma strictement jamais intéressé au-delà du désir de comprendre ce qui plaisait tant à tous les autres joueurs. Son imagerie outrancière et grossière ne m’amuse pas, ses personnages n’attirent aucune sympathie (je nuancerai un peu avec GTA 5 et son point de vue multiple), le côté tranche de vie sans réel enjeu ne me donne jamais l’envie de lancer le jeu, je m’ennuie profondément à sillonner la très grande ville et le côté regarde on est immoral c’est marrant fonctionne environ une heure, après quoi j’attends autre chose d’un jeu.

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Xavier Henry - Titiks

Joueur trentenaire assumé et 2AM Father confirmé, fan de tout ce qui est capable de lui raconter une bonne histoire, touche à tout invétéré et dévoué à l'univers console depuis la MegaDrive de sa jeunesse, vous me verrez bien plus souvent connecté à la nuit tombée.
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